Karmique Kali

Article publié le 1 octobre 2020

Texte : Naomi Clément. Article extrait d’Antidote Karma Issue Hiver 2021-2022. Photographe : Lee Wei Swee.  Stylisme : Yann Weber. Coiffure : Malcolm Robinson. Maquillage : Ivan Nunez. Manucure : Lila Robles. Coordinateur mode : Nikita Radelet. Production : Richard Knickerbocker, Malcolm Duncan & Fabien Colas @ Virgin Soil.

En une poignée d’années, l’Américano-Colombienne Kali Uchis s’est imposée comme l’une des artistes les plus fascinantes de sa génération. En cause ? Une musique ensorcelante qui conjugue héritage et modernité à la perfection, tout en transcendant les barrières culturelles.

En 2012, Kali Uchis quitte son domicile familial pour vivre à l’arrière de sa Subaru Forester. Elle a 17 ans, multiplie les petits boulots et rêve de devenir artiste. C’est durant cette période de grande incertitude qu’elle donne vie à Drunken Babble (2012), une première mixtape qui expose son R’n’B si singulier, aussi rétro que langoureux. Moins d’une décennie après ses modestes débuts, Karly-Marina Loaiza (son nom à la ville) est aujourd’hui l’une des chanteuses américaines les plus scrutées du moment. Adoubée par Snoop Dogg, Lana Del Rey, Diplo ou encore Tyler, The Creator, que l’on retrouvait sur son premier album Isolation (2018), elle a été propulsée sous le feu des projecteurs en 2020 avec Sin Miedo (del Amor y Otros Demonios), un deuxième album en hommage à ses racines colombiennes. Porté par l’envoûtant « telepatía », ce disque entre soul, reggaeton, pop et boléro a battu de nombreux records, faisant de Kali Uchis la première femme en 10 ans à s’imposer en pole position du classement « Hot Latin Songs ». Une consécration due à des années de labeur, ainsi qu’à « un bon karma », selon l’intéressée, qui prépare actuellement son troisième disque. Rencontre.
ANTIDOTE : Tu as été couronnée de succès ces derniers mois. Ton deuxième album Sin Miedo (del Amor y Otros Demonios) a connu un succès phénoménal et tu as remporté le Grammy Award du meilleur titre dance pour ta collaboration au morceau « 10 % » de Kaytranada… Comment vis-tu tout cela ?
KALI UCHIS : Je suis extrêmement heureuse et aussi très fière ! Toutes ces récompenses m’ont beaucoup motivée et j’ai déjà hâte de voir ce que l’année prochaine me réservera. Je suis également ravie qu’Antidote m’ait donné l’opportunité d’être la cover girl de ce numéro. Tout va donc pour le mieux [rires, NDLR] !
À mes yeux, le succès que tu rencontres aujourd’hui est dû au fait que tu as vraiment réussi à créer une esthétique musicale singulière. Il y a clairement un « son Kali Uchis », que l’on reconnaît immédiatement et à travers lequel tu as fait fusionner toutes tes influences, issues de ta double culture américano-colombienne…
C’est vrai que j’ai grandi avec plein d’influences différentes et que par conséquent, une infinité de genres m’inspirent. D’un côté, il y avait des artistes comme N.E.R.D, Missy Elliott ou Aaliyah et de l’autre, beaucoup de musique colombienne, avec des chansons de boléro, de perreo… C’est pour ça qu’il était très important pour moi de faire un deuxième album en espagnol, ma deuxième langue, en y mêlant tous ces styles musicaux.
Kali Uchis : Pull et jupe, Fendi.
As-tu redouté la réaction de tes fans ou de ton label au moment de prendre cette décision ?
Non, parce que je n’ai jamais fait de la musique pour les autres. J’ai commencé à sortir des morceaux parce que c’était quelque chose que j’aimais faire pour moi, au même titre que réaliser des petits clips, faire du collage, de la photo, des courts-métrages ou concevoir des vêtements… Plus jeune, je voulais être une artiste au sens large, mais je n’ai jamais fait de musique dans le but de devenir une superstar. Le fait que je ne me sois jamais mis de pression vis-à-vis de ma notoriété m’a donc permis de faire ce choix sans me poser de questions. Quand j’ai sorti Isolation, en 2018, je me suis dit : « C’est mon premier album et à travers lui, je veux montrer que je peux travailler avec plein d’artistes différent·e·s. » Mais avec Sin Miedo, j’avais le sentiment de ne rien avoir à prouver à personne. J’ai simplement pensé : « Okay, j’ai déjà sorti mon premier disque, je veux juste faire ce que j’aime maintenant, en le faisant avec le cœur. » Je me foutais de la façon dont ce serait reçu. Ceci dit, mon label m’a clairement fait savoir que je devrais me débrouiller si je décidais de sortir un album en espagnol, que je n’aurais aucun budget pour le marketing, les clips… donc ça a été décourageant, c’est vrai. Mais pour autant, je n’ai jamais eu peur. J’ai composé Sin Miedo en me fiant à mon intuition et c’est pour cette raison que je suis aussi fière du succès qu’il a rencontré. Les artistes devraient toujours suivre leur instinct, sans jamais se compromettre pour une histoire de budget. À mon sens, l’art ne doit jamais être créé dans le but de vendre ou de plaire au plus grand nombre. On ne devrait jamais faire de musique pour cette raison.
Qu’avais-tu en tête durant le processus de composition de Sin Miedo ?
L’idée de ce projet était double. D’une part, montrer la façon dont j’avais évolué en tant que chanteuse depuis Isolation ; et d’autre part, rendre hommage à toutes les musiques colombiennes qui m’ont influencée en grandissant, dont je parlais à l’instant. J’ai donc davantage joué avec ma voix et j’ai aussi intégré beaucoup plus de reggaeton, de perreo, de boléro et de pop latine, un genre que j’ai beaucoup écouté quand j’étais plus jeune. J’avais envie que les gens soient fiers de la culture latina, tout en montrant qu’elle ne se résume pas au reggaeton – le style musical le plus populaire à la radio.

« Je n’ai jamais été la fille populaire à l’école, j’ai eu du mal à me faire accepter par ma famille… La plupart du temps, ma musique parle de ça : du fait de s’accepter telle que l’on est, même lorsqu’on se sent marginale. »

D’où le clip de « telepatía », tourné dans la ville de Pereira, en Colombie, où ton père a grandi ?
Exactement. J’ai le sentiment que les gens ne sont pas très fiers de leur barrio [quartier, NDLR], qu’il y a beaucoup de honte et d’embarras à ce propos. En ce qui me concerne, je viens d’une famille modeste, issue de la classe moyenne, qui a toujours revendiqué ses origines et sa culture. J’ai eu envie de partager cette approche et que les filles qui vivent toujours dans ces quartiers se sentent fières. Quand je retourne à Pereira, où j’ai passé énormément de temps, les locaux·les m’interpellent en me disant : « Oh mon Dieu, mais tu viens d’ici ?! ». Et je vois que ça leur donne de l’espoir, qu’ils·elles sont heureux·ses de voir qu’une personne qui a erré dans les mêmes rues qu’eux·elles est aujourd’hui devenue l’une des femmes colombiennes les plus puissantes du monde. Que les gens comprennent qu’ils peuvent se sentir glamour, beaux et forts en marchant dans leur quartier, c’était la motivation première du clip de « telepatía » et de l’album tout entier.
J’ai l’impression que chaque clip tiré de Sin Miedo avait d’ailleurs un but bien précis.
C’est vrai. Le clip de « la luz (Fín) » met davantage l’accent sur ma bisexualité, par exemple. J’avais envie de montrer que je ne me résume pas à une seule étiquette. Celui de « Aquí Yo Mando » souligne quant à lui la puissance féminine. Ce qui relie tous les clips de Sin Miedo entre eux, c’est d’ailleurs cette idée de fierté et d’empowerment, que j’avais envie de transmettre à mes fans. Ma fanbase est composée de personnes issues de tous horizons, qui se sont toujours senties comme des outsiders, comme moi. Je n’ai jamais été la fille populaire à l’école, j’ai eu du mal à me faire accepter par ma famille… La plupart du temps, ma musique parle de ça : du fait de s’accepter tel·le que l’on est, même lorsqu’on se sent marginal·e.
Kali Uchis : Veste et chaussures, Rick Owens.
Le titre « telepatía », l’un des plus grands succès de Sin Miedo, est traversé par le thème de la spiritualité. Occupe-t-elle une place importante dans ta vie ?
J’ai découvert la spiritualité assez jeune, le jour où j’ai compris que mon corps et mon esprit étaient deux entités à part entière. Une fois que tu comprends ça et à quel point il est tout aussi primordial de nourrir l’un que l’autre, il devient plus facile de naviguer sur le fleuve de la vie et de se connecter à toutes les facettes de sa personnalité. Les gens ont tendance à se définir en se basant sur des catégories prédéfinies, du genre : « Suis-je un·e skateur·se ? Un·e cheerleader ? Un·e latino·a ? ». Cependant, quand tu réalises que cette classification a été mise en place par la société, tu comprends bien mieux le caractère multidimensionnel de ta personne. Le fait que tu sois de telle ou telle couleur de peau, ou que ta personnalité soit comme ci ou comme ça, ne veut absolument pas dire que tu dois faire ce genre de musique, ou que tu dois t’habiller de telle façon… Mon rapport à la spiritualité m’a offert la liberté de m’exprimer comme je l’entends. C’est pour ça que je ne me suis jamais limitée dans ma musique, que ce soit en termes de genre, de langue, de stylisme… Il m’a permis d’évoluer continuellement sans jamais me sentir obligée d’incarner un être unidimensionnel. Nous sommes des êtres multidimensionnels, il faut l’accepter.
La musique constitue-t-elle une forme d’énergie à tes yeux ?
Tout à fait ! Et à mon sens, si les artistes sont uniquement guidé·e·s par leur désir de réussir, par la façon dont ils·elles vont vendre leur musique, cette énergie ne peut pas circuler et toucher les gens. Je ne crois pas aux choses trop mécaniques ou planifiées. À mes yeux, l’art est une transaction spirituelle. Et quand je fais de la musique, il y a toujours une intention très sincère derrière. J’ai fait « telepatía » pour rendre hommage à la pop latine que j’écoutais plus jeune, je l’ai vraiment fait avec le cœur. Personne ne s’attendait à ce qu’il devienne un single aussi fort, donc personne n’a voulu miser d’argent dessus pour faire un clip ou augmenter ses chances de passer à la radio. Quand il a commencé à prendre de l’ampleur de lui-même, tout le monde était très surpris, parce que ce genre de phénomène n’arrive même pas aux artistes mainstream, dont les budgets sont illimités ! Le single s’est imposé en haut des charts tout seul et il a battu des records sans aucun clip [une vidéo a cependant été tournée dans un deuxième temps, NDLR]. Je pense que si ce titre a réussi à parler à autant de monde, c’est parce que je suis vraiment entrée en communication avec Dieu en le faisant. J’essaie de faire ça avec tous mes morceaux, mais je ne suis qu’un être humain, donc les choses ne peuvent pas toujours être parfaites [rires, NDLR].

« Si tu es une bonne personne, que tu restes fidèle à toi-même et que tu fais toujours de ton mieux, le bon karma paiera. »

Tu as un jour expliqué que le succès de « telepatía » était dû à un « bon karma ». Tu crois donc à ce concept ?
Oui, beaucoup. Et je crois que le karma peut prendre plein de formes différentes. Il y en a dont on hérite de nos ancêtres par exemple ; il y a de bons et de mauvais karmas. La plupart des gens pensent souvent au mauvais karma d’ailleurs, en disant des choses du style : « Ne fais pas ça, sinon le karma te le fera payer », et donc ils en ont peur. Mais à mon sens, il ne faut pas le craindre, parce que si tu es une bonne personne, que tu restes fidèle à toi-même et que tu fais toujours de ton mieux, le bon karma paiera. En ce qui me concerne, ça fait un moment que je travaille, que je suis fidèle à moi-même… Et même s’il m’est arrivé de me sentir découragée – notamment par les gros·ses chanteur·se·s mainstream, qui ont tendance à voler le travail des artistes plus « niches »… –, j’ai toujours su que le karma me le rendrait. Qu’un beau jour, toutes les choses compliquées par lesquelles je suis passée, personnellement et professionnellement, finiraient par payer. C’est ce que j’ai vécu avec « telepatía ». Et j’espère que tous·tes les artistes qui font de la musique depuis longtemps et qui se sont parfois senti·e·s démoralisé·e·s finiront par vivre ce genre de moment.
Avec « telepatía », tu es entrée dans le top 40 du Billboard et surtout, tu es devenue la première femme de ces 10 dernières années à t’imposer en pole position du classement « Hot Latin Songs » ! Comment as-tu réagi en apprenant la nouvelle ?
J’ai hurlé [rires, NDLR] ! Parce que c’est une chose de faire un tube ou de créer un morceau qui devient viral sur TikTok ; mais c’en est une autre de s’inscrire dans le top 40 du Billboard quand on est considérée comme une artiste de niche et d’être la première femme en haut du classement « Hot Latin Songs ». Avec ce morceau, je suis entrée dans l’Histoire. Donc je suis extrêmement fière, heureuse et reconnaissante de cette opportunité qui me permet non seulement de représenter ma culture colombienne, mais aussi d’inspirer d’autres femmes. Et de leur montrer qu’on n’a pas besoin d’hommes sur nos morceaux pour connaître le succès.
Kali Uchis : Pull et jupe, Fendi.
De mon point de vue, après Shakira et avant toi, il n’y a pas vraiment eu de grande figure féminine issue de la culture latino-américaine sur le devant de la scène mainstream… As-tu l’impression de t’inscrire dans ses pas ?
Shakira, qui est aussi colombienne, m’a énormément inspirée quand j’étais plus jeune. J’ai toujours trouvé qu’elle était une incroyable performeuse (elle avait des pas de danse phénoménaux !), j’admirais sa philanthropie, sa façon de représenter les femmes latino-américaines. C’est aussi elle qui m’a donné envie de faire mon deuxième album en espagnol. D’ailleurs, j’imagine qu’à son époque, beaucoup de gens ont dû tenter de la décourager en lui disant que le fait de sortir un disque en espagnol allait être comme un pas en arrière dans sa carrière, elle qui était déjà installée dans le paysage américain, et j’admire cette prise de risque. Elle m’a motivée à prendre cette même décision, à me dire : « Voilà qui je suis, voilà l’héritage que j’ai envie de laisser, voilà ma mission. » Car à mes yeux, je ne suis pas bilingue et latino-américaine pour rien. Dieu m’a faite ainsi dans un but bien précis. Et ça aurait été fou d’ignorer cette autre partie de moi pour une simple histoire de ventes ou de marketing. Il était évident que je devais montrer toutes les facettes de ma personnalité, comme Shakira l’a fait avant moi.
Au-delà de ta musique, l’imagerie que tu as créée tout autour occupe également une place très importante dans ton œuvre. Tu es d’ailleurs très impliquée dans la réalisation de tes clips, dans ton stylisme… Comment travailles-tu là-dessus ?
Je me suis toujours considérée comme une artiste visuelle. J’ai toujours aimé réaliser des vidéos, développer mes propres photos, faire des collages et m’exprimer à travers différents arts visuels. La musique s’inscrivait en parallèle de ça. J’écrivais mes chansons, je chantais, je jouais du piano, du saxophone, j’ai intégré plusieurs groupes de jazz… Et à un moment donné, j’ai croisé les deux, l’image et la musique. Pour tout te dire, j’ai décidé de faire ma première mixtape parce que j’avais envie de faire des clips ! Donc oui, l’image joue un grand rôle dans ma musique. Et je pense que j’ai réussi à me construire une identité visuelle très forte.
Tes collaborations ont été très éclectiques depuis tes débuts et t’ont également permis de te démarquer. Tu as travaillé avec Snoop Dogg, Jhay Cortez, Jorja Smith, Bootsy Collins, Reykon, Gorillaz, Tyler, The Creator, Daniel Caesar ou encore Rico Nasty…
J’adore bosser avec d’autres artistes et j’apprécie en effet qu’il y ait une vraie diversité dans mes choix de collabs, que ce soit en termes d’univers musical ou de notoriété : j’aime autant travailler avec des icônes qu’avec des noms émergents. J’ai d’ailleurs une collaboration avec une légende de la musique latine qui arrive… Récemment, j’ai par ailleurs travaillé avec SZA : je lui ai écrit son premier morceau en espagnol, qui devrait sortir très bientôt. J’ai aussi collaboré avec Don Toliver, que je respecte énormément et que je trouve incroyable. Et je devrais prochainement m’associer de nouveau avec Tyler ! De manière générale, j’aime travailler avec des gens en qui j’ai confiance et dont je suis proche dans la vie de tous les jours.
Qui trouve-t-on tout en haut de ta wishlist pour une collaboration ?
Je ne peux pas en parler parce que… je crois que c’est justement en train de se faire [rires, NDLR].
Peux-tu nous en dire plus sur tes prochains projets ?
Il y en a deux sur lesquels j’ai énormément bossé au cours de ces derniers mois. Tout d’abord, ma toute première collection de denim et de lunettes de soleil, qui devrait sortir sous peu. Et surtout, mon troisième album, sur lequel je travaille tous les jours en ce moment. Je n’ai pas encore de date de sortie, donc je ne peux pas en dire beaucoup plus… Mais vous en saurez plus très bientôt, c’est promis !

Les plus lus

Antidote Box : la nouvelle formule éditoriale d’Antidote

Après avoir célébré les 10 ans d’Antidote, nous proposons désormais une nouvelle formule éditoriale contenue au sein de cette box eco-friendly et entièrement biodégradable.

Lire la suite

Poppy renaît sous la forme d’un papillon dans une vidéo énigmatique

À l’occasion de l’annonce de la sortie le 24 septembre prochain de Flux, un nouvel album qu’elle a voulu radicalement différent de ses trois précédents opus, la chanteuse américaine Poppy dévoile une vidéo toute aussi énigmatique qu’envoûtante. Mi-humaine, mi-papillon, elle y met en scène sa renaissance et s’y présente plus que jamais comme une créature insaisissable en mue constante.

Lire la suite

5 rappeuses hispanophones à suivre de toute urgence

Basées en Argentine, aux îles Canaries ou à Madrid, ces artistes font évoluer le rap latino et contribuent à l’exporter à l’international. Leur nom ? La Joaqui, Nathy Peluso ou encore Ptazeta. Présentations.

Lire la suite

Albums posthumes : sacralisation des artistes ou cash machines ?

Prince, Bashung, DMX ou encore Nipsey Hussle : en 2021, de nombreux albums posthumes devraient voir le jour, prolongeant l’héritage laissé par ces artistes parti·e·s trop tôt. Mais que sait-on réellement de la fabrication des disques posthumes ? Qui décide de les sortir ? Selon quels dispositifs ? Et surtout, au bénéfice de qui ?

Lire la suite

D’Aya Nakamura à PNL : comment les artistes musicaux·les transforment la langue française

« Pookie », « Igo », « moula »… La popularité inédite du rap francophone donne lieu à un renouvellement linguistique abondant.

Lire la suite

Newsletter

Soyez le premier informé de toute l'actualité du magazine Antidote.