Interview avec Saweetie, star incontournable du rap américain

Article publié le 15 juillet 2024

Texte : Rachid Majdoub. Photographie @sweeriouslee. Stylisme @thejordanboothe. Maquillage @naimabremer. Coiffure @tymotynasty. Manucure @nailsbymagda.s. Assistant·e·s photographie @pypr.me et @sobolevskay_a. Assistante stylisme @elena.santolaya. Assistant·e·s maquillage @toma.marandeau et @bjornmoesman. Production @aurea.productions.

Qui de mieux placé que l’intelligence artificielle la plus célèbre au monde, l’agent conversationnel ChatGPT, dont l’essor a été fulgurant

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Après une apparition remarquée à la Fashion Week de Paris, et forte de nombreuses collaborations avec notamment Jhené Aiko, Doja Cat, H.E.R. ou encore Rihanna pour sa marque Fenty Beauty, Saweetie aka Icy Grl – comme le nom du single qui l’a propulsée sur le devant de la scène en 2018 – n’a encore jamais sorti d’albums après de nombreuses années de carrière. Peinant à trouver sa place et réclamée par ses fans, la rappeuse américaine de 30 ans est cette fois prête : nous avons discuté de son album qu’elle prépare enfin pour 2024, après son retour avec le single “Richtivities” ; mais aussi de son ressenti en tant que femme dans le rap et en tant que rappeuse parmi les autres rappeuses, ou encore de son rapport à la mode et au cinéma avec, pourquoi pas… un futur rôle de vilain  dans un film de super-héros. Retrouvez son interview ci-dessous, issue du numéro printemps-été 2024 d’Antidote

Rachid Majdoub : Salut Saweetie, comment vas-tu ?
Saweetie : Je vais bien. Je me remets encore du jet lag après mon passage à Paris pour la Fashion Week, mais je me sens bien parce qu’il fait bon à Los Angeles, la ville est ensoleillée.
C’est vrai, tu étais à Paris pour la Fashion Week : c’était comment ?
Ouais, j’adore aller là-bas. C’était tellement inspirant. J’ai vraiment le sentiment que c’était l’une des meilleures Fashion Weeks que j’ai pu faire. Être entourée par tant de créateur·rice·s de haut niveau et tant de magnifiques pièces, c’est génial. C’était vraiment un immense plaisir de collaborer avec eux·elles.

Boucles d’oreilles Lucent et collier Matrix Tennis, Swarovski.
On va parler de ton approche de la mode un peu plus tard, mais pour commencer, j’aimerais savoir comment va se passer ta journée aujourd’hui ?
Après cette interview, j’ai encore trois rendez-vous sur Zoom et ensuite, j’irai au studio pour créer mes prochains singles potentiels.
Cool ! Parce que tu travailles sur ton premier album ?
Ouais ! Mais je ne ne peux pas en dire plus pour le moment…

« J’estime avoir grandi et gagné en maturité. Avant ça, je n’avais pas assez confiance en moi. »

Ton nouveau single, « Richtivities », marque le retour de la « Icy Girl ». Peux-tu nous expliquer plus en détail ce que sont les « Richtivities » pour toi ?
Je pense qu’il y a plusieurs sortes de richesses. Quand je les ai imaginées dans ma tête, j’ai d’abord pensé à des ami·e·s qui se réunissent pour célébrer leur réussite et leur succès. Concrètement, la réussite ça peut être d’aller bruncher, partir en vacances, se détendre et toutes les autres richesses possibles. Tu peux aussi étudier, être utile, travailler dur… J’ai l’impression que ce qu’on appelle « richesses » peut toucher à de nombreux domaines de la vie.
Et toi, qu’est ce qui te rend la plus heureuse ? Quelle est ton activité préférée dans la vie ?
J’aime bien manger. Je pense vraiment que c’est ça qui me rend la plus heureuse. J’adore découvrir des aliments et saveurs issus de différentes cultures. J’aime beaucoup les fruits de mer !

Robe longue, Maison Margiela. Bracelet Millenia Octagon, Swarovski.

« Je souhaite que la cause féministe soit une culture à part entière et non un business. »

Parlons musique maintenant. Tu bosses donc enfin sur ton premier album, mais entre-temps, tu as surtout fait beaucoup de featurings. Dis-moi, pourquoi ce choix plutôt que de sortir un premier projet ?
C’est une bonne question. Je pense juste que je ne me sentais simplement pas prête à sortir un album. Mais cette fois, c’est bon, je suis préparée et je sens que c’est le moment de franchir le cap.
Et c’était comment de bosser sur ce fameux projet ?
J’écris depuis pas mal de temps maintenant. J’estime avoir grandi, gagné en maturité et en assurance ces deux dernières années. Avant ça, j’estime que je n’avais pas assez confiance en moi étant donné que j’étais encore dans un processus d’apprentissage sur moi-même et dans le développement de ma fibre artistique. Maintenant que c’est fait, je suis très excitée à l’idée de sortir un album.

Robe asymétrique, Balmain. Choker, boucle d’oreille Lucent, colliers Matrix Tennis et Millenia, Swarovski.
Beaucoup de gens ont hâte aussi, ça se ressent sur les réseaux sociaux. Mais as-tu vraiment dit que tu as repoussé ce projet parce que tu avais l’impression que tout le monde s’en foutait ?
Oh mon Dieu, c’était tellement idiot… Disons que j’ai mal interprété le titre d’un article bidon que j’ai lu. Aujourd’hui, ce n’est plus ce que je ressens. Je dirais que pendant le confinement, je consommais tellement de contenus que ça m’a donné l’impression que les gens autour de moi ne s’intéressaient plus à l’aspect purement artistique de la musique. C’était davantage un ressenti personnel vis-à-vis de mon entourage artistique plutôt que sur l’opinion du monde sur ma musique. J’ai conscience que des gens partout sur le globe réclament mon album depuis quelques années.
Pour preuve que les gens aiment ta musique et attendent ton prochain projet, voici un commentaire que j’ai pu lire sur tes réseaux : « Ton morceau “Pretty Bitch Freestyle” m’a aidée à perdre du poids pendant la pandémie. Je me souviens de l’avoir écouté en boucle pendant mes séances d’entraînement. Continue de faire de la musique meuf, on te soutient ! ». Des commentaires comme ça, j’en ai vu de la part de plein d’autres fans, surtout des femmes d’ailleurs. Pas mal de gens ont besoin de toi et de ta musique.
Awww, merci de m’avoir sorti ce commentaire vraiment adorable. Ça fait du bien d’entendre de tels mots.
Et que penses-tu de ton influence ainsi que de ton importance auprès des femmes partout dans le monde ?
Je pense que mon objectif était de les tirer vers le haut. Je me souviens que la raison pour laquelle j’ai commencé à écrire était aussi de m’affirmer moi-même. Si tu écoutes « Icy Girl », qui est le premier morceau que j’ai écrit, tu t’apercevras que c’est littéralement une succession d’affirmations. J’ai vraiment pris plaisir à t’entendre me lire ce commentaire parce que mon but, c’est vraiment d’inspirer les autres. Et le fait que des femmes écoutent ma musique pour se donner de l’énergie pendant un entraînement, pour surmonter une rupture, pour s’assurer de gagner de l’argent ou simplement réaliser leurs rêves, c’est vraiment quelque chose qui me rend heureuse, ouais.

Oui c’est vraiment important, et à l’heure où nous discutons, c’est la journée internationale des droits des femmes. Dans ce contexte, qu’est ce que nous pouvons souhaiter pour les femmes du monde entier, et pour toi également ?
Je leur souhaite le bonheur, qu’elles aient du soutien, autant en privé que publiquement. Je souhaite aussi que la cause féministe soit une culture à part entière et non un business.
Et toi, comment tu te sens en tant que femme dans l’industrie musicale ?
En tant que femme, je me sens inspirée plus que jamais à en faire partie car à travers les obstacles et les barrières qu’on nous impose, on continue de se battre. De mon côté, quoi qu’il arrive, je vais continuer d’être cette « Icy Girl » pour grandir et obtenir ce que je veux. À travers cette mentalité, je sais que je peux inspirer mes fans du monde entier et les inciter à poursuivre leurs rêves et leurs objectifs.
Dernière question sur ce sujet, comment tu te sens parmi les femmes, rappeuses ou non, dans cette industrie ?
C’est très excitant. J’ai vraiment l’impression qu’on est en train de vivre un âge d’or des rappeuses. Il n’y en a jamais eu autant auparavant, donc c’est un vrai plaisir d’en faire partie. Nous sommes toutes des femmes talentueuses.

Choker, boucle d’oreille Lucent, colliers Matrix Tennis et Millenia, Swarovski.
Toi, Nicki, Cardi… avant vous Lauryn Hill, Missy Elliott, Lil’ Kim et tant d’autres. Ça serait quoi ton top 3 ou top 5 de tes rappeuses préférées ?
Il y a tant d’excellentes rappeuses. Parmi celles que j’ai écoutées étant jeune, parce que ma mère les adorait aussi, il y a Foxy Brown, Lil’ Kim et Lauryn Hill. Les réécouter aujourd’hui me rappelle vraiment mon enfance. Parmi celles que j’aime le plus, j’ai découvert Trina un peu plus tard et bien sûr Nicki.
Tu as aussi collaboré avec plusieurs artistes féminines comme Jhené Aiko, H.E.R., Doja Cat et pas mal d’autres femmes talentueuses et puissantes. C’était un choix volontaire de ta part de d’abord partager le micro avec des femmes ?
Je suis toujours motivée à l’idée de faire les choses en grand, surtout quand je collabore avec d’autres femmes artistes extrêmement talentueuses. Ce n’est pas calculé, mais c’est toujours une joie de donner vie à l’art avec une autre musicienne.
Revenons à tes débuts. Avant toutes ces collaborations prestigieuses, tu as démarré dans le game en tant que freestyleuse. Pour beaucoup, le freestyle, c’est l’exercice de base du rap…
Comme je n’avais pas les moyens de me payer des sessions studio, j’ai commencé par proposer des vidéos de moi qui rappais dans ma voiture et elles sont tout simplement devenues virales. Pour me faire une place dans cette industrie, moi qui n’avais pas de studio, j’ai dû faire preuve de créativité pour trouver comment diffuser ma musique dans le monde entier. Heureusement, les choses ont tourné en ma faveur et ça a fonctionné.

Robe en latex transluscide, Aniye Records. Boucles d’oreilles et bracelet Idyllia, Swarovski.

« On est en train de vivre un âge d’or des rappeuses. »

Après ça, il y a eu le succès de ton premier single « Icy Grl »…
Je me souviens. À la base, c’était une maquette que j’ai transformée en chanson et que j’ai postée sur SoundCloud. J’ai réfléchi à une mise en scène pour un clip, mais je n’avais pas de budget pour la faire. Résultat, toute la vidéo a été faite de manière artisanale. J’ai emprunté des vêtements et j’ai même demandé à une amie de me maquiller. Ce morceau et ce clip sont vraiment des projets 100% faits maison. J’ai vraiment kiffé toute la force créative qu’on a mis dedans, mais je ne m’attendais absolument pas à ce que ça cartonne. Après avoir tourné le clip, ça s’est diffusé partout tellement rapidement que j’ai connu le succès du jour au lendemain. C’est le son qui m’a fait entrer dans l’industrie. Je me demande encore ce que serait ma vie si je n’avais pas transformé cette maquette.
Forcément, après le succès de ce morceau, ta vie a changé. Comment l’as-tu vécu ?
C’est clairement à partir de ce moment que ma notoriété a explosé sur Internet et les réseaux. À partir de là, j’ai attiré l’attention de plusieurs labels et j’ai fini par signer mon premier contrat.
Tu as aussi bossé avec Rihanna, non dans la musique mais pour sa marque Fenty Beauty. Peux-tu me parler de cette collaboration et de ce qu’elle représente pour toi ?
Je ne m’attendais pas à ce qu’elle me sollicite. C’était pour le Super Bowl, on a fait une pub pour les réseaux sociaux. Je suis vraiment une grande fan de sa musique et de son travail. Avec tout ce qu’elle a accompli, et pas seulement pour les femmes noires, je pense qu’elle est un exemple de ce qu’on peut appeler une grande musicienne et une grande femme d’affaires. Quand on a fait la pub pour son maquillage, on s’est vraiment bien amusées et ses produits sont fabuleux.

Robe à manches détachables, Y/Project. Anneaux d’oreilles Millenia, collier choker à deux rangs et bagues Vittore, Swarovski.
Quelle est ta relation avec la mode ?
Depuis la Fashion Week, j’ai l’impression d’être une étudiante, une vraie étudiante de la mode. J’ai l’impression qu’il y a tellement d’histoires qui se cachent dans chaque look, dans chaque maison de haute couture… J’ai adoré cette semaine, ça m’a donné envie de vraiment comprendre l’histoire de la mode et comment elle a évolué jusqu’à aujourd’hui. Du coup, vous pouvez être sûr·e·s que vous verrez ces nouvelles inspirations apparaître dans de futurs shootings photos ou même dans mes clips.
Qu’est-ce que tu as préféré à Paris : la nourriture, les fêtes, l’architecture… la pluie ?
J’ai vraiment adoré l’architecture et la culture parisienne. Les monuments là-bas sont tellement fantastiques, mais aussi assez inégaux. Et comme j’aime bien manger, j’ai vraiment kiffé essayer plusieurs restaurants quand j’y étais. J’ai aussi adoré le fait que les Parisien·ne·s commencent à faire la fête tard dans la nuit. Oh et aussi, j’ai adoré le fait de voir tant de gens assis en terrasse. Je pense qu’il est important d’interagir les un·e·s avec les autres, donc c’était génial de voir tant de gens dehors malgré la pluie.
Ce n’est pas la même chose à New York ou LA…
Non, là-bas quand il pleut tout le monde reste à l’intérieur [rires, NDLR] !
La mode, la musique… après tout ça, dans quel secteur aimerais-tu t’épanouir par la suite ?
J’aimerais vraiment voyager plus. Je pense que plus je voyagerai, plus je serai inspirée pour créer différents types d’art.
Et dans quels pays ou quelles villes voudrais-tu aller ?
Je dirais Londres ou Tokyo. Là-bas, ils ont vraiment une autre vision de la mode et c’est fascinant. Singapour également, tu y es déjà allé ?
Jamais, mais Tokyo, c’est le voyage de mes rêves ! Maintenant, parlons un peu de cinéma… C’est ton truc ? Est-ce que ça te plairait de jouer dans un film ?
Oui, j’aimerais trop jouer le rôle d’une méchante. À vrai dire, j’ai déjà joué dans quelques séries télé. Avec ce bagage d’actrice, j’aimerais vraiment jouer le rôle d’un super-vilain de DC ou Marvel. Ça pourrait être cool !
Et c’est qui ton ou ta méchante préférée ?
Ma méchante préférée, c’est Raven Darkhölme, aka Mystique. Il y a quelques années, je me suis même déguisée en elle pour Halloween !
J’ai vu aussi que tu faisais de la peinture, et plutôt bien même !
Merci ! J’aime vraiment la peinture oui, ça me fait carrément oublier la vie et le quotidien, c’est comme une thérapie. J’ai commencé à peindre pendant le confinement et j’ai recommencé récemment. J’aime vraiment mélanger les couleurs, ça me permet de donner vie à mes pensées.

Robe à bretelles, Aniye Records. Boucles d’oreilles Lucent et collier Hyperbola, Swarovski.
Revenons-en à la musique : j’aimerais parler de ton single « Best Friend » avec Doja Cat. C’est ton plus gros succès selon toi ?
« Best Friend », « Icy Grl » et « My Type », j’ai l’impression que ce sont les trois singles qui reviennent en fonction d’où je me trouve et du type de public qui va avec. Mais pour parler spécifiquement de celui-ci, je suis vraiment contente que Doja ait accepté de figurer dans le clip. On l’a tourné sur deux jours et ça reste l’une des vidéos les plus amusantes que j’ai eu à faire. Et elle n’aurait pas pu voir le jour sans le talent du réalisateur, Dave Meyers.
Puisqu’on parle de « Best Friend », parlons un peu d’amitié : quelle place occupe-t-elle aujourd’hui dans ta vie ?
L’amitié, c’est quelque chose de très important pour moi. Il y a une personne qui joue un rôle très important dans ma vie : ma cousine. Je me sens comme sa jumelle, et passer du temps avec mes ami·e·s, c’est un excellent moyen pour moi de me déconnecter du lifestyle de dingue dans lequel la musique m’a propulsée.

« Je veux faire de mon album un moment marquant de l’histoire de la musique et de l’histoire de l’art. »

Tu as samplé le morceau « Barbie Girl ». En France, Booba, le plus gros rappeur du pays, l’a samplé aussi. Tu me permets de te faire écouter le morceau ?
Oui si tu veux, mais sache que je ne suis pas une Barbie Girl, plutôt une Icy Girl !
Pour en revenir au morceau, même si je ne comprends pas les paroles, j’adore le beat. Clairement, je pourrais m’ambiancer dessus.
Pour finir, quelques questions rapides à propos des sons que tu écoutes : le morceau que tu écoutes quand tu es heureuse ?
« Richtivities » !
Le morceau que tu écoutes quand tu es triste ?
« Richtivities » aussi parce qu’il me donne envie de retrouver le bonheur et de faire de l’argent.

Collier Hyperbola, collier et clou d’oreille Idyllia et pendentif Swan, Swarovski.
Le morceau que tu écoutes le plus en ce moment ?
En ce moment, je suis dans une grosse vibe afrobeat avec du Burna Boy, du Wizkid, et Ayra Starr…
Peux-tu me dévoiler quelques détails à propos de ton premier album à venir ?
D’après mon expérience à la Fashion Week, une chose que je peux dire à propos de mon album est que lorsque tout sera en place et construit, je voudrais le vendre comme une œuvre d’art. Je ne suis pas encore sûre de ce à quoi il ressemblera, mais ce que je sais, c’est que je veux en faire un moment marquant de l’histoire de la musique et de l’histoire de l’art.
Outre l’album, quels sont tes autres projets pour cette année ?
Je prévois de faire davantage d’acting. J’ai tourné quelques trucs pour la télé l’an dernier, donc je veux aller plus loin. Je dirais donc que la musique et le cinéma seront mes principaux objectifs pour 2024. Ça, et le voyage évidemment !
Et où te vois-tu dans 10 ans ?
Je dirais juste que je veux être cohérente, toujours en phase avec mon art et ma créativité.

Robe translucide, Diesel. Boucles d’oreilles et bague Lucent, collier et bracelets Matrix Tennis, bracelet Millenia Octagon, Swarovski.
Pour finir, as-tu un dernier message à faire passer ?
Je voudrais remercier Paris pour ces bons moments et j’ai vraiment hâte de revenir. Je le redis, mais il y a tellement de choses ici qui m’ont inspirée et qui vont me permettre de devenir une musicienne et une artiste en général. J’adore Paris, je me suis éclatée et j’ai vraiment hâte d’y retourner. Le shooting pour la couverture de votre magazine était probablement l’un de mes préférés parmi tous ceux que j’ai faits. Le créateur d’Antidote et le photographe ont été géniaux, j’ai qu’une hâte c’est de voir les images et le résultat final !
Si tu aimes Paris et le magazine, la capitale et Antidote t’aiment aussi Saweetie !

Cliquez ici pour commander le numéro printemps-été 2024 d’Antidote, dont ces photos et cette interview sont issus. 

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