Reportage auprès d’une bande d’adolescents australiens vivant au jour le jour

Article publié le 17 mai 2018

Photos : Pani Paul

Le photographe australien Pani Paul est retourné dans la région de son enfance, où il a photographié l’oisiveté estivale d’une bande d’adolescents. ll revient ici sur son reportage, pour lequel il s’est immiscé dans leur intimité.

ANTIDOTE. Cette série photo se concentre sur un groupe de jeunes Australiens passant leur temps rassemblés autour d’une rivière. Comment décririez-vous cet endroit ?
PANI PAUL.
 La rivière se trouve dans un endroit nommé Brunswick Heads, à l’est de l’Australie, où j’ai grandi. C’est une région d’une beauté naturelle incroyable avec des plages, des cascades, et des forêts tropicales.

Comment avez-vous rencontré ces garçons ?
Je les ai tous croisés en chemin vers la plage, où je me dirigeais pour voir s’il était possible de surfer. Je les ai vu sauter du pont et ça m’a rappelé mon adolescence avec mes amis. On avait l’habitude de se rendre au même endroit pour aller nager, c’est pourquoi cette série est devenue très spéciale pour moi. J’ai éprouvé beaucoup de nostalgie en récupérant les tirages du laboratoire photo.

À quoi ressemble leur vie quotidienne ?
Beaucoup sont encore au lycée. Ces photos ont été prises pendant les vacances scolaires. Habituellement, les vacances d’été dans cette partie de l’Australie sont passées à traîner entre amis, à explorer les environs naturels, à boire près de la plage, à sauter par-dessus les murs et à nager dans les piscines des hôtels de luxe.

Leurs coupes de cheveux, leurs canettes de bière, ou encore le short déchiré porté par l’un des garçons leur donne des airs d’outcasts, d’individus marginalisés… Quelle est leur situation sociale ?
Je ne dirais pas qu’ils sont des parias. Ce sont plutôt des adolescents rebelles, originaires de la classe moyenne australienne, qui forment un groupe d’amis restreint et passent tout leur temps ensemble. L’endroit où ils nagent est recouverts de rochers pointus et d’huîtres, il est donc fort possible que le short ce soit déchiré à cause de ça.

Ces photos sont extraites de Palm Book, le dernier ouvrage publié par la maison d’édition Palm Studios.

ANTIDOTE. Dans cette série, vous suivez un groupe de jeunes Australiens pendant une après-midi au bord d’une rivière. Comment décririez-vous cet endroit ?
PANI PAUL.
 Cette rivière se trouve dans un endroit nommé Brunswick Heads, à l’est de l’Australie, où j’ai grandi. C’est une région d’une beauté naturelle incroyable avec des plages, des cascades, et des forêts tropicales.

Comment avez-vous rencontré ces garçons ?
Je les ai tous croisés un jour où j’étais en chemin vers la plage, pour voir s’il était possible de surfer. Je les ai vu sauter du pont et ça m’a rappelé mon adolescence avec mes amis. On avait l’habitude de se rendre au même endroit pour aller nager, c’est pourquoi cette série est devenue très spéciale pour moi. J’ai éprouvé beaucoup de nostalgie en récupérant les tirages du laboratoire photo.

À quoi ressemble leur vie quotidienne ?
Beaucoup sont encore au lycée. Ces photos ont été prises pendant les vacances scolaires. Habituellement, les vacances d’été dans cette partie de l’Australie sont passées à traîner entre amis, à explorer les environs naturels, à boire près de la plage, à sauter par-dessus les murs et à nager dans les piscines des hôtels de luxe.

Leurs coupes de cheveux, leurs canettes de bière, ou encore le short déchiré porté par l’un des garçons leur donne des airs d’outcasts, d’individus marginalisés… Quelle est leur situation sociale ?
Je ne dirais pas qu’ils sont des parias. Ce sont plutôt des adolescents rebelles, originaires de la classe moyenne australienne, qui forment un groupe d’amis restreint et passent tout leur temps ensemble. L’endroit où ils nagent est recouverts de rochers pointus et d’huîtres, il est donc fort possible que le short ce soit déchiré à cause de ça.

Ces photos sont extraites de Palm Book, le dernier ouvrage publié par la maison d’édition Palm Studios.

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