« Givenchy Atelier » : quand la Haute Couture devient prêt-à-porter

Article publié le 16 octobre 2019

Share :

Photo : Givenchy Atelier.
16/10/2019

Sous l’impulsion de Clare Waight Keller, la maison française vient de lancer une collection en édition limitée qui transpose l’excellence des savoir-faire de ses ateliers sur des pièces de prêt-à-porter intemporelles et parfaitement coupées.

Alors que la Haute Couture connaît un regain d’intérêt et infuse les différentes collections de prêt-à-porter, comme pour contrecarrer l’allure streetwear qui s’est généralisée ces dernières années, la maison Givenchy continue de brouiller les pistes en dévoilant cet automne une nouvelle collection capsule baptisée « Givenchy Atelier » qui – comme son nom le laisse entendre – célèbre l’excellence des ateliers au travers d’une série de pièces pensées pour être adoptées au quotidien comme des vêtements de prêt-à-porter. « Fondée sur les codes de haute couture de la maison » créée par Hubert de Givenchy en 1952, cette collection capsule mixte et disponible dès à présent dans une sélection de boutiques Givenchy rend « hommage aux savoir-faire des petites-mains », peut-on lire dans le communiqué de presse.

Photo : Givenchy Atelier.

D’une élégance épurée, elle se compose de pièces sobres aux lignes nettes et aux coupes précises comme un chemisier à manches bouffantes et plissées ou encore un pantalon de costume en laine évasé au tombé parfait. Dominée par le noir et le blanc, pour mettre l’accent sur son caractère intemporel, la capsule « Givenchy Atelier » fait la part belle aux tissus luxueux tels que la dentelle, la guipure ou encore le satin et se compose à la fois de tenues de jour et de soirée. Avant tout conçues pour durer, les pièces célèbrent l’héritage et l’ADN de Givenchy en s’appuyant notamment sur le concept des « séparables » inventé par le fondateur de la maison du 3 avenue George V, tout en intégrant les codes esthétiques établis depuis 2017 par Clare Waight Keller, l’actuelle directrice artistique.

La création de cette nouvelle ligne à mi-chemin entre Haute Couture et prêt-à-porter rappelle d’ailleurs que c’est cette dernière qui a redonné vie à la Haute Couture chez Givenchy, une activité que son prédécesseur Riccardo Tisci avait mise en veille au début des années 2010. Du designer italien, la britannique garde cependant quelques éléments puisés dans le vestiaire sportswear. Ainsi, les nœuds XXL récurrents sur les robes de bal des collections de Haute Couture migrent cette fois-ci sur des sacs à dos tandis que les escarpins côtoient des sneakers montantes façon basketteurs. Une fusion entre une allure sophistiquée et décontractée que l’on retrouve également sur une série de T-shirts et de sweat-shirts à capuche brodés ou flanqués d’un motif étiquette sur lequel le nom de la maison et l’adresse historique de ses ateliers apparaissent soulignés d’un trait rouge, en clin d’œil à la façon dont Hubert de Givenchy signait ses propres dessins. Insuffler de la poésie au prêt-à-porter tout en proposant un luxe silencieux loin de toute ostentation, voilà un pari qui semble ici réussi.

À lire aussi :

Les plus lus

> voir tout

Comment les mythiques Blitz Kids ont réinventé la mode et la musique

En deux petites années, entre 1979 et 1980, du côté du quartier de Covent Garden à Londres, une soirée organisée tous les mardis soir au sein du minuscule Club Blitz a changé la face de Londres, de la mode, de la pop music, lancé la vague baroque et fière des Nouveaux Romantiques, et renvoyé définitivement l’uniforme des punks au rayon vintage. Retour vers le futur.

Neith Nyer reverse tous les bénéfices de sa nouvelle collection en faveur des trans noirs brésiliens

Fondé en 2015 par Francisco Terra, le label Neith Nyer fait son retour en grande pompe avec « Globe of Death ». Une collection inaugurant le projet « Neith Nyer Artisanal », né d’une collaboration entre le designer brésilien et une flopée de créatifs, dont la totalité des bénéfices sera reversée à Casa Chama, une association brésilienne qui lutte pour faire valoir les droits des personnes noires et transgenres.

Les algorithmes peuvent-ils prévoir la mode du futur ?

Avec le basculement vers le tout-digital, la data et les prédictions s’apprêtent à jouer un rôle décisif dans la relance des secteurs de la mode et du luxe. Comme dans chaque crise, les rapports de force évoluent et le recours aux algorithmes, bien qu’encore perçus comme opposés à la création, s’intensifie. D’abord pour rassurer, ensuite pour tenter de prévoir l’avenir.

Série mode : 2 Moncler 1952, Issue d’Antidote : DESIRE

Découvrez les pièces parmi les plus marquantes de l’été 2020 dans cette série mode inédite issue du nouveau numéro d’Antidote photographié par Ferry van der Nat, avec Chanel, Balenciaga, Versace, Lacoste, Ann Demeulemeester, Rombaut. Commandez dès maintenant Antidote : DESIRE sur notre eshop au prix de 15€.

Série mode : les looks de Richard Gallo reconstitués en exclusivité pour Antidote

Publiée dans le numéro printemps-été 2020 d’Antidote, cette fashion story dédiée à Richard Gallo mêle pièces d’archives issues de son vestiaire et looks reconstitués à partir de photographies, arborés par Tyrone Dylan.

Découvrez la sixième série mode de Ferry van der Nat issue d’Antidote : DESIRE

Découvrez les pièces parmi les plus marquantes de l’été 2020 dans cette série mode inédite issue du nouveau numéro d’Antidote photographié par Ferry van der Nat, avec Versace, Balenciaga, Louis Vuitton, Marine Serre, Christian Louboutin, Miu Miu ou encore Andreas Kronthaler for Vivienne Westwood. Commandez dès maintenant Antidote : DESIRE sur notre eshop au prix de 15€.

Fresh NewsMode

lire la suite

> voir tout

Fresh NewsMode

Rencontre avec Juan Alvear, le nail artist favori des popstars