La mode ne performe plus le politique. La jeunesse, elle, s’en empare.

La mode aimait autrefois se croire capable de révolutionner le monde, ou au moins de déplacer les lignes — et parfois elle l’a fait. Cette époque s’est refermée : la mode s’est vidée de son geste politique, soucieuse de neutralité, obsédée par le risque zéro. Pendant ce temps, une génération entière se politise comme aucune avant elle.