Danse freaky et sexy moves : découvrez la nouvelle vidéo d’Antidote avec Candela Capitán et Nicolas Huchard

Article publié le 3 septembre 2021

Texte : Henri Delebarre.

À l’occasion du lancement de la Nike Air VaporMax 2021, conçue à partir de matériaux innovants et respectueux de l’environnement, Antidote a réalisé une vidéo mettant en scène cette sneaker comptant parmi les plus éco-responsables de la marque, avec les danseur·se·s et chorégraphes Candela Capitán et Nicolas Huchard. Une ode colorée au mouvement et à l’innovation green incarnée par deux artistes qui s’évertuent à faire bouger les lignes.

Vêtu·e·s de tenues colorées à l’esthétique nineties et arborant aux pieds différentes versions de la Air VaporMax 2021, les danseur·se·s Candela Capitán et Nicolas Huchard performent chacun avec leur style singulier dans la vidéo ci-dessous, réalisée par Antidote.

La nouvelle version de la Air VaporMax (un modèle initialement lancé en 2017) est aujourd’hui l’une des sneakers les plus sustainable de la marque au swoosh. Développée dans le cadre du programme « Move to Zero », à travers lequel Nike vise à atteindre le zéro carbone et le zéro déchet – en s’engageant notamment à alimenter ses installations avec 100% d’énergies renouvelables d’ici 2025, ou à réduire ses émissions carbones de 30% d’ici 2030, conformément aux accords de Paris –, la Air VaporMax 2021 adopte un nouveau design éthique et durable. Sportive et avant-gardiste, sa silhouette en Flyknit, une maille en polyester conçue à partir de bouteilles en plastique récupérées, se compose d’au moins 40% de son poids en matériaux recyclés. Elle repose sur une semelle Nike Air composée quant à elle pour moitié de matériaux upcyclés, tandis que sa semelle extérieure est constituée de Nike Grind, un matériau composite développé à partir de chaussures en fin de vie broyées dans une optique de revalorisation des déchets.
Cherchant à repousser les limites de la danse à travers leur travail respectif, Nicolas Huchard et Candela Capitán partagent avec la marque basée à Portland une passion pour l’innovation. Rencontres. 

CANDELA CAPITÁN

ANTIDOTE : Comment t’es-tu lancée dans la danse ?
CANDELA CAPITÁN : J’ai commencé à l’âge de 5 ans. C’est quelque chose qui m’a toujours accompagnée et qui m’accompagnera toujours. J’ai d’abord fait de la gymnastique artistique, puis de la danse classique au conservatoire jusqu’à mes 15-16 ans. Je viens d’une petite ville en Andalousie où il n’y avait pas de danse contemporaine, mais j’ai déménagé à Séville pour pouvoir en faire. Aujourd’hui, mon travail est moins académique et plus expérimental, il s’apparente davantage à de la performance.
Comme la danse, la mode a un rapport tout particulier avec le corps. Quelle relation entretiens-tu avec cette dernière ?
Mon premier job, c’était dans la mode. Beaucoup de mes ami·e·s et ma soeur travaillent dans ce milieu. Comme dans l’art en général, en mode comme en danse, tout est principalement une question d’énergie. C’est quelque chose d’abstrait.
Tes performances, comme « 2 girls 1 ride » ou « Mantis », ressemblent davantage à de l’art contemporain qu’à de la danse telle que le commun des mortel·le·s l’entend. Tu performes d’ailleurs à la fois sur scène et dans des galeries d’art…
La plupart des gens ne savent pas vraiment ce qu’est la danse contemporaine. C’est quelque chose de global. Tous les danseur·se·s contemporain·e·s font de l’art contemporain. On explore, on ouvre des portes, on réinvente des techniques et on essaie de transmettre notre vision du monde à travers nos mouvements.
Y a-t-il des artistes ou danseur·se·s que tu admires tout particulièrement ?
J’aime beaucoup Anne Imhof, qui est actuellement exposée au Palais de Tokyo, et ce que fait La Horde au Ballet national de Marseille.

Candela Capitán : « Je travaille avec les limites. J’essaie d’ouvrir les frontières entre danse et art. »

Pendant tes performances, tu bouges comme une machine, un insecte, comme quelque chose de presque inhumain. Tes chevilles se tordent et les mouvements que tu effectues semblent parfois douloureux. Essaies-tu de repousser les limites de ton corps ou de la danse ? D’en étendre la définition ?
Tout ça à la fois. Je travaille avec les limites. J’essaie d’ouvrir les frontières entre danse et art. Je travaille sur le concept de machine car nos corps se rapprochent de plus en plus des machines. Et je travaille avec des insectes parce que j’adorerais que la société soit plus proche de la nature.
Veaux, agneaux, poissons, escargots, insectes en tout genre… Tu publies beaucoup de photos d’animaux sur Instagram et n’hésites pas à en inclure dans tes performances, comme dans « Mantis », où tu restes enfermée pendant trois heures dans une boîte transparente, le corps recouvert de 25 mantes. Essaies-tu d’entrer en communion avec la nature via ton travail ?
Oui, j’essaie de montrer que nous sommes extrêmement déconnecté·e·s de la nature. Si nous regardions davantage les animaux, nous nous rappellerions que nous en sommes nous aussi. Dans « Mantis », je me devais d’être nue parce que les mantes le sont. Il ne s’agissait pas d’un choix politique, même si ça le devient peut-être sur les réseaux sociaux, à cause de la censure et parce que notre société n’accepte pas la nudité. Mais sur scène, ce n’est pas politique.
Es-tu sensible à la cause environnementale ?
Je pense, oui. Je travaille sur le concept de nature à travers mon art, c’est mon rôle en tant qu’artiste. Moins on est connecté·e·s à la nature, moins on est connecté·e·s aux gens, donc moins on prend soin les un·e·s des autres. Quand on est dans la nature, on médite et on se reconnecte à autrui.

NICOLAS HUCHARD

ANTIDOTE : Comment est née ta passion pour la danse ?
NICOLAS HUCHARD :
Mes parents sont passionné·e·s par la musique. Notamment mon père, qui est un grand mélomane, et qui me faisait danser quand j’étais petit. On se retrouvait en famille pour danser. Pour moi, c’est un moyen de communication. Quand j’avais 6 ans, ma maîtresse de CP, madame Corbin, a convoqué ma mère pour l’inciter à m’inscrire à une activité artistico-sportive, parce qu’elle me voyait toujours danser, faire la roue… De 6 ans à 10 ans, je suis donc allé dans une école de cirque, mais j’ai déménagé donc j’ai dû arrêter. J’étais déjà fan de mode à l’époque et je voulais à tout prix un kimono, je trouvais ça super beau, je voulais être un ninja. J’ai demandé à ma mère si elle pouvait m’en acheter un et elle m’a dit que pour ça il fallait que je fasse une activité qui corresponde à cette tenue. Je me suis donc inscrit au karaté, un art martial qui est en fait de la chorégraphie, et permet d’apprendre à découvrir son corps et son énergie. Vers 16 ans, ce qui est assez tard, je suis enfin entré dans une école de danse, à Paris, parce que je ressentais le besoin de m’exprimer par le mouvement. Puis j’ai commencé à faire des auditions et, de fil en aiguille, j’ai eu des jobs qui m’ont permis de prétendre au statut de danseur.
Tu collabores beaucoup avec le monde de la mode. La danse et la mode sont-elles intrinsèquement liées à tes yeux ?
La mode et la danse sont deux formes d’expression artistique. La danse donne à la mode une autre dimension. Par le mouvement, elle apporte de la vie au vêtement. On peut créer de la magie quand on allie ces deux formes d’art.
La danse est aussi une performance sportive qui peut être très physique, comme dans le cadre de la tournée « Madame X » que tu as effectuée au côté de Madonna. Que t’as appris cette expérience ?
Que le corps humain a ses limites. J’en retiens que pour tenir il faut beaucoup de rigueur et une hygiène de vie impeccable. En tant que danseur·euse·s, le corps est notre outil de travail, on doit donc y faire attention.
Envisages-tu ton corps comme une sculpture vivante ?
Complètement. J’adore changer de peau, transformer la personne que je suis. J’ai envie d’explorer les différentes personnalités que mon corps et mon esprit peuvent m’offrir, donc je suis en perpétuel renouvellement, en perpétuelle transition.
Voguing, jazz, classique, danse contemporaine… Tu maîtrises des styles très variés. Pourquoi un tel mélange ?
J’ai vraiment du mal à me cantonner à une seul personnalité, à une seule lecture de moi-même, et je pense que ça se ressent dans ma manière de danser. Le corps s’amuse tellement plus quand il peut explorer plusieurs pistes, plusieurs chemins chorégraphiques, plusieurs techniques. C’est très intéressant d’être toujours dans l’exploration.

Nicolas Huchard : « Pour moi, la liberté, c’est savoir se détacher du regard et du jugement des autres. »

Considères-tu la danse comme un outil politique ?
Oui, complètement. On a plusieurs phases dans une vie de danseur. On danse par besoin, parce qu’on aime ça, parce que ça fait du bien… Mais arrivé à un certain moment, et c’est aussi quelque chose que j’ai appris avec Madonna, en tant qu’artiste on se doit d’avoir un positionnement politique, moral, parce qu’on est regardé et écouté par de nombreuses personnes et on fait figure d’exemple pour les jeunes générations. On se doit donc de se battre pour les causes qui nous tiennent à cœur, d’être les porte-parole de quelques chose. Ça donne plus de force.
Y a-t-il justement un message particulier que tu aimerais faire passer à travers ta danse ?
On a longtemps vécu dans une société où il y avait beaucoup de modèles de perfection, où il fallait ressembler à ça, peser tant pour être parfait·e. Je pense qu’on peut être beau·belle n’importe comment. Beaucoup de gens parlent de la liberté sans vraiment savoir ce que c’est. Pour moi, la liberté, c’est savoir se détacher du regard et du jugement des autres. C’est ce que j’essaie de véhiculer dans mon art et j’espère que les gens arrivent à le percevoir.
T’arrive-t-il de puiser l’inspiration dans la nature pour les chorégraphies que tu crées ?
Oui ! J’adore danser en pleine nature, je trouve qu’elle nous insuffle une énergie forte. J’aime intégrer des éléments naturels dans ma danse et dans mes créations.
Y a-t-il des danseur·euse·s ou des artistes que tu admires particulièrement ?
Ma grande inspiration, c’est ma mère. C’est une incroyable danseuse. Elle m’a donné le goût de transmettre du plaisir par la danse. On a énormément besoin de se référer à des modèles en grandissant. Mais on a besoin de plus que nos parents. Et quand on grandit avec une couleur de peau différente en France, on a du mal à s’identifier aux gens qu’on voit à la télé par exemple. Tout le monde à une autre couleur de peau. C’est quelque chose qui a pu me faire souffrir à certains moments. Dans les séries ou les films que je regardais enfant, les Noir·e·s étaient tout le temps les bandits. Mais on n’a pas forcément envie d’être un bandit quand on est petit. C’est aussi pour ça que je fais ce métier, pour inspirer et être une figure positive pour les générations à venir. Aujourd’hui, ça change, mais il y a encore énormément de travail.
La Air VaporMax 2021 est disponible dans les magasins Nike et sur le site Internet de la marque.
Crédits vidéo : Musique : Chrissy E by TR/ST. Réalisateur et directeur de la création : Yann Weber. Talents : Nicolas Huchard & Candela Capitán. Styliste : Vanille Verloës. Coiffure : Olivier Schawalder. Maquillage : Dariia Day. Chef opérateur : Sebastien Tran. Assistant caméra : Antoine Vié. Chef électricien : Anthony Cornil. Assistante mode : Elvira Tiaou. Coordinateur mode : Nikita Radelet. Set design : System F. Design et Les Décors Papillon. Directeur projet : Thomas Delage. Co-production : Uturn PH et YouKnowMyName. Producteur·rice·s : Elisabeth Fabri et Guillaume Folliero de Luna. Directeur de production : Emeric Bagot – Metteur en scène : Alexandre Fabri. Post-production : St-Louis. Monteur : Etienne Penin. Effets spéciaux : François Gilguy et Audrey Alcover Martinez. Étalonnage : Sylvain Canaux. Studio : Studio LB. Remerciements à Hybra et Guillaume Vigneaux.

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