Sinéad Burke : « On doit être à la table des décisions »

Article publié le 30 septembre 2020

Texte : Raphaël Cioffi. Photos : Louie Banks. Stylisme : Oliver Volquardsen. Coiffure : Philippe Tholimet. Make-up : Tiziana Raimondo. Production : You Know My Name. Total looks : Gucci par Alessandro Michele.

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Activiste et écrivaine irlandaise de 1,05 mètre passionnée de mode et de design, Sinéad Burke milite en faveur d’un monde plus inclusif qui s’adapterait aux besoins de chacun·e. À travers cet entretien, elle revient sur l’importance d’offrir une voix à ceux·celles qui ne sont pas entendu·e·s dans l’espace public, explique pourquoi il est impératif d’intégrer les personnes issues des minorités à la table des décisions et raconte pourquoi sa petite taille fait sa force.

Regardez autour de vous. Vous êtes sûrement en train de lire cet article dans un environnement confortable. Maintenant, regardez mieux, les objets, les accès… et imaginez comment ce serait si vous mesuriez à peine plus d’un mètre. Beaucoup de ces choses qui facilitent la vie deviendraient un cauchemar. Je n’avais jamais vraiment pensé à ça avant de voir le TED Talk de Sinéad Burke, dans lequel elle invite ceux·celles qui fabriquent le monde à le créer avec plus d’inclusivité. Enfant, Sinéad ne comprend pas pourquoi rien n’est pour elle ni pourquoi elle ne voit personne de petite taille dans ces images de mode qu’elle aime tant. Elle décide alors de partager ces questions et sa passion sur un blog, grâce auquel elle impose d’abord sa voix, puis son corps. Au point de participer à deux étapes sacrées du milieu : monter les marches au Met Gala et faire la couverture du Vogue britannique. Aujourd’hui, son discours inspirant et bienveillant lui ouvre les portes des plus grandes maisons et des plus gros talk-shows. Elle participe activement au changement, notamment via son podcast, où elle parle mode et inclusivité avec des acteur·rice·s important·e·s du milieu (Alessandro Michele, Victoria Beckham…) ou dans son livre pour enfants, où elle les pousse à prendre leur place dans le monde.
ANTIDOTE : Commençons par le positif : c’est quoi, le bon côté, quand on est une personne de petite taille ?
SINÉAD BURKE : Je suis fière d’être petite, parce que sans ça, je serais une autre Sinéad. Ma personnalité, mes centres d’intérêt et certaines de mes compétences existent uniquement parce que je vis dans ce corps-là. Nous ne serions sûrement pas en train d’avoir cette conversation si je faisais la même taille que toi. Je ne me serais pas posé les mêmes questions sur la mode si j’avais pu m’acheter ce que je voulais quand je faisais du shopping, plus jeune, avec mes sœurs. J’ai une perception du monde unique grâce à ça. Et la plupart du temps, à vrai dire, j’oublie que je suis petite, c’est le monde qui me le rappelle. Je ne me vois pas, mais je vois que les choses autour de moi ne sont pas pensées pour moi. Je vois le regard parfois cruel ou curieux des gens, c’est ça qui me fait me sentir différente. Mais sinon, je dirais tout simplement que le meilleur côté d’être une personne de petite taille, c’est d’être moi.
Je ressens un peu ça parfois en tant que personne gay : l’impression d’être perçu à travers une seule caractéristique, qui est presque plus importante pour la personne en face que pour soi. Mais ce regard qui réduit peut aussi devenir une force, parce qu’il donne envie d’être plus.
Je suis d’accord. Et tu sais, je pense même qu’on a de la chance que notre différence soit visible. Moi, c’est d’être petite, toi peut-être que ça va être dans un ton ou un geste, mais dans les deux cas, la personne en face peut réaliser notre différence avant même qu’on la lui dise. Parfois, ça peut permettre à l’autre de mieux se comporter avec nous. Mais il y a aussi beaucoup de personnes dont la différence n’est pas visible : un problème de santé mentale, de dépression, de précarité, ne pas savoir lire ou écrire… On a tous·tes un combat. Et je pense qu’il faut qu’on prenne tous·tes du temps pour comprendre qu’il n’y a pas une personne idéale ou parfaite ou sans lutte, c’est juste qu’il y a des choses qui se voient plus que d’autres. Et aussi, il faut bien s’entourer : je suis fière d’être qui je suis, notamment parce que je suis entourée des bonnes personnes. Toi comme moi, on a appris à éloigner les gens qui ne nous acceptent pas, ils n’ont pas leur place à nos côtés.
Le pouvoir est souvent associé à une idée de grandeur, est-ce que la petitesse est perçue comme une faiblesse ?
Il y a toujours eu ces idées reçues oui, c’est culturel, mais ce qui est génial, c’est qu’elles sont toutes en train d’être remises en question. Par exemple, tout ce qu’il se passe dans le monde autour du mouvement Black Lives Matter est incroyable. Si on regarde dans la culture, justement, que ce soit dans les films, les livres ou même à la télévision, les Noir·e·s ont longtemps été représenté·e·s comme des personnes agressives ou en colère. C’est discriminant et surtout, c’est faux. L’identité fait partie de ce qui nous façonne, mais on ne peut pas réduire quelqu’un à ça. Tu peux être la plus grande personne au monde et être très vulnérable, comme tu peux être la plus petite et être super puissante. C’est la notion même de pouvoir qu’on doit déconstruire, qu’on s’enlève de la tête que le pouvoir, c’est une personne qui tape du poing sur la table, l’air sévère, presque méchant, qui dirige un gouvernement ou une entreprise, et probablement un homme, un homme blanc.
On a vraiment besoin de diversité aux postes de décision et de pouvoir, oui.
Regarde quelqu’un comme Jacinda Ardern, la Première ministre de la Nouvelle-Zélande. Elle redéfinit l’exercice du pouvoir autour de l’empathie et de la conscience. Ou quelqu’un comme Alexandria Ocasio-Cortez, qui est membre du Congrès à New York, elle comprend que ne pas parler juste pour elle, mais au contraire se faire la voix de celles et ceux qu’on n’entend pas dans ces espaces-là est quelque chose de puissant.
C’est ça, leur vraie différence : elles sont capables de représenter des gens qui ne sont pas elles.
Absolument. Le monde a longtemps été imaginé et construit par un seul groupe de personnes, qui l’ont fait à leur image, à partir de leurs besoins et de leurs envies. C’est pour ça qu’on est nombreux·ses à s’être senti·e·s vulnérables, marginalisé·e·s ou même exclu·e·s. Je ne pense pas qu’ils ont voulu exclure des gens délibérément, ils ne pensaient juste pas à nous. Mais au fil du temps, cette exclusion est devenue réelle et visible. C’est pour ça qu’il faut des personnes issues des minorités pour gouverner, diriger, designer… On doit être à la table des décisions.
Ça me fait penser à cette phrase de Barbara Butch, DJ militante lesbienne et grosse : « Les minorités, c’est la majorité. »
C’est ça, et les personnes qui ont des postes de pouvoir aujourd’hui ont une responsabilité, elles ont le devoir de laisser de la place à des gens qui ne leur ressemblent pas, qui ne réfléchissent pas comme elles. Pour créer une société qui soit pour tout le monde.
L’idée d’un monde inclusif, ne serait-ce qu’en termes de mode et de design, c’est compatible avec le modèle capitaliste ? Car il consiste avant tout à produire massivement pour vendre au plus bas prix et au plus grand nombre.
C’est un défi, mais ce n’est pas impossible. Déjà, même si j’adorerais que la démarche soit juste sincère, d’un point de vue économique, ce sont des marchés qui ont d’énormes potentiels. Les personnes en situation de handicap, par exemple, représentent un individu sur quatre aux États-Unis, un sur cinq au Royaume-Uni et en Irlande. Ça représente environ quatre milliards de dollars par an, que ces client·e·s peuvent et veulent dépenser. Mais la vraie question à se poser c’est : comment les faire participer au changement ? Comment les employer, faire en sorte que nos magasins leur soient accessibles, les faire devenir directeur·rice·s artistiques ou patron·ne·s de grandes marques. Ça nous ramène à ce qu’on disait sur le pouvoir : pourquoi faudrait-il avoir un physique particulier pour être le boss ? Je pense que tout ça n’est plus vrai, on doit élargir notre vision, pour que chacun puisse se dire : « Oui, ça peut être moi le boss. »

« Le monde a longtemps été imaginé et construit par un seul groupe de personnes, qui l’ont fait à leur image, à partir de leurs besoins et de leurs envies. C’est pour ça qu’on est nombreux∙ses à s’être senti∙e∙s vulnérables, marginalisé∙e∙s ou même exclu∙e∙s. Je ne pense pas qu’ils ont voulu exclure des gens délibérément, ils ne pensaient juste pas à nous. Mais au fil du temps, cette exclusion est devenue réelle et visible. C’est pour ça qu’il faut des personnes issues des minorités pour gouverner, diriger, designer… On doit être à la table des décisions. »

Je suis d’ailleurs quasiment sûr que si un grand patron devenait handicapé, on mettrait tout en place pour que tout soit adapté. Alors que s’il avait été en situation de handicap au départ, il n’aurait sûrement jamais accédé à ce poste.
C’est un automatisme très ancré : quand on pense aux personnes en situation de handicap, on ne pense pas à ce qu’elles peuvent faire, mais à ce qu’elles ne peuvent pas faire. C’est culturel. Il n’y a quasiment aucun·e handicapé·e dans les films ou à la télévision, et dans les quelques cas où ça arrive, l’acteur·rice qui l’incarne ne l’est pas. Ce n’est plus acceptable. On a besoin de voir des personnes handicapées dans la mode et dans la culture, mais aussi dans la politique, l’éducation… Pour changer la façon dont elles sont perçues, mais aussi pour que les jeunes personnes handicapées puissent se projeter dans ces endroits-là. Comme le dit cette phrase que j’adore : « If you see it, you can be it » [Tu peux devenir ce que tu vois, NDLR].
Toi-même, tu as eu un exemple quand tu étais plus jeune ou tu as dû l’inventer ?
Je n’ai pas envie de dire que je l’ai inventé, ce serait m’attribuer trop de mérite, mais quand je lisais Vogue, je feuilletais les pages en me disant que j’adorerais pouvoir faire ça et ça me paraissait impossible. Je ne voyais personne comme moi dans ce monde-là, dans aucune image de défilé, personne comme moi qui portait ces beaux vêtements. Quand j’ai commencé mon blog, ce n’était pas pour devenir mannequin ou je ne sais quoi, c’était juste pour prendre la parole, j’avais besoin d’un exutoire. Jamais je n’aurais pensé que ça deviendrait tout ça, c’est surréaliste. Mais le vrai succès, ce n’est pas d’être la première personne de petite taille à réussir dans la mode, mais de faire en sorte de ne pas être la dernière. L’équité n’est pas une tendance, c’est un processus d’éducation qui dure toute la vie. Je veux que d’autres personnes de petite taille fassent la couverture de Vogue, qu’elles soient aux défilés, aux réunions chez les marques, permettre à la prochaine génération de rêver plus grand. Le succès pour moi, ce n’est pas d’avoir la chance qu’on me crée des tenues splendides sur mesure, c’est de faire en sorte que de beaux vêtements existent pour tous les gens comme moi.
Tu as choisi de prendre la parole à travers la mode, pourquoi ?
Avant de travailler dans la mode, la plupart de mes vêtements venaient du rayon enfant et ils ne me ressemblaient pas. Je ne m’habillais pas avec ce que j’aimais le plus, mais avec ce qui me déplaisait le moins. Ça ne disait pas au monde qui je suis, je n’avais pas cette option. J’ai fait comme j’ai pu en accessoirisant, en personnalisant… Mais si on me voit habillée avec des pièces de marques qui défilent aux Fashion Weeks, ça donne une autre lecture de moi. Je me sens plus forte aujourd’hui aussi parce que je suis en mesure d’exprimer qui je suis à travers mes vêtements, de dire : « Je ne suis pas une enfant, je suis une adulte, je suis bien dans ma peau et je suis fière. » Et je peux dire tout ça juste avec mes looks.
Est-ce que les grandes marques devraient toutes créer des collections pour tous les types de corps ?
Il faut tendre à être le plus inclusif possible, même si c’est un défi, et en ayant plus d’ambition qu’une simple collection capsule. Ça n’est pas suffisant de proposer une poignée de vêtements, dans un recoin du magasin. Et surtout, il faut inclure les personnes concernées dans le processus de création, au lieu d’imaginer ce qu’elles veulent à leur place. Par exemple, pour les personnes qui portent des vêtements grandes tailles, il faut collaborer avec elles pour mieux comprendre quelles matières ou quelles techniques sont les plus adaptées, comprendre qu’un système d’aimant ou d’élastique peut être plus pratique pour elles qu’un zip. Et se demander : comment on rend ça beau ? Mais surtout, je pense que ce défi d’inclusivité ne peut pas se faire sans penser de façon écoresponsable. La mode pour tous·tes, oui, mais pas à n’importe quel prix.
Tu as déjà pensé à créer ta marque ?
J’y ai pensé, oui, mais aujourd’hui, je préfère agir au sein des marques existantes. Ma priorité est d’abord d’intégrer les grandes entreprises, pour éduquer des PDG, des designers et des équipes, leur apporter un point de vue nouveau qui les fera penser différemment. C’est là que doit s’opérer un vrai changement, parce que si moi je crée une marque pour les personnes en situation de handicap, pourquoi les autres se soucieraient-elles de cette question-là ?
Quand je parle avec des ami·e·s qui travaillent dans la mode, j’ai parfois une double sensation : tout le monde veut que ça change, mais personne n’a l’air de pouvoir réellement le faire. Je vois des gens sincèrement convaincus, mais aussi un peu vaincus. Qui a réellement le pouvoir de changer les choses ?
Le pouvoir intervient à plusieurs niveaux. Le plus évident est celui de ceux∙celles au sommet du système, les PDG, mais les directeur·rice·s artistiques et les designers ont eux·elles le pouvoir de choisir et façonner la vision créative d’une marque. Les gens de la communication, du marketing et des relations presse ont du pouvoir aussi, parce qu’ils·elles peuvent décider qui sont les ambassadeur·rice·s qui incarnent la marque. Parfois, le pouvoir, c’est tout simplement de poser la question pendant une réunion : « Est-ce qu’on ne pourrait pas faire ça de façon plus inclusive ? » Les jeunes étudiant·e·s en mode et design ont du pouvoir aussi, celui de choisir de faire les choses différemment, de montrer d’autres corps. Mais la personne avec le plus de pouvoir selon moi, c’est le·a client·e. En soutenant des marques inclusives, on crée un cercle vertueux qui incite les autres marques à le faire. Et même si on n’a pas les moyens d’acheter, on peut participer à la conversation en créant un blog, comme je l’ai fait, en partageant ses idées, ou même en partageant des publications de personnes issues d’une minorité, pour éduquer… Tout le monde peut avoir un impact.
Es-tu parfois en colère contre les gens qui ne prennent pas la parole, justement ?
Le vrai défi, déjà, avant de prendre la parole, c’est de s’éduquer. Parfois, il ne s’agit même pas de prendre la parole, mais d’amplifier la voix des autres. C’est ce qu’on a appris du mouvement Black Lives Matter : ce n’est pas forcément important que les Blanc·he·s parlent, mais plutôt qu’ils·elles donnent le micro, qu’ils·elles soient des allié·e·s. Par ailleurs, ça peut être difficile de faire entendre sa voix, tout le monde n’est pas égal face à ça, certain·e·s n’ont pas la confiance nécessaire ni même la capacité à exprimer un point de vue. Mais il y a plein de manières d’utiliser sa voix, et pas forcément de façon tonitruante sur les réseaux sociaux. Ça peut être la prochaine fois que tu fais un dîner avec des ami·e·s, et que tu entends quelque chose qui ne passe pas : est-ce que tu prends alors un moment pour reprendre ton ami·e ? Avant d’encourager les gens à prendre la parole, on devrait les pousser à s’éduquer, à mieux s’informer sur le monde et sur les changements qu’on doit faire. Et à apprendre à être un·e allié·e pour les gens issus des minorités.
Comment peut-on être un·e allié·e des personnes de petite taille ?
À nouveau, en s’éduquant avant tout. Lire, s’informer, suivre des personnes handicapées sur les réseaux sociaux, c’est un bon début. Il y a des livres brillants sur le sujet. Il y en a un qui vient de sortir qui s’appelle Disability Visibility par Alice Wong, c’est une collection d’essais écrits par des personnes en situation de handicap, qui racontent leur vie et leurs expériences. Une autre façon d’être un·e allié·e, c’est tout simplement de penser à nous. Par exemple, si tu es architecte et que tu travailles sur un nouveau centre commercial, pense à comment rendre les toilettes publiques pratiques et accessibles pour tout le monde. Si tu es journaliste et que tu fais un sujet sur les prochaines élections, disons, essaie d’interviewer aussi des personnes handicapées. Et pas uniquement pour leur handicap, mais pour leur avis critique personnel, leur vision subjective du monde. Avant, je posais souvent cette question : « Qui n’est pas autour de la table ? », qui m’a amenée récemment à une autre question : « Pourquoi ne sont-ils·elles pas là, et comment peut-on leur faire une place ? » S’éduquer, ça aide aussi à se poser les bonnes questions et à réaliser les défis qui existent aujourd’hui.
Comment on fait pour n’oublier personne ?
C’est difficile, et il y a toujours le risque d’oublier quelqu’un. Mais il faut provoquer l’inclusivité, parce que si on attend qu’elle arrive naturellement, ça risque d’être long. Certaines entreprises développent des postes spécialisés sur les questions d’inclusivité et de diversité. Dans la mode, c’est de plus en plus présent et ces nouveaux jobs sont très importants, parce qu’ils fixent des objectifs ambitieux et concrets. Mais le défaut de ce genre de postes, c’est que ça donne l’impression aux autres personnes dans l’entreprise qu’elles n’ont plus besoin d’être inclusives, ça devient le travail de cette personne-là. C’est très important de rappeler que c’est le job de tout le monde.
Quand tu vois une personne de grande taille se plaindre d’un escalator en panne ou d’un lavabo cassé, ça te fait un peu rire ?
Je ne m’en rends pas compte quand ça arrive, et à vrai dire je pense que ça serait plutôt malveillant de ma part de juger cette personne, parce qu’elle peut avoir un handicap ou un problème qui ne se voit pas, et réellement souffrir de la situation. Je ne pense pas qu’il faille comparer nos obstacles, mais plutôt se demander comment faire pour que l’autre se sente le mieux possible. Pour citer Audre Lorde, une écrivaine et poétesse noire incroyable : « Tant que nous ne sommes pas tou·te·s libres, personne n’est libre. »

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