Du Vhernier
aux oreilles

Article publié le 27 octobre 2014

C’est une photo en noir et blanc où elle se tient prête. Prête pour la couverture d’un magazine des années 70, prête pour l’homme qu’elle aime, prête pour la grande bataille de la féminité. Toute de noir vêtue, la chevelure blonde enserrée sous une casquette, elle laisse parler les bijoux à sa place. Plus particulièrement ces boucles d’oreilles d’or blanc et de diamants. Ce modèle, joliment baptisé Pan di Zucchero, s’accompagne d’une bague nettement plus imposante de prime abord, Abbracio. Mais la finesse et la discrétion de ce que certaines appellent « pendants » l’ont couronné it-bijou de la maison italienne, fondée en 1984 à Valenza. D’après Vhernier, la joaillerie se doit d’être étincelante tout en subtilité. Pas de show-off, pas de bling-bling de pierres précieuses qui s’entrechoquent. Les oreilles ne ploient pas sous le poids du bijou. Au contraire, le port de la tête est d’autant plus altier. La femme Vhernier est une reine qui n’a pas eu besoin de machinations ou de vengeance pour accéder au trône. Mais, toujours sur le qui-vive et néanmoins langoureuse, elle personnifie une certaine forme de liberté.

Texte de Sophie Rosemont.

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