5 artistes à ne pas rater au Peacock Society 2019

Article publié le 3 juillet 2019

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Texte : Naomi Clément.
03/07/2019

Les 5 et 6 juillet prochains, le festival réinvestit le Parc Floral de Paris avec, comme à son habitude, une programmation des plus alléchantes en matière de musiques électroniques – tout en continuant de s’ouvrir au rap.

Lancé à l’été 2013, le Peacock Society est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands rendez-vous de musiques électroniques d’Europe. Et pour cause : depuis sa création, le festival, qui s’installe chaque été dans le Parc Floral de Paris, n’a cessé de convier les artistes favoris des scènes house et techno, des légendaires Jeff Mills et Richie Hawtin aux noms les plus prometteurs comme de Miley Serious ou Folamour. Après une édition 2018 réussie, marquée par les performances d’Amelie Lens ou Laurent Garnier, le Peacock Society s’apprête à faire son grand retour en ce premier week-end de juillet avec une programmation qui, une fois de plus, mettra en lumière les DJs et producteurs les plus novateurs de la scène électronique actuelle. Voici ceux que nous ne raterons pas.

Honey Dijon

Nous vous la présentions en 2017, à l’occasion du défilé événement Louis Vuitton x Supreme dont elle signait la bande-son. Ancienne danseuse devenue DJ, l’icône trans Honey Dijon revenait alors sur ses débuts dans la musique. « Je suis née à un moment où un mouvement culturel que l’on connaît aujourd’hui sous le nom de House était en ébullition. J’ai commencé à sortir en club, j’ai d’abord été danseuse, puis DJ. Je me suis mise à collectionner les vinyles afin de pouvoir toujours disposer de ma musique », racontait-elle à Antidote.

Et d’ajouter : « Quand j’ai quitté Chicago pour m’installer à New York, j’y ai trouvé la musique vraiment divisée. À Chicago, ce n’était pas le cas. Peu importait quel genre de musique vous jouiez, que ce soit du disco, de la soul, de la techno, de l’électro ou de la pop, tant que le set fonctionnait. » Depuis, grâce à ses sets éclectiques, flirtant aussi bien avec le garage que la house, la soul, la techno ou la disco, Honey Dijon a joué sur les plus grandes scènes du monde.

Honey Dijon se produira sur la scène « Warehouse » du festival Peacock Society le vendredi 5 juillet à 2 heures.

Octavian

Doit-on encore le présenter ? Octavian, 23 ans au compteur, est le nouvel espoir de la scène rap UK. C’est en tout cas ce que considère Drake, l’un des premiers à l’avoir repéré, suite à la sortie de son single « Party Here » fin 2017. C’est que ce rappeur londonien natif de Lille est à l’origine d’une hybride et surprenante musique, à la croisée des genres entre grime mais aussi house, dancehall et R’n’B.

Depuis la sortie de sa très bonne mixtape Spaceman le 10 septembre 2018 (le projet qui a « changé [sa] vie », confiera-t-il sur Instagram), Octavian a enchaîné les succès : lauréat du BBC Music’s Sound of 2019 en début d’année, il a ensuite affolé la Toile avec le clip de son single « Bet » en featuring avec Skepta, avant d’annoncer qu’il assurerait la première partie d’un concert d’A$AP Rocky. La parution de sa nouvelle mixtape Endorphins le 19 juin dernier n’a fait que confirmer son avenir prometteur.

Octavian se produira sur la scène « Club » du festival Peacock Society le samedi 6 juillet à 1 heure du matin.

Yaeji

On la découvrait au printemps 2017 avec son remix du « Passionfruit » de Drake, une version aérienne dévoilée au cours d’une Boiler Room enflammée. Depuis, beaucoup de choses se sont passées pour Yaeji. En moins de deux ans, cette DJ, productrice et chanteuse new-yorkaise d’origine coréenne est parvenue à s’imposer comme l’un des noms les plus prometteurs de la scène électronique, et ce grâce à une musique atmosphérique et planante, entre house, hip-hop et bedroom pop.

Avec ses deux premiers EPs (Yaeji et EP2) et le clip « Drink I’m Sippin On » (visionné plus d’un million de fois en moins d’un mois), la New-Yorkaise de 26 ans a donné vie à un monde onirique et à part, un espace flottant dans l’atmosphère au sein duquel elle se livre à de profondes introspections, s’interrogeant tour à tour sur son identité et sa double culture (elle interprète d’ailleurs ses morceaux en anglais et en coréen). Encensée par les médias et prisée par des de festivals référence comme Coachella ou Primavera Sound Barcelona, elle investira la scène du Peacock Society ce samedi 6 juillet.

Yaeji se produira sur la scène « Squarehouse » du festival Peacock Society le samedi 6 juillet à 2 heures du matin.

Jardin

Nous vous présentions déjà Jardin il y a quelques mois, à l’occasion de la sortie de son troisième album Épée. Ancien rappeur, ce DJ et producteur français nous avait séduits par l’énergie viscérale de sa musique mêlant gabber, électro-punk-rock et techno, et par son désir d’expérimentation incessante. Une « volonté de tout mélanger » et de se « challenger », qui l’a mené à la production d’une œuvre artistique mouvante, comme en atteste son dernier EP One World One Shit, qui renoue avec son amour pour le rap.

« Quand on m’a invité à mixer les premières fois, j’ai pris le micro parce que sinon je m’ennuyais, et j’avais aussi besoin d’être dans quelque chose d’incarné : l’envie de dire et d’employer des mots a toujours été là », nous confiait-il. « La vie c’est le mouvement, et je ne vois pas pourquoi la production artistique devrait échapper à ça, ou pourquoi on devrait rester dans certaines cases ou dans un style. »

Jardin se produira sur la scène « Club » du festival Peacock Society le vendredi 5 juillet à 23h30.

Crystallmess

On la décrit comme une véritable « machine à créer ». Tout à la fois DJ, productrice et plasticienne, résidente chez NTS, curatrice et présentatrice pour Boiler Room ou le Novamix, Crystallmess semble inarrêtable. Ses sets entre dancehall, ambient et afro-trance, qu’elle n’hésite pas à ranger derrière l’appellation de « hood futurism », ont fait le tour de l’Europe. Et son premier EP Mere Noises, paru l’an dernier, s’est invité sur les platines de noms tels que Bill Kouligas, Bonaventure ou Kode9.

Après avoir partagé l’affiche avec Yves Tumor, Nkisi ou encore Jlin, joué dans des lieux allant de la Tate Gallery à la Concrete, Christelle Oyiri (de son vrai nom) est actuellement au cœur d’une tournée estivale qui la mènera sur les scènes du Poekhali! festival de Bergen (Norvège), de l’Atlas Electronic de Marrakech (Maroc) et, ce week-end donc, sur la scène du très attendu Peacock Society.

Crystallmess se produira sur la scène « Terrasse » du festival Peacock Society le vendredi 5 juillet à 23h30.

Plus d’informations sur le site du festival.

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