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La vision surréaliste de René Magritte au Centre Pompidou

Article publié le 7 octobre 2016

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Image : La Mémoire, René Magritte

René Magritte n’avait pas fait l’affiche du Centre Pompidou depuis près de 40 ans. Il revient cet automne à Beaubourg qui lui consacre jusqu’au 23 janvier 2017 l’exposition rétrospective « La trahison des images ».

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu une telle file devant l’entrée du Centre Pompidou. Tous s’étaient donné rendez-vous le 21 septembre pour découvrir le jour de son ouverture la nouvelle exposition consacrée à René Magritte. Et l’affluence était prévisible tant le succès rencontré en 1979 lors de la précédente mise en avant du travail de l’artiste belge à Beaubourg avait été considérable.

L’oeuvre de Magritte est populaire, fait rare à l’heure où l’art moderne apparaît ésotérique aux yeux du grand public qui peine souvent à le comprendre et l’accepter. Mais le vocabulaire de Magritte est – a priori – déchiffrable. Une pomme, un chapeau, une poule, des nuages, une pipe, les éléments qui constituent ses peintures semblent régressifs mais la lecture de ces compositions n’a pourtant rien d’évident.

C’est justement ce qu’explore « La trahison des images ». Didier Ottinger, commissaire de la rétrospective explique : « Ces images semblent parfois faciles ou comiques mais si on les regarde bien, on s’aperçoit qu’elles posent des questions profondes sur la nature de la représentation et même des questions plus philosophiques. Par exemple, la poule, dans un tableau, s’interroge devant un coquetier sur le début et la fin et sur qui engendre qui ».

Un ensemble de questions complexes naît de l’attentive découverte des œuvres surréalistes dont seule une lecture éclairée peut favoriser la compréhension. Drôle et philosophique, l’œuvre de René Magritte trahit sans jamais décevoir.

L’exposition rétrospective « René Magritte : la trahison des images » est à découvrir au Centre Pompidou du 21 septembre 2016 au 23 janvier 2017.

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