La femme Kenzo

Article publié le 20 octobre 2014

Instant volé. C’est la nuit et c’est la fête. Entourée de trois personnages aussi ambigus qu’entraînants, la femme Kenzo irradie. Pour l’automne-hiver 2014-2015, les directeurs artistiques Carol Lim et Humberto Leon se sont inspirés de l’univers empoisonné de David Lynch et, plus encore, lui ont confié la scénographie du défilé. Ambiance sombre et mystérieuse assurée… Cette saison, les silhouettes Kenzo s’affirment donc comme des créatures made in Lynch. La fatalité, même dans les instants les plus légers, pèse sur leurs épaules. Et leur beauté s’accompagne presque toujours d’une mélancolie à peine consciente. Ici, la femme Kenzo s’amuse, se recoiffant vaguement d’un geste nonchalant. Sa bouche soulignée d’un rouge foncé, dense, imposant. Elle porte cette prodigieuse alliance de maille et de lamé, à la fois hivernale et nocturne. Ses jambes ne semblent plus finir (de danser ?) et elle toise l’objectif, maîtresse d’elle-même comme de son destin. Mais l’ombre de David Lynch n’est pas loin… « Ce qui effraie le plus, ce n’est pas la réalité, mais ce qu’on imagine qu’elle cache » a-t-il un jour déclaré. Qu’arrivera-t-il demain au réveil ?

Un texte de Sophie Rosemont.

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