Art

Trois galeries émergentes à découvrir pendant la FIAC

Article publié le 21 octobre 2017

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Œuvre : Patrick Tosani, SEPT 7-5

Rendez-vous incontournable de l’art contemporain, la FIAC attire les plus grandes galeries internationales et offre un coup de projecteur aux nouveaux acteurs émergents.

193 galeries internationales exposent au Grand Palais pour l’édition 2017 de la FIAC, qui concentre une dizaine de jeunes d’acteurs dans sa section Lafayette. En parallèle, de nombreuses foires d’art contemporain parallèles comme Art Élysées, l’Outsider Art Fair ou encore Paris Internationale profitent de l’événement pour attirer des visiteurs venus des quatre coins du monde. Voici trois galeries émergentes à découvrir avant dimanche.

In Situ Fabienne Leclerc

Œuvre : Patrick Tosani, La pluie plus

Créée par Fabienne Leclerc en 2001, la galerie In Situ prend une nouvelle ampleur cette année, alors que Joana Hadjithomas et Khalil Joreige, deux artistes qu’elle a représenté, viennent d’obtenir le prix Marcel Duchamp 2017. Elle s’est d’abord associée aux galeries de la rue Louis Weiss dans le 13ème arrondissement, avant de s’installer à Saint-Germain, de déménager dans la Marais, puis de s’implanter finalement boulevard de la Chapelle. Fabienne Leclerc y expose de nombreux artistes qu’elle avait déjà présentés dans son ancienne Galerie des Archives, tout en continuant de découvrir de nouveaux artistes prometteurs.

Depuis l’ouverture d’In Situ, elle a aussi collaboré avec Damien Deroubaix, Vivien Roubaud, Patrick Tosani, l’Indien aux œuvres monumentales Subodh Gupta, ou encore l’Américain Gary Hill, célèbre pour ses vidéos. Pluridisciplinaire (installations, peintures, photos, etc.), sa galerie présente principalement des expositions personnelles, et édite aussi des livres d’art.

La galerie In Situ est présente à La FIAC au Grand Palais, 3 Avenue du Général Eisenhower, Paris 8, du 19 au 22 octobre 2017.

Galerie Antoine Levi

Œuvre : Sean Townley, 7 Diadems

Nerina Ciaccia et Antoine Levi ont monté la galerie du même nom en 2013 à Belleville, avec seulement 5000 euros en poche. Après une première inaugurale d’Olve Sande, elle a présenté le travail d’autres jeunes artistes internationaux comme Francesco Gennari, Daniel Jacoby, G. Küng, Piotr Makowski, Sean Townley, ou encore Ola Vasiljeva.

Ses deux fondateurs fonctionnent au coup de cœur, sans se restreindre à une discipline, une zone géographique, ou une esthétique, bien qu’ils considèrent le minimalisme américain et le surréalisme comme deux influences majeures dans leurs choix des artistes dont ils promeuvent le travail.

La galerie Antoine Levi est présente à Paris Internationale, 11, Rue Béranger, Paris 3, du 18 au 22 octobre.

Joségarcía, mx

Œuvre : Rometti Costales, Solarism Season II

Après avoir ouvert une première galerie en 2005, José García Torres en a ouvert une seconde à son nom à Mérida, dans la péninsule du Yucatán. « C’est une sorte de laboratoire, parce que c’est un espace ouvert de 200 mètres carrés, avec des murs mais sans toiture. L’idée est que les artistes fassent des œuvres spécifiquement pour cet endroit », explique-t-il.

José García collabore avec des artistes comme Edgardo Aragón, Rometti Costales, Nina Beier, Francois Boucher, Fujiwara, Mario García Torres ou encore Christian Jankowski, « un groupe d’artistes jeunes, s’intéressant autant à la forme qu’aux concepts, qui font beaucoup de recherche. » Invitée à la FIAC, sa galerie s’est déjà taillée une renommée et expose également à Art Basel.

La galerie Joségarcía, mx, est présente à La FIAC au Grand Palais, 3 Avenue du Général Eisenhower, Paris 8, du 19 au 22 octobre 2017.

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