La philanthropie des milliardaires : altruisme sincère ou stratégie dissimulée ?

Article publié le 11 octobre 2022

Texte : Vincent Bresson.

Suivant l’exemple de Bill Gates et autres Warren Buffet, les déclarations de dons des milliardaires américain·e·s se multiplient. Or, cette vague philanthropique est loin d’être totalement désintéressée et peine à dissimuler sa visée libérale.

« L’objectif était de proposer quelque chose de très simple, qui ne soit surtout pas un contrat impliquant des avocat·e·s. » Peu après le lancement de la campagne « The Giving Pledge », Warren Buffet justifie pourquoi ce projet, qui vise à convaincre le plus de milliardaires possible de consacrer au moins la moitié de leur fortune à des œuvres philanthropiques, repose seulement sur un engagement moral. En 2010, l’investisseur américain s’est associé au plus célèbre d’entre eux·elles, Bill Gates, pour lancer cette initiative. Le fondateur de Microsoft n’est pas uniquement connu pour avoir créé le logiciel informatique le plus connu au monde du monde, mais également pour ses nombreux dons. À la tête de la Fondation Bill & Melinda Gates, dont la vocation est de lutter contre les maladies infectieuses à travers le globe et de soutenir l’éducation aux États-Unis, l’ancien homme le plus riche du monde ne cesse de déclarer vouloir dédier sa fortune à la construction d’un monde meilleur. Les chiffres dépensés par la puissante organisation philanthropique donnent le vertige. Depuis sa création en 2000, la fondation a dépensé plus de 53 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB de la Croatie sur un an. 
Douze ans après son lancement, « The Giving Pledge » est un succès. Deux cent trente-six milliardaires et multimillionnaires ont rejoint le mouvement. Pêle-mêle : Mark Zuckerberg, David Rockefeller, George Lucas, Michael Bloomberg, Richard Branson… Et parmi eux·elles, un seul Français, Pierre Omidyar, fondateur d’eBay. En matière d’ultra-riches, la France est pourtant loin d’être le parent pauvre de l’Europe. Avec 43 milliardaires, l’Hexagone n’est pas le pays qui en abrite le plus, mais la concentration de leur fortune tutoie, quant à elle, les sommets européens. Mais alors qu’aux États-Unis « richesse » rime (souvent) avec « philanthropie », l’Hexagone est très peu fourni en fondations. Si la France en possède 2 000, l’Italie en compte quatre fois plus, la Suède sept fois plus et l’Allemagne 11 fois plus. Dans l’espoir de remédier à cette situation, Denis Duverne et Serge Weinberg, présidents d’Axa et de Sanofi, ont lancé un Giving Pledge à la française fin 2018. L’engagement demandé par « Changer par le don » a beau être moins contraignant, puisqu’il « suffit » de donner 10 % de son revenu annuel, c’est un coup d’épée dans l’eau : l’initiative n’a toujours pas suscité de vague de philanthropique en France.

Une culture très américaine

Les riches français·e·s sont-il·elle·s moins généreux·ses ? Terra Nova s’est penché sur la philanthropie en France dans l’un de ses derniers rapports. Prenant acte du peu de dons des plus riches, le think tank a fait plusieurs propositions pour inverser la tendance. Il conseille ainsi à l’État d’organiser la philanthropie plutôt que d’agir au coup par coup, et demande pour ce faire d’encourager davantage la « grande philanthropie ». Incontestablement moins en vogue que chez ses voisins, la philanthropie française n’en demeure pas moins en plein développement depuis 2003, date à laquelle la loi Aillagon a été mise en place, pour pallier ce manque de générosité. Quinze ans plus tard, Franck Riester, alors ministre de la Culture, s’est d’ailleurs réjoui du bilan de cette mesure, déclarant que « le montant de dons déclarés a été multiplié par 4, le nombre d’entreprises mécènes par 12 ». Une augmentation cependant loin d’être suffisante pour tutoyer la philanthropie aux États-Unis, où cette pratique est bien plus importante.

Charles Piller : « On a trouvé que 40% des investissements avaient clairement des incidences sociétales : pollution, inégalités, exploitation des travailleur·se·s En d’autres termes, ils contribuaient aux problèmes qu’ils espéraient résoudre. »

La culture du don d’une partie de sa richesse ne date d’ailleurs pas d’hier. Elle s’est particulièrement développée en France après la Révolution française. « Au tournant du XVIII-XIXe, les bourgeois·e·s y perçoivent une façon de peser sur la politique sociale », explique le chercheur Alexandre Lambelet, auteur de  La Philanthropie. « Mais certain·e·s auteur·rice·s datent la philanthropie autour de 1870, à une époque où les riches américain·e·s développent les universités américaines.» Donner à son ancienne université n’est pas anodin, cela permet de s’assurer que la valeur du diplôme que l’on a obtenu dans celle-ci reste élevée. Pour ceux·celles qui ont la bourse pleine et qui souhaitent l’alléger, faire don d’une partie de sa fortune est rarement désintéressé. « Cette pratique s’intègre dans un jeu de distinction, poursuit Alexandre Lambelet. Elle permet de montrer qu’on profite d’un système économique, mais qu’on redonne ensuite en partie. » Un principe défendu par Andrew Carnegie, devenu un pionnier de la philanthropie après avoir fait fortune dans l’acier au XIXe siècle, qui dénonçait la pratique de l’héritage dans son livre L’Évangile de la richesse (1889), dans lequel il affirmait par ailleurs qu’« un homme qui meurt riche meurt en disgrâce ». D’autres grandes fortunes américaines lui ont ensuite emboîté le pas, notamment le très controversé John D. Rockefeller, ou encore Henry Ford. 
Au pays de l’Oncle Sam, il est désormais attendu que les richesses accumulées soient redistribuées. «À partir du XIXe siècle, être philanthrope aux États-Unis, c’est être patriote», précise Didier Minot, auteur de À quoi sert la philanthropie ?. «À cette époque, des milliardaires peuvent cependant donner une partie de leurs biens aux universités et par ailleurs réprimer des grèves de mineurs de façon sanglante. »

Les contradictions du philanthrocapitalisme

La démarche philanthropique de Bill et Melinda Gates s’inspire largement de celle de leurs prédécesseurs, et provoque à son tour des réactions dichotomiques, entre admiration inconditionnelle et critiques acerbes. Lors du lancement de la fondation Gates, le New York Times assure qu’« aucun·e des grand·e·s philanthropes du passé n’avait jamais autant donné dans toute sa vie que Bill Gates à 44 ans ». Cette même année, le juge fédéral américain Thomas Penfield Jackson a condamné Microsoft pour avoir violé la législation antitrust, suivi quatre ans plus tard par la Commission européenne, tandis que l’entreprise continuait en parallèle de minimiser ses impôts en plaçant plusieurs milliards de dollars dans des paradis fiscaux. Ce qui n’empêche pas Bill et Melinda Gates d’être élu·e·s personnalité·s de l’année par le magazine Time, aux côtés du chanteur Bono, en 2005, rappelant que diriger une fondation permet aussi de redorer son image. À condition qu’elle ne se retrouve pas elle-même sous le feu des critiques. 
Les fondations américaines n’étant contraintes de reverser que 5 % minimum de leur capital par an, elles peuvent disposer de tout l’argent restant pour effectuer des investissements et tenter de faire des profits, afin d’augmenter la somme totale à leur disposition. La fondation Gates, qui compte environ 1700 employé·e·s et calque son système de management et de suivi des projets sur celui des grosses entreprises privées, a ainsi soutenu financièrement les industries fossiles  (Total, BP), des entreprises du secteur de l’armement (BAE Systems) ou encore de la malbouffe (McDonald’s, Coca-Cola), dont la démarche s’inscrit à l’opposé des objectifs affichés par la fondation, qui vise à rendre le monde meilleur en soutenant notamment les domaines de la santé et de l’éducation. « On a trouvé que 40  % des investissements avaient clairement des incidences sociétales : pollution, inégalité, exploitation des travailleur·se·s… En d’autres termes, ils contribuaient aux problèmes qu’ils espéraient résoudre », résumait de son côté le journaliste d’investigation américain Charles Piller, interviewé début juin par France Info. Alors même qu’elle est également accusée d’importer  un système d’agriculture productiviste et écologiquement néfaste en Afrique, en collaborant notamment avec Monsanto, la fondation Gates n’est soumise à aucun organe d’évaluation. 
Matthew Bishop, un journaliste de la revue The Economist, et Michael Green ont inventé un mot pour parler de cette forme de générosité qui s’avère finalement particulièrement lucrative : le philanthrocapitalisme. Dans ses travaux, la sociologue Linsey McGoey met en garde contre ce mouvement : les organisations philanthrocapitalistes orienteraient de plus en plus leurs dons vers des entreprises à but lucratif et, contrairement aux grandes déclarations de principe, la philanthropie n’est globalement pas plus élevée que par le passé, selon elle.
Par ailleurs, elle n’implique pas nécessairement des pertes d’argent. Bill Gates et Warren Buffett ont beau verser des milliards d’euros de don, leur fortune ne diminue pas pour autant. Le fondateur de Microsoft est ainsi presque deux fois plus riche que lors du lancement de sa fondation. Selon l’essayiste Guy Sorman, la philanthropie permet même d’amortir les chocs en cas de crise financière.

Un outil libéral ?

Alternant entre la première et la deuxième place du plus gros contributeur de l’Organisation mondiale de la santé, la Fondation Gates a toutefois contribué à un net recul de la polio en Afrique et s’impose comme une structure très influente. Voire trop. Elle aurait par exemple fait pression pour bloquer les initiatives en faveur d’une levée des brevets sur les vaccins contre le Covid-19, selon une enquête de The New Republic. « La position de Bill Gates sur la propriété intellectuelle était cohérente avec un engagement idéologique de toute une vie envers les monopoles du savoir, forgé au cours d’une croisade vengeresse d’adolescent·e·s contre la culture de programmation open source des années 1970 », précise le média américain.

Didier Minot : « La plupart du temps, les fondations répondent à la même logique que la responsabilité sociale des entreprises : elles font partie intégrante des stratégies des entreprises. »

La philanthropie des très riches est plus politique qu’il n’y paraît. Une déclaration de Warren Buffett, en 2021, en est l’illustration : « Je peux promettre à la société que 99,7 % de ma fortune reviendra à ma mort soit à la philanthropie, soit au gouvernement fédéral. Mais je pense qu’en réalité mon argent sera plus utile s’il est employé par des gens intelligents dans le domaine de la philanthropie que s’il sert seulement à réduire la dette fédérale. Je ne pense pas que cela ferait la moindre différence.» Le discours du milliardaire, comme celui de ses semblables, est teinté d’une idée : dépenser soi-même l’argent est plus efficace que de le confier à l’État. Didier Minot n’y va pas par quatre chemins : « La philanthropie promeut largement le libéralisme, avec l’idée que les individus pourraient résoudre eux-mêmes les problèmes. »
Ce dernier est convaincu que cette vague de dons joue un rôle clef, celui de « justification de l’idéologie et du système managérial », s’appuyant sur le discours suivant : les fortunes acquises par les milliardaires ne servent pas uniquement leur propre intérêt, puisqu’elles sont redistribuées à autrui. « Cela s’inscrit dans l’idée du new public management né dans les années 1970, une idéologie selon laquelle l’État étant inefficace, le public doit davantage coopérer avec le privé et se désengager d’une partie de ses prérogatives », résume-t-il. La philanthropie, même lorsqu’elle n’est pas désintéressée, présente néanmoins plusieurs qualités, notamment une meilleure flexibilité que l’appareil bureaucratique des États, ou encore une capacité d’innovation redoublée, qui contribuent à contrebalancer son absence de légitimité démocratique.

Des démarches philanthropiques alternatives

Lorsqu’il reçoit un important héritage, en 2010, le Français Didier Minot s’est quant à lui demandé, à l’image de Booba dans « Kalash », ce qu’il allait faire de toute cette oseille. D’autant que, selon lui, cette somme « dépassait les besoins familiaux ». Il décide alors que cet fortune acquise dans l’immobilier et dans la Bourse doit être rendue au bien commun car, justifie-t-il, « il  n’aurait jamais dû en sortir ». L’ingénieur agronome de formation crée alors une fondation à laquelle il octroie la mission de dépenser cet argent d’ici 2020. De cette expérience, il tire un regard critique sur la philanthropie et un livre dans lequel il compile ses recherches en la matière. « J’ai failli l’intituler “l’imposture philanthropique” », lâche Didier Minot. Le livre adoptera finalement un titre plus sobre : À quoi sert la philanthropie ?. Mais le résultat est le même. Hormis quelques fondations alternatives, ses recherches le mènent à penser que, dans la grande majorité, les dons sont moins des actes de générosité désintéressée au chevet d’un monde inégalitaire qu’une façon de servir des intérêts privés, orchestrés par des milliardaires et leur entourage. 
Des fondations alternatives comme l’était la sienne, l’auteur estime qu’il y en a peu. « Les dons directement orientés vers le changement systémique sont très minoritaires, mais ils n’en demeurent pas moins déterminants pour le changement social, assure-t-il. La plupart du temps, les fondations répondent à la même logique que la Responsabilité Sociale des Entreprises : elles font partie intégrante des stratégies des entreprises. » Si la philanthropie peut concerner tous types de bourses, en ce qui concerne les milliardaires, elle est bien souvent utilisée pour se construire une image respectable… 
Longtemps critiqué pour son manque d’investissement dans des œuvres caritatives, Jeff Bezos a été sommé de rejoindre la liste des donateur·rice·s américain·e·s. En 2018, le fondateur d’Amazon a fini par lancer sa propre fondation, au côté de MacKenzie Scott, qui était alors son épouse : le Bezos Day One Fund, qu’il dote de 2 milliards d’euros afin d’encourager l’éducation pour les familles défavorisées et d’aider les sans-abris. En 2020, alors qu’il est reproché à Amazon de contribuer au changement climatique, il lance ensuite le Bezos Earth Fund, à visée écologique. 
Depuis sa séparation en 2019 avec le chef d’entreprise, qui lui a permis d’obtenir 4 % des actions Amazon (dont la valeur était estimée à environ 35 milliards de dollars), MacKenzie Scott adopte quant à elle une attitude singulière dans le milieu de la philanthropie : elle n’a pas de site internet promouvant son action, ni de fondation avec les avantages fiscaux qui en découlent et elle ne demande aucun suivi aux associations à qui elle donne (contrairement à la Fondation Gates, par exemple, qui confie cette tâche à ses employé·e·s). Une posture qu’elle justifie ainsi : « Toute richesse est le produit d’un effort collectif… Les personnes qui luttent contre les inégalités méritent d’être au centre des histoires sur le changement qu’elles créent. » Forbes la classe cinquième plus grande donatrice américaine, tandis que son ex-mari, malgré son immense richesse, n’arrive qu’à la seizième place.

Donner pour mieux régner ?

Alors que les grandes fortunes voient leur portefeuille se garnir chaque année davantage, la philanthropie pose la question suivante : faut-il laisser les milliardaires choisir les secteurs à financer, dans des proportions qui dépendent de leur bon vouloir, ou les taxer pour que l’État et les représentant·e·s nationaux·les puissent le répartir plus démocratiquement ? « À l’inverse, on peut aussi se demander si le Parlement est vraiment représentatif des Français·e·s, répond en retour Alexandre Lambelet. En posant cette problématique, on questionne le mythe d’un Parlement représentatif de la population, qui serait de nature plus légitime, alors que c’est un parlement d’élite composé très largement de bacs +5 ». Face à ce manque de diversité de la sphère politique, de plus en plus de personnes riches prétendent proposer des solutions, en tentant le tour de force de faire passer leurs investissements pour un apport à l’humanité toute entière. 
Elon Musk est la figure de proue de cette nouvelle génération de milliardaires issus de la tech et proche d’un libertarisme ne laissant que très peu de place à l’État. Moins célèbre pour ses donations que pour ses messages sur Twitter, l’homme d’affaires présente ses investissements, à l’image des dons, comme participant au bien commun. Dernier soubresaut en date, Elon Musk s’était un temps positionné pour racheter le réseau social à l’oiseau bleu, arguant que cet investissement visait à y assurer la liberté d’expression, avant de finalement se raviser. Et si la planète se meurt à force de construire des Tesla ? En bon samaritain, Elon Musk a la solution : il nous emmènera sur Mars.

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