Hamza : « J’arrive à un âge où on a envie de faire des enfants »

Article publié le 14 avril 2023

Texte : Ouafae Mameche Belabbes. Photographe : Daniel Roché. Directeur de Création : Yann Weber. Styliste : Nikita Vlassenko. Coiffure : Olivier Adje. Maquillage : Anna Sadamori. Set Designer : Alexandre Roy. Production : Aurea Productions. Assistant Photographe : Kader Bennacer. Post-Production : Nitty Gritty Berlin. Assistant Styliste : Liam Derouiche.

Il aura fallu de longues années à Hamza pour imposer son style de rap chanté, teinté d’anglicismes et voguant entre lourdes sonorités américaines et vibes ensoleillées. À l’aube de la trentaine et au sommet des charts suite à la sortie de son album « Sincèrement », en février dernier, l’artiste belge a discuté de ses évolutions musicales et personnelles, de l’importance qu’il accorde à la vie familiale  et de ses aspirations pour le futur, avec la journaliste musicale Ouafae Mameche Belabbes.

Ouafae Mameche Belabbes : Salut Hamza, tu vas bien ? Merci de nous accorder du temps alors que tu es en déplacement.
Hamza : Salut, ça va tranquille et toi ? C’est cool, pas de souci.
Tu es parti en vacances ?
Non, je suis juste en week-end avec la famille.
Je me disais que tu avais peut-être besoin de repos après la sortie de ton album. Comment tu te sens d’ailleurs, un mois plus tard ?
Je suis très content, c’est que du plaisir. Je suis surtout très content des retours qui étaient assez ouf en fait !
Tu t’attendais à des retours comme ça ?
Peut-être pas comme ça. Je m’attendais à de bons retours, mais là c’était quand même assez bien quoi.
Hamza : Tenue, Prada. Sneakers, Nike Air Max Pulse.
Et selon toi c’est dû à quoi ?
Je pense que c’est dû à tout le taf en amont de cet album, dont tous les featurings avec des artistes qui m’ont fait connaître à plus d’auditeurs, comme « Fade up » avec SCH et Zeg P. C’est un morceau qui a vraiment bien fonctionné, qui a tourné en radio, qui m’a ouvert à un public différent et a créé une attente. Et ça faisait longtemps que je n’avais pas sorti d’album, donc je pense que les gens m’attendaient.
Tu as bossé cet album pendant le confinement, c’est ça ?
Ouais c’est ça, durant cette période j’ai surtout bossé la partie de l’album qui est un peu plus introspective. Je m’étais retrouvé un peu seul on va dire, j’étais dans le mood. Et j’ai ensuite travaillé la deuxième partie, qui est plus festive, pendant l’été.
Tu penses que tu aurais eu ces introspections sans le confinement ?
Je pense que la situation m’a aidé et je suis peut-être aussi à un âge où on réfléchit plus. Mais c’est clairement le mood que j’avais pendant le confinement.
Hamza : Veste, Ambush x Nike. T-shirt, Y/Project.
Tu as plutôt bien vécu cette période alors.
Ouais, franchement, j’ai bien aimé le confinement parce que je sortais de la tournée de Paradise et j’avais beaucoup taffé, donc ça m’a permis de me reposer un peu, de passer du temps avec la famille et de faire beaucoup de musique, ça m’a fait du bien.
Tu fais de la musique tout le temps, ou ça t’arrive de prendre des pauses ?
Là, par exemple, je suis un peu forcé de ne pas faire de musique pour faire la promo de l’album, mais dès que j’ai un peu de temps, dès que je suis libre et que je suis à Bruxelles, je ne peux pas m’empêcher d’aller au studio et de faire de la musique. Surtout quand il n’y a que des belles choses qui arrivent, comme les retours sur cet album ; ça me motive encore plus.

Hamza : « Je ne côtoie pas non plus un million de personnes, je n’ai pas dix mille potes, je suis beaucoup avec mes cousins, mon frère, ma femme, ma mère, ma sœur, ma famille quoi. »

On sait que tu es marié, tu en parles un petit peu. Est-ce que tu as dû adapter ta vie professionnelle à cette nouvelle vie privée ?
Non, parce que c’est une fille qui est avec moi depuis longtemps, bien avant le mariage. On se connaît très bien et elle connaît mon taf, donc ma manière de fonctionner n’a pas changé. Le mariage, ça officialise notre relation, mais ça n’a jamais impacté ma manière de faire ma musique. Mais c’est clair qu’avoir une personne à ses côtés, ça aide.
Parfois, le mariage c’est juste pour faire plaisir à la famille.
Ouais voilà, il y a un peu de ça et… ouais, en réalité t’as raison, c’est vrai [rires, NDLR] !
Comment est-ce que tu fais pour protéger ta vie privée ?
Déjà, je ne poste pas beaucoup de choses de ma vie sur les réseaux, je ne montre pas trop ce que je fais, où je suis. J’essaie de vraiment profiter quand je suis avec la famille, sans forcément le montrer aux gens. C’est comme ça que j’arrive à la protéger. Et puis, je ne côtoie pas non plus un million de personnes, je n’ai pas dix mille potes, je suis beaucoup avec mes cousins, mon frère, ma femme, ma mère, ma sœur, ma famille quoi.
Hamza : Blouson, Amiri. Veste zippée, Ambush. Pantalon, Marine Serre. Lunettes, Louis Vuitton. Montre, Rolex. Sneakers, Nike Air Max Pulse.
Tu es le genre à te balader tranquillement dans les rues en Belgique ?
Ouais, mais un peu moins maintenant, en essayant de ne pas me priver non plus parce que j’aime bien aller au restaurant et faire un peu de shopping. Parfois, les gens me reconnaissent, on fait des photos et ça reste cool. Ils sont bienveillants et sans arrière-pensée.
Tu parles beaucoup de ta famille, on te sent très proche d’elle. C’est important pour garder les pieds sur Terre ?
Ouais, c’est important. Depuis que je suis tout jeune, j’ai toujours passé beaucoup de temps avec ma famille, comme mes cousins et mon petit frère, par exemple, parce qu’on a seulement deux ans d’écart, on a vraiment une bonne relation. J’ai toujours eu beaucoup d’amis aussi, mais avec le temps et le boulot que je fais, je vois de moins en moins les gens. Quand tu as un peu de temps, forcément tu le passes avec ta femme ou avec ta famille. J’ai de moins en moins de potes vu qu’on se voit moins. Et puis chacun fait sa life à un moment, tu vois, ça se fait naturellement.
Tu viens d’une famille très portée sur la musique ?
Ma mère aimait beaucoup Madonna, Whitney Houston, des artistes de ce genre-là. Ma grand-mère maternelle écoutait de la musique arabe, c’était une grande fan de Oum Kalthoum. Et mon père était un gros fan de R&B, des mecs comme Babyface, Keith Sweat, Jodeci, Blackstreet, il y en a plein que je pourrais citer, et c’est comme ça que j’ai découvert la black music en général, la soul, le R&B.

Hamza : « On sent mes influences rap quand je chante et on sent mes influences chant quand je rappe. Du coup, je ne sais pas dans quelle case me mettre. »

J’ai interviewé Monsieur Nov récemment qui parlait de toi lorsque je lui ai demandé la définition du R&B : « [Hamza] a des titres qui sont R&B, je sens qu’il a écouté ça toute sa jeunesse. Il y a des toplines, des riffs, les évolutions d’accords dans les mélodies : c’est du R&B. » Tu es d’accord avec ça ?
Ah, ça fait plaisir ! Ouais c’est vrai, j’ai écouté ça toute ma jeunesse et ça influence constamment ma manière de faire de la musique et de trouver des mélodies. Et ça me fait très plaisir que Monsieur Nov le dise et le reconnaisse.
Tu te qualifies comme un rappeur ou comme un chanteur ?
Ben, je n’arrive pas vraiment à me qualifier justement, je trouve ça assez compliqué parce que je kiffe les deux. Même si je fais plus de chant que de rap, on sent mes influences rap quand je chante et on sent mes influences chant quand je rappe. Du coup, je ne sais pas dans quelle case me mettre.
Ça ne te dérange pas d’être vu comme un lover ?
J’ai toujours kiffé faire de la musique de lover, parler d’amour et de femmes. Je le fais à ma façon, par moments je suis assez vulgaire dans mon approche, c’est mon côté rap et egotrip qui fait que j’ai une approche différente quand je fais du R&B. Mais ça ne m’a jamais dérangé d’avoir cette étiquette, au contraire, j’ai justement toujours kiffé avoir un public de meufs que j’ai acquis grâce aux morceaux R&B faits tout au long de ma carrière.
Tu te tiens au courant des sorties musicales ?
J’écoute moins de choses récentes mais j’essaie de me tenir au courant de tout ce qui se passe, je fais mes devoirs quand il y a des sorties. Récemment, j’ai écouté Zola, Maes, Djadja & Dinaz et du rap américain. Mais sinon, je ne trouve pas vraiment un truc que je kiffe de ouf en ce moment, donc j’écoute beaucoup de sons à l’ancienne.
Hamza : Blouson, Amiri. Veste zippée, Ambush. Pantalon, Marine Serre. Lunettes, Louis Vuitton. Montre, Rolex. Sneakers, Nike Air Max Pulse.
Justement, plus on avance dans ta discographie et plus on trouve de samples et de références à d’anciens morceaux. Tu es un peu nostalgique ?
Franchement, c’est vrai ça. Pourtant j’adore innover dans ma musique : c’est vraiment mon moteur, en studio j’aime me lancer des challenges. Mais quand il s’agit d’écouter du son, j’ai du mal, je n’écoute que des sons à l’ancienne que je kiffe, c’est vrai.
Est-ce que tu as ressenti le besoin de te diversifier pour innover ?
Bien sûr ! Moi je l’ai fait volontairement. Le fait de faire des featurings avec d’autres artistes m’a permis d’apprendre d’eux, de leur manière de faire de la musique en studio. J’ai appris de Niska, SCH, Damso et Tiakola. Écouter les albums des autres m’a aussi appris à savoir où je me situe par rapport à eux. Ce serait clairement égoïste de faire du son qui plaît juste à une niche, il faut un peu s’ouvrir à un moment, tout en restant cohérent avec ce que tu fais parce que le plus important c’est que ça me plaise avant tout à moi.
Tu arrives à mesurer l’influence que tu peux avoir sur les autres artistes ?
Oui, au sens où je vois qu’il y a beaucoup de jeunes artistes qui s’inspirent de ce que je fais. Je sens que j’en ai influencé pas mal parce que depuis que je fais de la musique, je vois plus d’artistes décomplexés d’utiliser la mélodie, d’essayer d’autres choses, et ça me fait franchement plaisir. C’était une de mes envies parce que je trouvais qu’à l’époque, avant que j’arrive avec mon style, c’était assez redondant, il y avait un complexe, toujours en mode rap à fond, sans vouloir faire d’autres tentatives. Là je trouve qu’on a réussi à dépasser ça, on arrive à un moment où les artistes essayent plus de choses.
À quel moment de ta discographie le public est devenu réellement réceptif ?
Je pense que c’est vraiment à partir du projet 1994 [sorti en 2017, NDLR] qu’il y a eu un déclic. Mais il a fallu du temps pour atteindre les scores que je fais aujourd’hui [Sincèrement s’est vendu à 40 000 exemplaires la première semaine, NDLR]. Il y a eu 1994Paradise, deux volumes de Santa Sauce et deux volumes de 140 BPM. J’ai l’impression que chaque projet sorti ajoutait une petite pierre à l’édifice, et les gens ont capté tout doucement.
Hamza : T-shirt, Louis Vuitton. Lunettes, Alan Crocetti.
Tu considères que ton meilleur album est Paradise, pourquoi celui-là ?
C’est un choix personnel parce que je l’ai fait dans un contexte difficile, j’avais perdu mon père à ce moment-là. C’est un album que je lui ai dédié parce que j’ai dû enchaîner et faire cet album juste après son décès. Je suis parti au Maroc pour l’enterrer et le fait d’y aller m’a inspiré, c’est pour ça que la direction artistique de Paradise est axée sur le Maroc.
Dans une interview, SCH disait : « La musique, ça coûte moins cher qu’un psy et ça baise moins la santé que de fumer du shit. » T’en penses quoi ?
[Rires, NDLR] Mais c’est vrai, il a raison !
La musique est une échappatoire pour toi ?
Ouais grave, et c’est thérapeutique. La plupart des gens qui font de la musique me le disent tout le temps, même au sein de mon équipe. Quand on se retrouve au studio, ça nous fait tous du bien, on arrive à débrancher, à déconnecter de notre vie réelle et à passer un bon moment en oubliant tout ce qui ne va pas. Même quand j’écoute un morceau ou un album, ça me donne des émotions, ça me fait du bien. La musique c’est magique !
En regardant ta discographie, on observe que tu mets toujours de toi dans ta musique. Ton projet H24 parle de ton quotidien, 1994 fait référence à ta date de naissance et tu viens de sortir Sincèrement. Surtout, tu as gardé ton vrai prénom sans avoir besoin d’un alter ego pour faire de la musique.
Ouais c’est vrai, c’est exactement ça ! Pour le prénom, ce n’est même pas fait exprès, ça coulait de source. J’aimais grave les artistes qui avaient gardé leur prénom et généralement, ce sont plus les artistes de raï, de chez nous, qui font ça.

Hamza : « J’arrive aussi à un âge où on a envie de faire des enfants, et quand tu regardes vers l’avant, tu te dis que putain c’est compliqué de faire des gosses et de les éduquer dans ce monde qui évolue un peu bizarrement. »

Et même parmi les rappeurs : Sofiane, Médine, Sadek, etc.
Ouais c’est vrai ! Et surtout, je n’avais pas envie de choisir un blaze et de le regretter dix ans plus tard. Au moins, ton prénom, t’es sûr de ne pas revenir dessus, donc je l’ai simplement gardé.
C’est une fierté de garder le prénom que tes parents t’ont donné ?
Ouais grave, t’es fier de qui tu es, tu n’essaie pas d’inventer une autre histoire.
Tu parles plus de toi sur certains morceaux de ce nouvel album. Ce sont des titres qui ont été difficiles à écrire ?
Pas forcément, c’est juste que je ne prenais pas la peine de le faire. Mais en vrai de vrai, ça commence à me plaire, donc ce n’est pas difficile. Je pense que je vais travailler sur ça, sur des vrais thèmes. À la base, je suis de l’école du rap américain, et le style que j’ai toujours kiffé c’est l’egotrip, fait par des mecs comme Future, Young Thug, Gucci Mane. Leurs morceaux ne sont jamais thématisés, sans grandes explications, c’est juste des sons festifs. Ça m’a toujours influencé, je voulais faire la même chose dans ma musique, mais avec l’âge et en grandissant, j’ai eu envie d’explorer de nouveaux thèmes, de plus parler de moi, et les gens aiment entendre ça au final.
Dans « Plus jamais la même », tu dis « J’ai la boule au ventre quand je vois ce monde. En fin de compte, j’préfère être un zombie », et dans « Sincèrement », tu dis que ce monde est lourd à porter. Est-ce que tu te questionnes plus sur tout ce qui se passe actuellement ?
Grave ! Ça fait réfléchir parce que là j’arrive aussi à un âge où on a envie de faire des enfants, et quand tu regardes vers l’avant, tu te dis que putain c’est compliqué de faire des gosses et de les éduquer dans ce monde qui évolue un peu bizarrement. Il y a de nouvelles histoires tous les jours, que ce soit chez nous en Europe, aux États-Unis, en Afrique, partout dans le monde. Ça pousse forcément à la réflexion.

Hamza : « Demain tout peut partir, je peux tout perdre et en vrai je m’en fous tant que j’ai ma famille, ma mère en bonne santé et que je suis en bonne santé aussi, c’est le plus important du monde. Le reste, ce n’est pas grand-chose. »

À quoi tu te raccroches pour garder espoir ?
Déjà, je suis croyant et tant que Dieu est là, je me raccroche à ça, à ma religion, à ma famille. En vrai, je me dis al hamdoulillah [Dieu soit loué, NDLR] parce que je ne suis pas quelqu’un qui va se plaindre, je suis quand même chanceux. Je fais ma musique et je gagne ma vie avec, alors qu’il y a des gens pour qui c’est plus difficile. En fait, quand je commence à réfléchir et que je ne suis pas bien, je me dis toujours qu’il y a pire, c’est ma technique pour relativiser et m’accrocher.
On sent clairement ce côté reconnaissant quand tu dis : « Je viens du fond, je n’ai jamais eu peur de passer de la lumière à l’ombre. »
Ouais c’est ça, je sais garder les pieds sur Terre. Même concernant les ventes d’albums, que ce soit mille, huit mille, neuf mille, c’est déjà bien de vendre. Comme je dis souvent : demain tout peut partir, je peux tout perdre et en vrai je m’en fous tant que j’ai ma famille, ma mère en bonne santé et que je suis en bonne santé aussi, c’est le plus important du monde. Le reste, ce n’est pas grand-chose.
Quelles sont les prochaines pierres que tu souhaiterais apporter à l’édifice de ta carrière ?
J’ai envie de gonfler mon profil à l’international, de faire des collaborations avec des artistes de ma trempe. Et pourquoi pas faire une tournée mondiale, c’est un truc que j’aimerais bien faire. Et puis juste continuer à faire kiffer les gens.
Hamza : Tenue, Loewe. Lunettes, Alan Crocetti. Sneakers, Nike Air Max Pulse.
Tu as fait des feats internationaux sur ton dernier album d’ailleurs, avec Offset et C Kay, ça doit t’apporter de la résonance.
Ouais, comme je disais, chaque move que je fais ouvre des portes. Cet album et ses ventes vont clairement me permettre de rencontrer d’autres gens, de me faire connaître auprès d’artistes américains ou africains, de faire des connexions avec eux et de continuer à créer de nouveaux morceaux.
T’imaginais un jour faire un feat avec Offset ?
Franchement, jamais ! Et quand j’ai vu sa réaction sur mes morceaux, j’étais choqué et content en même temps parce qu’il a vraiment kiffé de ouf !
Il a kiffé la prod de Ponko aussi. C’est intéressant de voir que les Européen·ne·s arrivent à impressionner les Américain·e·s et à apporter de la nouveauté.
Ouais, grave. Et en vrai, il y a toujours eu des Européens qui ont réussi à amener des belles choses aux États-Unis. Je pense à un mec comme OZ [beatmaker et producteur suisse d’origine turque, NDLR], qui a fait tous les gros hits de Drake et Travis Scott ces dernières années. Comme Tarik Azzouz aussi [producteur français qui a collaboré avec Eminem, Lil Wayne, Meek Mill ou encore DJ Khaled, NDLR]. Tout ça pour dire qu’à partir du moment où tu as les bons codes, les bonnes références, que tu as écouté de la bonne musique depuis que tu es jeune, et que tu vis vraiment ce que tu fais, ça se ressent forcément dans ce que tu crées !

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