Nabilla Vergara : « Je ne pensais pas que j’allais réussir »

Article publié le 1 décembre 2021

Texte : Lina Rhrissi. Photos : Yann Weber. Styliste : Damese Savidan. Coiffure : Sébastien Bascle. Make up : Louisa Trapier. Manucure : Marieke Bouliette. Set designer : Raphaël Singler. Producteur : Guillaume Folliero de Luna. Assistantes styliste : Fiona Omnes et  Laëtitia Kagoyire. Assistante set design : Amandine Richard. Assistant de production : Nicolas Ferrand.

 

Alors qu’Amazon Prime Video vient de sortir « Nabilla : sans filtre », le premier docu-réalité dédié à l’ex-candidate de téléréalité, celle-ci se livre sur son business, sa vie de famille à Dubaï et les épreuves qu’elle a dû traverser. Longtemps méprisée par l’intelligentsia parisienne, Nabilla Vergara est désormais détentrice d’un petit empire reposant sur ses près de 7 millions de followers sur Instagram et sa marque de cosmétique. Devenue l’une des plus puissantes influenceuses françaises, elle est parvenue à faire de ses rêves une réalité.

Elle est comme à la maison, assise les jambes repliées, les pieds nus parfaitement manucurés, dans un canapé de l’hôtel Royal Monceau, à deux pas de l’Arc de Triomphe. Quand Nabilla Vergara nous reçoit dans le cadre de la promotion de son documentaire Nabilla : sans filtre, un « docu-réalité » en sept épisodes diffusé sur Amazon Prime Video depuis le 26 novembre, son rire doux et enfantin rythme tout l’entretien. Pourtant, à 29 ans, la grande brune élancée n’a plus rien d’une gamine. Influenceuse parmi les plus suivies de France, son compte Instagram compte 6,9 millions d’abonné·e·s et sa marque de cosmétique, Nabilla Beauty, emploie une trentaine de personnes. Avec son mari Thomas Vergara et son fils d’un an et demi, Milann, elle habite une luxueuse propriété à Dubaï, aux Émirats arabes unis, notamment pour échapper aux inconvénients liés à sa notoriété dans l’Hexagone.
Tout a commencé en 2013, avec sa participation aux « Anges de la téléréalité », diffusé sur NRJ 12. La Franco-suisse a 21 ans, n’a ni son brevet ni son bac, entretient des relations compliquées avec ses parents et rêve de célébrité. Poitrine siliconée, fesses rebondies, tenues exubérantes et franc-parler assumé, son passage est remarqué. Elle est invitée partout et moquée par tous·tes, considérée comme idiote et vulgaire. Sur le plateau de « On n’est pas couché », l’écrivain Jean-Paul Enthoven va jusqu’à asséner qu’elle est « une des figures du néant ». Reste qu’elle trace son chemin malgré les critiques, défile pour Jean Paul Gaultier et devient chroniqueuse dans l’émission « Touche Pas à Mon Poste » de C8… Jusqu’à la descente aux enfers, en novembre 2014. Après une violente dispute, elle blesse grièvement son compagnon avec un couteau et se retrouve incarcérée un mois et demi. Du pain béni pour la presse people.

Photo de droite : Trench, Mugler. Lunettes, Tom Ford.
Des années plus tard, grâce aux réseaux sociaux, Nabilla tient sa revanche. Le docu-réalité qui lui est consacré s’achève sur son mariage avec Thomas Vergara (qu’elle avait rencontré sur le plateau des « Anges »), au Château de Chantilly, ancienne résidence du Grand Condé, cousin de Louis XIV, où on la voit descendre d’une calèche dans une robe dessinée par Jean Paul Gaultier – encore lui. La scène est grandiose. Mais quand on la rencontre, elle ne l’a même pas vue. La veille, on lui a bien proposé de voir les images en exclusivité, mais la jeune maman a préféré passer la journée en famille, à Disneyland Paris. Une tribu qu’elle compte bien agrandir prochainement. Côté affaires, elle a des rêves d’international. Ses rouges et ses poudres vont bientôt être vendus au prestigieux Dubai Mall et elle vise les États-Unis.
ANTIDOTE : Pourquoi était-ce important pour toi que le docu-réalité Nabilla : Sans Filtre, qui est centré sur ta vie, soit tourné ?
NABILLA VERGARA :
Les gens ont l’habitude de s’arrêter à Snapchat et se disent « bon bah voilà, on sait tout », alors que ça ne représente que 10% de notre vie. Thomas et moi avions envie d’enlever ce filtre et d’ouvrir les portes de notre business, de notre quotidien et de notre vie de famille, sans l’aspect lisse des réseaux sociaux. On a fait confiance à 100% à Amazon Prime Video et, de leur côté, ils se sont vraiment adaptés à nous. C’est aussi le bon moment parce que ça va bientôt faire dix ans qu’on est « connu·e·s ». C’est donc assez symbolique.
Tu es la première star de la téléréalité française à être devenue une influenceuse. Quand et comment as-tu compris que tu pourrais monétiser ton image ?
Tout de suite. Quand je suis sortie des « Anges », en 2013, il y avait des T-shirts et des mugs « Allô Nabilla ». La presse m’appelait pour me proposer des interviews pour des sommes astronomiques. Les médias rédigeaient plein de titres qui étaient pour la plupart faux. Je me disais : « Pourquoi ils font ça ? Ils ne m’aiment pas ? » On m’a ensuite expliqué que ça faisait vendre plus de magazines, qu’ils inventaient des trucs pour que les gens achètent. J’ai aussi compris qu’en ligne, il y avait tout un système pour attirer les clics et qu’ils mettaient des titres dignes de véritables films pour que ce soit accrocheur. Je me suis alors dit que je pourrais très bien monétiser mon image moi-même, en le faisant mieux. En parallèle, tout a changé quand Instagram a décollé, en 2015, et que j’ai eu ma propre plateforme. Avant, j’étais juste le produit. Aujourd’hui, ma force, c’est que les marques viennent me voir pour mon nombre de vues, mon taux d’engagement, ma communauté. Ce sont les réseaux sociaux qui nous ont permis d’être indépendant·e·s.

Photos : Manteau, Antidote Studio. Collier, Lorette Colé Duprat pour Mugler.
Tu as arrêté l’école tôt, tu n’as pas eu une vie toujours facile et on voit dans le docu-réalité que tu as désormais assez d’aisance financière pour voyager en jet et même aider ta famille économiquement, dont ton père, ta mère, mais aussi tes nièces et neveux. Pourquoi est-ce important pour toi de tous les soutenir ?
Quand il y en a un·e qui réussi dans une famille, le partage, c’est important. Je le fais de bon cœur. L’argent offre une forme de liberté, mais on ne va pas mourir avec. Je m’occupe de la retraite de ma grand-mère, qui m’a élevée. Elle a 86 ans, elle est très fatiguée, elle mérite cela et même bien plus encore. J’ai aidé beaucoup de membres de ma famille. Mais il faut faire attention, il ne faut pas qu’ils·elles dépendent de moi. J’essaie de faire quelque chose de juste. Ceux·celles qui ont deux bras et deux jambes peuvent aussi travailler, je n’ai pas envie de leur donner des facilités. Il faut qu’ils·elles continuent de se battre.
Ton histoire est une véritable success story. Quel regard portes-tu sur ton parcours d’entrepreneuse ? Et qu’est-ce que t’évoque aujourd’hui ta « vie d’avant », radicalement différente de celle d’aujourd’hui ?
C’est comme si un rêve s’était réalisé il y a 10 ans. Je n’aimais pas l’école, je ne savais pas du tout ce que je voulais faire. Ce que j’aimais, c’était le spectacle, créer des choses, entreprendre… Je pense qu’au fond, j’ai toujours voulu être ma propre patronne. Et ma vie d’avant était bien mais « une vie dans la gloire en vaut deux » [punchline issue du titre « Solides » du rappeur SCH, NDLR].

« Mon prénom, quand tu l’entends, tu sais d’où je viens : il est musulman, ça fait partie de moi et c’est une fierté. »

Pourquoi ?
C’est incomparable. Tu vis plus de choses, plus rapidement. Et puis, tu savoures. T’es dans de beaux endroits, les gens t’apprécient et te respectent. Mais ça ne convient pas à tout le monde. Certaines de mes copines me disent qu’elles ne pourraient pas. Moi, c’est l’inverse. Si je n’avais pas eu tout ça, je me serais sentie triste, parce que c’est ce que je voulais.
On peut dire que tu es le symbole du tournant pris par la téléréalité. Fini la naïveté de l’époque de Loana, les candidat·e·s sont désormais des professionnel·le·s qui maîtrisent les codes de la célébrité, savent comment passer à l’écran et jouer avec leur image. Qu’est-ce que tu penses de cette évolution ?
C’est dingue à quel point ça s’est professionnalisé. Je n’ai qu’une explication : les réseaux sociaux. Loana, les propositions qu’elle avait après « Loft Story », c’était quoi ? Faire un single, faire des plateaux télé… T’imagines tout ce qu’on a maintenant ? Des collaborations avec des milliers de marques. Si Loana avait eu les réseaux sociaux quand elle a explosé, peut-être qu’elle aurait pu s’en sortir.

Photo de gauche : Veste, top et cycliste, Mugler. Boots, Paris Texas. Photo de droite : Robe, Jean Paul Gaultier. Bijoux, Colombe d’Humières.
Est-ce que tu regardes les émissions de télé-réalité actuelles ? Ou c’est une page de ta vie que tu as complètement tournée, et ce type de programmes ne t’intéresse plus ?
C’est un peu moins mon truc aujourd’hui. Mais quand je tombe sur des extraits sur Insta, ça me fait toujours rire. Et puis j’ai deux ou trois ami·e·s dedans, comme Maeva Ghennam [qu’on retrouvait notamment dans « Les Marseillais : Australia », NDLR]. Elle me fait penser à moi il y a dix ans. Elle a ce côté fou-fou, avec un peu plus de fesses, mais je me reconnais un peu. J’adore la regarder. C’est un personnage, quoi.
Lorsque tu as commencé à être célèbre, as-tu eu le sentiment de devoir faire face à un lynchage médiatique, notamment nourri par le mépris de classe ?
Oui, totalement. Genre : « D’où est-ce qu’elle vient la bimbo ? » Je répondais à tous les critères pour être candidate de l’émission, ça ne me dérangeait pas, au contraire, je jouais mon rôle à fond. Et il y avait tous ces gens de 15 ou 20 ans de plus que moi qui me regardaient avec un air supérieur. Aujourd’hui, ils·elles ne sont même plus à la télé et je suis cheffe d’entreprise. C’est le karma !
Parmi les épreuves que tu as traversées, il y a aussi eu le mois et demi que tu as passé incarcérée dans la maison d’arrêt de Versailles, en 2014. Tu racontes que ça t’a particulièrement marquée. Qu’est-ce que ça a changé en toi ?
L’acharnement médiatique, c’est une chose. Le milieu carcéral, c’en est une autre. Quand tu es enfermée dans 4 mètres carrés, tu réfléchis, tu te remets en question, tu refais ton parcours et tu te demandes ce qui a pu arriver pour que tu passes d’un plateau télé à une cellule avec des barreaux, en étant désignée par un numéro d’écrou. J’ai mis des jours à réaliser où j’étais. Au début, je ne faisais que dormir pour éviter d’assumer la réalité. Et puis, j’ai rencontré des gens comme Bernadette, 60 ans, dont 25 ans à tourner en rond dans la cour de promenade. Quand je suis sortie, c’était comme au Monopoly, retour à la case départ. Je n’avais plus de temps à perdre. J’en ai quand même pas mal bavé et quand je me dis que maintenant j’ai une famille, un business, de l’argent… Franchement, je ne pensais pas que j’allais réussir.
En regardant les épisodes de Nabilla : sans filtre, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Kim Kardashian, qui a débuté de façon sulfureuse et est aujourd’hui une business woman accomplie, mais aussi à sa sœur Kylie, qui a fondé un empire avec sa marque de maquillage. D’ailleurs, ton amie d’enfance Jessica t’appelle la « Kardashian française »… Les Kardashian, c’est une inspiration pour toi ?
Quand j’étais dans « Les Anges » et qu’on a rencontré Kim Kardashian, personne ne la connaissait vraiment. Moi, c’était déjà mon idole. Son modèle de réussite est dingue. Elle est partie d’une sextape pour arriver à un milliard de dollars. Mais on est très différentes. Par exemple, j’ai fait une émission en famille, mais ça ne m’a pas vraiment plu. Mes proches avaient peur, n’étaient pas à l’aise, me demandaient des conseils toutes les deux secondes.

Photos : T-shirt, Antidote Studio. Jean, Levi’s.
On te voit aux côtés du designer Jean Paul Gaultier, pour qui tu as défilé, dans le docu-réalité. Qu’un designer de cette stature tienne à collaborer avec toi, qu’est-ce que ça représente à tes yeux ?
J’ai toujours du mal à réaliser. Quand on m’a dit qu’il voulait me rencontrer en 2013, c’était une période où j’étais à la fois adulée et détestée. Le fait qu’une personne comme lui prenne parti et dise : « Moi, je fais partie du clan qui l’adore », c’était hyper valorisant. Ça m’a beaucoup aidée parce que durant cette période je me disais que je n’avais finalement pas ma place. Le fait que des personnalités fortes et installées depuis longtemps prennent position pour vous, ça vous protège et ça ferme le clapet de pas mal de gens.
En parlant de mode, tu as changé de style depuis 2013. Comment as-tu opéré ton rebranding ? Est-ce que tu t’es entourée de stylistes, d’une équipe dédiée à ton image, qui t’a accompagnée au cours de ce processus ?
Oui, heureusement pour moi [Rires] ! Aujourd’hui, mon style est le fruit d’un mélange entre mes équipes et moi. Elles me font des propositions et je leur envoie les choses que j’aime aussi. Et l’arrivée d’Instagram m’a beaucoup aidée. Je fais partie d’une génération qui n’avait pas les réseaux sociaux à 18 ans. On ne savait pas trop comment s’habiller, on feuilletait les magazines, mais les pièces étaient chères. On n’avait pas vraiment de modèles. Mes références, c’était qui ? Kim Kardashian ? Une robe Balmain à 15 000 euros, c’était mort ! Maintenant, tu as des comptes Insta, des sites avec des petites pièces abordables, plein d’influenceur·se·s pour t’inspirer… Tu peux te faire des super looks. Les jeunes d’aujourd’hui ont du style, ça n’a plus rien à voir.

« Quand tu es enfermée dans 4 mètres carrés, tu réfléchis, tu te remets en question, tu refais ton parcours et tu te demandes ce qui a pu arriver pour que tu passes d’un plateau télé à une cellule avec des barreaux, en étant désignée par un numéro d’écrou. J’ai mis des jours à réaliser où j’étais. Au début, je ne faisais que dormir pour éviter d’assumer la réalité. »

Qui sont tes designers et marques fétiches actuellement ?
J’aime beaucoup Jacquemus, Bottega Veneta, Balenciaga, Alex Perry… J’aime associer les vêtements près du corps et sexy avec des pièces de ces marques aux coupes androgynes et oversized. Et j’aime aussi les marques sportswear, comme Nike et Adidas.
Tu es métisse, fille d’un père algérien et d’une mère française. Qu’est-ce que cette filiation représente pour toi ?
Être issue de deux cultures m’a rendue libre, je pouvais jouer sur les deux tableaux. Mon prénom, quand tu l’entends, tu sais d’où je viens : il est musulman, ça fait partie de moi et c’est une fierté.

Photos : Top, Diesel. Pantalon et sandales, Blumarine.
Tu expliques aussi que désormais tu ne bois pas ou que très peu d’alcool, et que tu as un mode de vie très sain. Depuis quand, comment et pourquoi as-tu pris cette décision ?
Je suis connue dans ce milieu pour être quelqu’un d’anti-drogue et anti-alcool. J’aime la beauté et je suis une fille de la journée. Je me réveille tôt. Quand il m’arrive de faire la fête et que je dors jusqu’à 15h, je ne me sens pas bien. La vie passe vite, tu ne peux pas la vivre la nuit. C’est sympa de sortir un peu, mais c’est le matin que tu as des rendez-vous et des réunions, que tu saisis des opportunités et concrétises des projets. J’aime être maître de moi-même, me contrôler. Je n’ai pas encore 30 ans, j’ai le temps de faire la fête.
Tu feras la fête à 60 ans ?
[Rires] Ouais, je serai là avec ma canne : « Ça y est, je peux me fonceder ! »
En filigrane, Nabilla : sans filtre, c’est aussi l’histoire d’une blessure, celle causée par l’absence de ton père après le divorce de tes parents à tes 13 ans, puis son rejet quand tu as fait de la télé-réalité. Ça n’a pas été trop difficile pour lui d’apparaître à l’écran, dans ce docu-réalité ?
Au début, il avait peur, et puis je lui ai dit : « Écoute papa, ça fait dix ans, fais-moi confiance. » Finalement, quand je suis arrivée avec les caméras, il a fini par carrément les oublier. Les gens vont enfin mettre un visage sur ce fameux père de l’ombre. C’est aussi une revanche en un sens. Maintenant, il comprend ce que je fais et il est très fier de moi. Mais il confirme aussi que la lumière, ce n’est pas son truc.
Nabilla : sans filtre constitue par ailleurs une ode à l’amour, celui que tu vis avec Thomas avec qui tu travailles, et avec qui tu élèves votre fils Milann. Il y a un moment très beau lors duquel tu dis qu’: « il sait se mettre en retrait pour [te] faire briller », à l’encontre de l’image de l’homme dominant dans un couple. Tu considères qu’il a contribué à ton succès ?
Oui, c’est aussi grâce à lui que j’ai réussi. Pour un homme, c’est rare de se mettre en retrait, de ne pas être jaloux, de ne pas faire de crises ou de ne pas m’empêcher de faire ce que j’aime, comme le font certains quand ils se sentent rabaissés. Thomas est toujours derrière moi, à me dire : « Vas-y, je t’attends, je gère ça pour toi, j’ai une idée pour toi, tu devrais faire ça, je vais en parler là, toi vas là-bas…» J’ai trop de chance.

Photo de gauche : Manteau, Antidote Studio. Boots, Paris Texas. Collier, Lorette Colé Duprat pour Mugler. Photo de droite : Top, Blumarine, Lunettes, Bottega Veneta.
Depuis un an et demi, tu es mère. C’est un sujet très important dans la série. Tu dis souvent que tu doutes concernant la manière dont tu dois élever ton fils. Qu’est ce qui te fait le plus peur ?
J’espère que j’arriverai à lui donner les réponses plus tard. Est-ce que je réussirai à faire de lui un gentleman, un homme bien ? Mon but, c’est que mon fils respecte les femmes, qu’il comprenne qu’une femme c’est l’égal d’un homme. Je pense qu’il le voit à la maison : papa et maman, c’est pareil. C’est même maman qui fait un peu plus peur !
La série documentaire Nabilla : sans filtre est disponible sur Amazon Prime Video

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