Over the rainbow : la fabuleuse épopée du drapeau arc-en-ciel

Article publié le 23 juillet 2020

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Auteur : Patrick Thévenin

De sa création en version huit couleurs, par l’artiste et activiste Gilbert Baker, à son déploiement à l’international sous la forme qu’on lui connaît aujourd’hui, jusqu’à sa remise en question ces dernières années pour souligner la nécessité d’une plus grande inclusivité des personnes LGBTQ+ racisées, l’incroyable histoire du rainbow flag a épousé et accompagné celle des luttes menées par les communautés qu’il vise à représenter.

Nous sommes le 28 juin 1969, à New York, en plein cœur de Greenwich Village, dans un rade crado, le Stonewall Inn, tenu comme souvent à cette époque par la mafia, et majoritairement fréquenté par des drag-queens, des trans, des pédés efféminés, des prostitué·e·s et des jeunes sans domicile fixe. Un bar où les gays chics ou planqués de l’époque ne se rendent pas, car trop dangereux et mal famé, mais où vont germer les bases de l’insurrection et des droits LGBTQ+, où l’histoire va s’inscrire et s’écrire. Un lieu où la légende va se mettre en marche. L’histoire raconte donc que la nuit du 28 juin, la clientèle du Stonewall Inn, fatiguée par une énième descente de police, qui en profite pour violenter et racketter les client·e·s (à bout de nerfs parce que l’icône queer Judy Garland, l’interprète du magnifique Over The Rainbow, aussitôt adopté comme un hymne, est décédée une semaine plus tôt), ne va plus accepter cette violence gratuite et décide de se rebeller contre les flics. Les jets de pierre fusent, les coups de poing aussi, la pagaille s’installe, et c’est tout le quartier du Village, les habitué·e·s des autres bars gays, mais aussi les habitant·e·s du quartier qui s’opposent à la police. Étalées sur plusieurs jours, les émeutes de Stonewall vont marquer au fer rouge l’histoire des droits pour les LGBTQ+ aux États-Unis – et, par ricochet, dans le monde entier – et imposer ses stars de la rébellion comme Marsha P. Johnson et Sylvia Rivera. Et ce même si – il faut bien l’avouer – d’autres initiatives militantes avaient déjà eu lieu bien avant Stonewall, comme le rappelle Dorr Legg (l’un des fondateurs du mouvement des droits des homosexuels aux États-Unis) dans l’ouvrage We Are Everywhere : « Mais purée, depuis 20 ans des gays, des lesbiennes, des travs et des trans s’étaient mobilisé·e·s et avaient bossé dur, mettant en jeu leur job et leur vie. » L’activiste américain Martin Duberman, auteur du livre Stonewall, déclarait dans le Times : « Je pense qu’il faut avant tout comprendre le contexte global des années 1960 et comment l’idée de la rébellion s’est imposée dans la société à cette époque, à travers la politique, mais aussi la culture. C’était le début des mouvements féministes, les luttes des Noir·e·s pour leurs droits civiques, l’assassinat de Martin Luther King qui a énormément marqué les esprits, même si cette décennie était très insouciante. C’est ainsi qu’on a commencé à penser que les Noir·e·s avaient longtemps été considéré·e·s comme inférieur·e·s, mais que désormais le slogan “Black is beautiful” commençait à s’imposer. Pour nous, les gays, méprisés depuis longtemps, il était temps aussi de crier “Gay is beautiful”. »

Le Stonewall Inn, à New York
Il faut donc, en dehors des considérations historiques – qui était là et qui a jeté la première pierre à Stonewall ? –, voir dans ces émeutes un déclic. Le point de départ décisif, marquant un avant et un après, qui va enfin permettre l’explosion d’un mouvement de libération gay national. La preuve : même si les photographies se font rares malheureusement, plusieurs médias, comme le Village Voice, vont couvrir les émeutes et quelques mois plus tard, des associations comme l’indispensable Gay Liberation Front, aux discours énergiques, vont se créer, remisant au placard des associations plus anciennes comme la Mattachine qui ne veut surtout pas faire de bruit ! La preuve de l’effervescence de Stonewall : le dimanche 28 juin 1970, un an jour pour jour après les émeutes, après des mois de réunions, d’engueulades et de discussions sans fin entre gays, lesbiennes, travs et bisexuels, la première Pride (qui se nomme alors Christopher Street Liberation Day) se tient à New York et réunit plus de 2 000 personnes qui remontent la Sixième Avenue depuis le Greenwich Village jusqu’à Central Park sous le mot d’ordre « Come out ! » L’année suivante, en 1971, les Pride se multiplient comme des petits pains. On en trouve à Boston, Dallas, Londres, Paris et Berlin-Ouest, preuve que la révolution est en route et ne compte pas s’arrêter en chemin.

Un symbole fort d’unité et de fierté

C’est cette révolution LGBTQ+ qui incite, en 1977, le jeune Harvey Milk, qui s’est installé à San Francisco avec son copain – comme beaucoup de gays de l’époque, pour la tolérance dont jouit la ville et son quartier gay (le Castro) – et y a ouvert une boutique d’appareils photo, à militer et à réclamer des droits. En 1977, il devient le premier élu superviseur (soit l’équivalent de conseiller municipal) de la ville de San Francisco auprès du maire, après quelques tentatives infructueuses. En 1976, un an avant d’entrer sérieusement en politique, même si on l’appelle déjà « le maire de Castro » (le quartier gay de San Francisco), Harvey demande à son ami Gilbert Baker, la petite vingtaine, à la fois artiste et drag-queen, de créer un symbole fort pour désigner les LGBTQ+. Histoire d’oublier le sinistre triangle rose qui a servi aux nazis à montrer du doigt et à déporter les homosexuel·le·s dans des camps. Gilbert a cette idée folle de créer un drapeau pour un pays qui n’aurait pas de frontières et deviendrait universel. Un synonyme de rébellion, de révolution et d’empowerment, qui aura pour mission de protéger la communauté afin de l’aider à vivre dans la vérité, la visibilité et la fierté. Pour Gilbert, ce drapeau devra instantanément faire passer ce message : « Voilà qui je suis ! »

Un arc-en-ciel comme modèle

En s’inspirant de drapeaux existants – l’étendard bouddhiste du Sri Lanka aux lignes verticales colorées, le wiphala des Amérindien·ne·s de Colombie dont les couleurs reflètent chacune un état d’esprit, ou encore le drapeau de la paix italien avec ses sept bandes horizontales –, Gilbert Baker (dont la légende raconte qu’il aurait été inspiré par la chanson Over The Rainbow) opte pour un rectangle de tissu avec huit lignes horizontales, chacune de couleur différente déclinée selon celles de l’arc-en-ciel et symbolisant un état d’esprit. Le rose foncé pour le sexe, le rouge comme symbole de la vie, l’orange pour la guérison, le jaune pour l’astre universel (le soleil), le vert pour la sérénité avec la nature, le bleu turquoise pour l’art, l’indigo pour l’harmonie et le violet pour l’esprit. Les premières versions du rainbow flag font leur apparition, grâce à Gilbert, qui a réuni une trentaine de petites mains volontaires ayant cousu deux immenses drapeaux dévoilés le 25 juin 1978 pour le San Francisco Lesbian/Gay Freedom Band. « On faisait tout nous-mêmes : récupérer des stocks de coton, teindre les tissus, coudre, coudre et coudre sans s’arrêter sur une minuscule Singer, se rappelait-il dans une interview à ABC7 News. À minuit, la veille, on n’avait pas encore terminé ! »

Gilbert Baker : « À la fin de la Pride, j’ai pris des ciseaux, j’ai commencé à découper le drapeau et à le distribuer aux gens autour, en leur disant : “Vous êtes de Londres, alors ramenez-en un bout chez vous, pareil pour vous qui venez de Cuba ou vous, de Hong Kong.” C’est comme ça que le rainbow est devenu international. »

Mais l’assassinat de Harvey Milk, ainsi que celui de George Moscone (le maire de San Francisco), le 27 novembre 1978, bouleverse tout. Des émeutes contre la police éclatent et une gigantesque marche nocturne est organisée pour protester contre ce meurtre barbare de l’un des leaders des droits des LGBTQ+. En hommage à son ami, qui tenait tant à ce drapeau, Gilbert fait fabriquer des rainbow flags à toute vitesse par la Paramount Flag Company. Mais l’entreprise explique à Gilbert que la couleur rose étant en rupture de stock, le drapeau arc-en-ciel deviendra un rectangle de sept couleurs verticales, faute de mieux. Alors qu’en réalité, la compagnie en profite pour écouler des drapeaux réalisés en surplus pour l’International Order of the Rainbow for Girls, un évènement maçonnique à destination des jeunes filles !

De huit à six couleurs

Le rainbow flag ne restera pas longtemps sous cette forme. Gilbert fait rapidement supprimer le turquoise pour garder un nombre pair de couleurs et remplace l’indigo par un bleu royal pour respecter une certaine unité visuelle et arriver ainsi au drapeau tel qu’on le connaît aujourd’hui, celui à six bandes horizontales : rouge, orange, jaune, vert, bleu et violet. Petit à petit, le rainbow flag commence à devenir visible au sein des Pride, même s’il n’est pas toujours conforme à la norme. Il faudra attendre l’année 1994, et la célébration des 25 ans des émeutes de Stonewall, à New York (où sera déployé un rainbow flag de plus d’un kilomètre et demi porté par plus de 5 000 personnes) pour que l’objet devienne le symbole universel de la communauté LGBTQ+. Baker raconte : « À la fin de la Pride, j’ai pris des ciseaux, j’ai commencé à découper le drapeau et à le distribuer aux gens autour, en leur disant : “Vous êtes de Londres, alors ramenez-en un bout chez vous, pareil pour vous qui venez de Cuba ou vous, de Hong Kong.” C’est comme ça que le rainbow est devenu international. »
Dans les années 1990 et 2000, le rainbow flag est partout, fruit d’un commerce florissant, mais aussi symptôme d’une visibilité de plus en plus accrue. On le décline en fanions, pins, badges, tee-shirts, bougies colorées, drapeaux individuels, freedom ring (bague déclinée en six anneaux de couleurs différentes,) ou en autocollants que les commerçant·e·s affichent sur leurs vitrines, afin d’indiquer qu’ici, les LGBTQ+ sont bien accueilli·e·s. La preuve de son succès : en juin 2015, le Musée d’Art Moderne (MoMA) de New York fait l’acquisition d’un drapeau pour ses collections personnelles, et le 26 juin de la même année, la Maison Blanche, sous la présidence Obama, s’illumine aux couleurs du rainbow pour célébrer la légalisation des mariages de même sexe dans 50 États membres des États-Unis.

Un symbole qui n’échappe pas à la récupération

Au fur et à mesure de son utilisation commerciale, le drapeau commence à perdre, courant 2010, sa portée symbolique, pour devenir un objet mercantile débarrassé à la fois de toute son histoire, son passé, sa portée et sa signification. La preuve : au moment des Pride de juin et juillet, certaines marques de vêtements, soucieuses de s’acheter une crédibilité et une image cool et tolérante à moindres frais, commencent à lancer des collections capsules arc-en-ciel histoire de se mettre dans la poche la communauté LGBTQ+, connue pour son pouvoir d’achat. On voit ainsi une ribambelle de marques, plus ou moins établies, se lancer dans la course à qui lancera la basket, le tee-shirt, le polo, le hoodie, le slip de bain, le sac – et la liste est longue – le plus hype et rainbow. Des entreprises heureusement rattrapées dans leur élan par les activistes LGBTQ+ qui les interpellent pour savoir où vont les bénéfices des ventes, ce que ces marques font au jour le jour pour les droits des LGBTQ+ (mais aussi de leurs employé·e·s qui le sont), et depuis quand elles s’engagent pour la liberté de genre. Le 12 février 2018, pour son dernier défilé chez Burberry, le créateur Christopher Bailey met d’une certaine manière les points sur les « i » face à l’opportunisme de certains, proposant le célèbre tartan emblématique de la marque anglaise aux couleurs du rainbow flag, tout en dédiant sa collection aux LGBTQ+ et en rappelant son soutien financier à trois associations. Il déclare dans la foulée : « Ma dernière collection chez Burberry est dédiée – et en soutien – à quelques-unes des meilleures organisations soutenant la jeunesse LGBTQ+ dans le monde. Il n’a jamais été aussi important de rappeler que notre force et notre créativité résident dans notre diversité. » Une prise de parole forte et engagée qui permit aux nombreuses marques – de Ami à Calvin Klein, de Ralph Lauren à Primark, de Levi’s à Michael Kors – qui célébrèrent chacune à leur manière les 50 ans des émeutes de Stonewall, en 2019, d’éviter de répéter les mêmes erreurs et de reverser les bénéfices de leurs produits à différentes associations. Ce qui témoigne du chemin parcouru.

Le dernier défilé de Christopher Bailey pour Burberry (saison automne-hiver 2018)

Un rainbow flag déconnecté des enjeux contemporains

Mais depuis quelques années, les critiques les plus virulentes concernant le rainbow flag, qui aura mis plus de 40 ans à s’imposer dans les esprits – en recouvrant un tramway à Bordeaux, en se transformant en passage piéton à Paris ou en marches d’escalier à Nantes (trois exemples parmi d’autres qui prouvent sa renommée et sa symbolique) –, concernent son manque d’inclusivité. Et ce alors qu’il existe déjà 22 drapeaux différents étiquetés « Pride », et couvrant à peu près tout l’éventail des sexualités et des genres, du drapeau bisexuel au pansexuel, de l’aromantique au non binaire, du transgenre au gender queer, de l’asexuel à l’allié… La liste est longue !
Ainsi, à l’occasion de la Pride de 2017, la ville de Philadelphie décidait d’ajouter deux couleurs au drapeau arc-en-ciel classique : le noir et le marron. Histoire, comme l’expliquait l’Office of LGBT Affairs de Philadelphie par communiqué de presse, de rendre le symbole plus inclusif : « En 1978, l’artiste Gilbert Baker a dessiné le rainbow flag original. Depuis, beaucoup de changements ont eu lieu. Beaucoup de progrès évidemment, mais nous pouvons encore mieux faire. Essentiellement quand il s’agit de reconnaître la place des personnes de couleur au sein de la communauté LGBTQ+. Pour mettre cette discussion importante sur la table, nous avons décidé d’ajouter deux couleurs au drapeau. » Évidemment, les critiques et les protestations face aux modifications de ce symbole international ne se sont pas fait attendre, certains soutenant que les nuances initiales n’avaient pas été choisies en fonction des différentes couleurs de peau des humains, mais pour respecter la palette présente dans la nature et considérer les LGBTQ+ comme un ensemble de personnes mues par un sentiment d’unité. Des critiques recevables, oui, mais… les statistiques prouvent que la vérité n’est pas aussi rose qu’on aimerait le croire, et attestent que malgré le fait que la communauté dans son ensemble affirme lutter pour l’égalité, les droits civils et le progrès social, il existe – comme chez les hétérosexuels – de nombreuses divisions et discriminations à l’intérieur même de celle-ci. L’Office Of LGBT Affairs de Philadelphie renvoyait ainsi les contradicteur·rice·s à un long et récent article du magazine Eater qui rapportait que 11 lieux gays de Philadelphie avaient reçu des plaintes pour avoir maltraité des client·e·s racisé·e·s, quand ce n’était pas le·la patron·ne d’un bar réputé qui avait traité de « sale nègre » un·e de ses client·e·s. D’autres plaintes évoquaient le refus d’entrée de LGBTQ+ noir·e·s sur la base de tenues non adéquates. Une enquête publiée par la Commission des relations humaines de Philadelphie prouvait, témoignages à l’appui, que « les personnes transgenres de couleur étaient particulièrement vulnérables à la discrimination, au harcèlement et à la violence physique », et ce au sein même de la communauté. « Ce nouveau drapeau n’est certainement pas parfait, c’est le début d’une solution, déclarait Amber Hikes, alors directrice de l’Office of LGBTQ Affairs de Philadelphie, au média NBC. Mais c’est un début pour que les gens de notre communauté commencent à écouter ce qu’ont à dire les LGBTQ+ de couleur, et surtout qu’ils.elles commencent à se demander ce qu’ils·elles peuvent faire pour éliminer ces comportements dans notre communauté. » Dans le prolongement de cette démarche, l’Américain Daniel Quasar a proposé à son tour une nouvelle version du rainbow flag, qui comprend les six couleurs du drapeau classique ainsi que des flèches sur le côté déclinées en cinq teintes différentes (noir et marron, pour représenter les personnes LGBTQ+ racisées, ainsi que rose, bleu pâle et blanc, soit les trois couleurs du drapeau transgenre), visant à insister sur les progrès qu’il reste à faire en termes d’inclusivité.

Le drapeau à huit couleurs arboré lors de la Pride de 2017, à Philadelphie
Un débat plus que nécessaire sur l’évolution du rainbow flag, de sa symbolique et de sa signification qui, depuis le mouvement #blacklivesmatter a enfin pris une tout autre dimension, bien plus politique, activiste et sociale. Et ce, quitte à tordre dans tous les sens ce fameux drapeau d’une unité qui n’en est pas vraiment une, alors que la communauté LGBTQ+ n’est pas toujours aussi soudée qu’on le pense et que les discriminations sont encore légion. Bref, il était temps !

Le rainbow flag redesigné par Daniel Quasar

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