Le rappeur Rejjie Snow explore la banlieue parisienne pour la nouvelle campagne C.P. Company

Article publié le 18 septembre 2019

Photo : Rejjie Snow x C.P. Company, Courtesy of Maciek Pozoga.
18/09/2019

Loin des clichés de cartes postales aseptisés, le rappeur irlandais partage sa vision de la capitale française dans une nouvelle campagne vidéo pour le label de sportswear italien, avec lequel il collabore en parallèle sur une série de pièces en édition limitée. 

Fondé à la fin des années 70 par l’Italien Massimo Osti, C.P. Company a une seconde fois fait appel à Rejjie Snow, pour mettre en scène sa collection automne-hiver 2019-2020 au travers d’une nouvelle campagne vidéo réalisée par Joshua Gordon. Deuxième volet du projet « Eyes on The City » de C.P. Company débuté la saison dernière à Dublin, ville natale du rappeur irlandais, ce nouveau court-métrage intitulé « Paris Mon Amour » se concentre cette fois sur la relation inspirante qu’entretient Rejjie Snow avec Paris. « C’est le premier endroit où j’ai découvert l’art », l’entend-on déclarer dans la vidéo.

À vélo dans les rues de la ville intra-muros, en train de taguer des murs le long d’une voie ferrée abandonnée ou en banlieue au côté de street-dancers, Rejjie Snow parcourt des endroits divers pour montrer les multiples visages de la capitale française, (trop) souvent idéalisée pour séduire les touristes étrangers. « Je suis venu à Paris pour la première fois en 2013 pour un show. Je devais repartir aussitôt après mais j’ai rencontré une fille. Je suis donc resté plusieurs semaines et j’ai découvert la ville », nous explique-t-il.

Revêtu des doudounes et vestes parfois agrémentées de masques de protection intégrés, issues de la dernière collection de la marque célèbre pour son outerwear en tissu technique mêlant esthétique utilitaire et sportswear, le rappeur explore un Paris réaliste accompagné de plusieurs protagonistes dont la jeune chanteuse Milena Leblanc alias Mile qui interprète le titre « Plein de bisous » de Lewis OfMan devant une galerie d’art. Connu pour avoir collaboré avec Vendredi sur Mer, Fakear ou encore Lana Del Rey, ce dernier pianote ensuite sur son synthé installé sur les toits aux côtés de Rejjie Snow, avec lequel il a récemment travaillé.

« Paris a eu une grande influence sur mon premier album Dear Annie sorti l’année dernière » explique Rejjie Snow, qui se dit inspiré par le cinéma français des années 50 et les films de la Nouvelle Vague. Révélé en 2015 avec le single « All Around the World » et son clip mettant en scène Lily-Rose Depp, Alexander Anyaegbunam (de son vrai nom) partage également tout au long de cette campagne vidéo sa passion pour le graffiti. Un art au centre d’une collection capsule imaginée spécialement par le rappeur pour célébrer cette nouvelle collaboration. Composée de T-shirts estampillés de différents visuels réalisées par Rejjie Snow lui-même, cette série de pièces est disponible en édition limitée (1000 exemplaires) dès ce mercredi 18 septembre sur le eshop du label et dans une sélection de boutiques aux États-Unis, en Europe et en Asie.

ANTIDOTE. En tant que rappeur, quel rapport entretenez-vous avec la mode ?
REJJIE SNOW
. La mode est très importante pour moi. Je pense même que je fais davantage attention à mon apparence qu’à la façon dont je rappe car le style permet de contrôler la manière dont on veut que les gens nous perçoivent. Je mise tout sur les chapeaux et les chaussures, que je mixe avec un look casual. Quand j’étais plus jeune, je ne portais que des survêtements de sport, je ne me voyais pas enfiler autre chose. Et j’ai par ailleurs fait du mannequinat pendant un temps, c’était cool. C’est plutôt amusant aussi de pouvoir imaginer moi-même des pièces aujourd’hui. Je pense d’ailleurs me lancer dans un projet personnel mais c’est un work in progress, donc je ne peux pas en dire plus pour le moment.

Le lookbook et la campagne vidéo de cette collection automne-hiver 2019 de C. P. Company ont été shootés et tourné à Paris. Quelle relation entretenez-vous avec cette ville ?
Je suis venu à Paris pour la première fois pour un show en 2013. J’étais censé y rester seulement pour cette occasion mais il s’avère que j’y ai rencontré une fille. Je suis donc finalement resté ici quelques semaines et j’en ai profité pour découvrir la ville. J’ai mis un peu de temps pour comprendre le « Parisian way of life ». J’avais en quelque sort ce qu’on appelle le « Syndrome de Paris » et j’ai mis un moment pour m’habituer à saluer les gens en leur faisant la bise. Paris occupe une place importante dans Dear Annie, mon album sorti l’année dernière. Le fait de venir à Paris pendant mes jeunes années a aussi beaucoup influencé mon rapport aux femmes. Les Parisiennes sont si fortes ! La première fois que je suis venu ici, j’ai vu des femmes faire des graffitis, conduire des bus… elles jouaient des rôles de leaders, ce que je n’avais jamais vu auparavant. Paris m’inspire également pour son art et son cinéma. Pour mes clips, je prendrai toujours les films de la Nouvelle Vague et des années 50 comme une référence. Le cinéma d’art et d’essai Studio 28 situé à Montmartre m’inspire toujours quand j’écris.

Ces dernières années, le rap et la mode sont devenus de plus en plus proches. Comment expliquez-vous ce phénomène ?
Le hip-hop a toujours accordé une grande importance au style. Et maintenant que les rappeurs gagnent de l’argent, c’est normal qu’ils veulent les vêtements les plus cool et les plus avant-gardistes. Et comme ils sont idolâtrés par les plus jeunes, les designers souhaitent eux aussi les voir dans leurs créations.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans l’idée de collaborer avec C.P. Company pour cette nouvelle campagne ?
C.P. Company est un label tellement cool ! Les lunettes de protection sur les pièces de la collection donnent un air de guerrier cosmique ! J’aime beaucoup cette nouvelle collection et je me vois très bien la porter. Je suis toujours très reconnaissant de pouvoir travailler avec eux.

T-shirt issu de la capsule C.P. Company x Rejjie Snow.

La capsule C.P. Company x Rejjie Snow est disponible sur www.cpcompany.com et dans une sélection de boutiques à travers le monde. 

Fondé à la fin des années 70 par l’Italien Massimo Osti, C.P. Company a une seconde fois fait appel à Rejjie Snow, pour mettre en scène sa collection automne-hiver 2019-2020 au travers d’une nouvelle campagne vidéo réalisée par Joshua Gordon. Deuxième volet du projet « Eyes on The City » de C.P. Company débuté la saison dernière à Dublin, ville natale du rappeur irlandais, ce nouveau court-métrage intitulé « Paris Mon Amour » se concentre cette fois sur la relation inspirante qu’entretient Rejjie Snow avec Paris. « C’est le premier endroit où j’ai découvert l’art », l’entend-on déclarer dans la vidéo.

À vélo dans les rues de la ville intra-muros, en train de taguer des murs le long d’une voie ferrée abandonnée ou en banlieue au côté de street-dancers, Rejjie Snow parcourt des endroits divers pour montrer les multiples visages de la capitale française, (trop) souvent idéalisée pour séduire les touristes étrangers. « Je suis venu à Paris pour la première fois en 2013 pour un show. Je devais repartir aussitôt après mais j’ai rencontré une fille. Je suis donc resté plusieurs semaines et j’ai découvert la ville », nous explique-t-il.

Revêtu des doudounes et vestes parfois agrémentées de masques de protection intégrés, issues de la dernière collection de la marque célèbre pour son outerwear en tissu technique mêlant esthétique utilitaire et sportswear, le rappeur explore un Paris réaliste accompagné de plusieurs protagonistes dont la jeune chanteuse Milena Leblanc alias Mile qui interprète le titre « Plein de bisous » de Lewis OfMan devant une galerie d’art. Connu pour avoir collaboré avec Vendredi sur Mer, Fakear ou encore Lana Del Rey, ce dernier pianote ensuite sur son synthé installé sur les toits aux côtés de Rejjie Snow, avec lequel il a récemment travaillé.

« Paris a eu une grande influence sur mon premier album Dear Annie sorti l’année dernière » explique Rejjie Snow, qui se dit inspiré par le cinéma français des années 50 et les films de la Nouvelle Vague. Révélé en 2015 avec le single « All Around the World » et son clip mettant en scène Lily-Rose Depp, Alexander Anyaegbunam (de son vrai nom) partage également tout au long de cette campagne vidéo sa passion pour le graffiti. Un art au centre d’une collection capsule imaginée spécialement par le rappeur pour célébrer cette nouvelle collaboration. Composée de T-shirts estampillés de différents visuels réalisées par Rejjie Snow lui-même, cette série de pièces est disponible en édition limitée (1000 exemplaires) dès ce mercredi 18 septembre sur le eshop du label et dans une sélection de boutiques aux États-Unis, en Europe et en Asie.

ANTIDOTE. En tant que rappeur, quel rapport entretenez-vous avec la mode ?
REJJIE SNOW
. La mode est très importante pour moi. Je pense même que je fais davantage attention à mon apparence qu’à la façon dont je rappe car le style permet de contrôler la manière dont on veut que les gens nous perçoivent. Je mise tout sur les chapeaux et les chaussures, que je mixe avec un look casual. Quand j’étais plus jeune, je ne portais que des survêtements de sport, je ne me voyais pas enfiler autre chose. Et j’ai par ailleurs fait du mannequinat pendant un temps, c’était cool. C’est plutôt amusant aussi de pouvoir imaginer moi-même des pièces aujourd’hui. Je pense d’ailleurs me lancer dans un projet personnel mais c’est un work in progress, donc je ne peux pas en dire plus pour le moment.

Le lookbook et la campagne vidéo de cette collection automne-hiver 2019 de C. P. Company ont été shootés et tourné à Paris. Quelle relation entretenez-vous avec cette ville ?
Je suis venu à Paris pour la première fois pour un show en 2013. J’étais censé y rester seulement pour cette occasion mais il s’avère que j’y ai rencontré une fille. Je suis donc finalement resté ici quelques semaines et j’en ai profité pour découvrir la ville. J’ai mis un peu de temps pour comprendre le « Parisian way of life ». J’avais en quelque sort ce qu’on appelle le « Syndrome de Paris » et j’ai mis un moment pour m’habituer à saluer les gens en leur faisant la bise. Paris occupe une place importante dans Dear Annie, mon album sorti l’année dernière. Le fait de venir à Paris pendant mes jeunes années a aussi beaucoup influencé mon rapport aux femmes. Les Parisiennes sont si fortes ! La première fois que je suis venu ici, j’ai vu des femmes faire des graffitis, conduire des bus… elles jouaient des rôles de leaders, ce que je n’avais jamais vu auparavant. Paris m’inspire également pour son art et son cinéma. Pour mes clips, je prendrai toujours les films de la Nouvelle Vague et des années 50 comme une référence. Le cinéma d’art et d’essai Studio 28 situé à Montmartre m’inspire toujours quand j’écris.

Ces dernières années, le rap et la mode sont devenus de plus en plus proches. Comment expliquez-vous ce phénomène ?
Le hip-hop a toujours accordé une grande importance au style. Et maintenant que les rappeurs gagnent de l’argent, c’est normal qu’ils veulent les vêtements les plus cool et les plus avant-gardistes. Et comme ils sont idolâtrés par les plus jeunes, les designers souhaitent eux aussi les voir dans leurs créations.

Qu’est-ce qui vous a séduit dans l’idée de collaborer avec C.P. Company pour cette nouvelle campagne ?
C.P. Company est un label tellement cool ! Les lunettes de protection sur les pièces de la collection donnent un air de guerrier cosmique ! J’aime beaucoup cette nouvelle collection et je me vois très bien la porter. Je suis toujours très reconnaissant de pouvoir travailler avec eux.

T-shirt issu de la capsule C.P. Company x Rejjie Snow.

La capsule C.P. Company x Rejjie Snow est disponible sur www.cpcompany.com et dans une sélection de boutiques à travers le monde. 

À lire aussi :

À lire aussi :

[ess_grid alias= »antidote-home2″]

Les plus lus

Mode, ego & psycho : quand l’habit fait le mood

Si l’intérêt de l’anthropologie, de la sociologie ou de la philosophie pour la mode et ses productions est documenté et relayé depuis de nombreuses années, celui que lui portent la psychologie, la psychanalyse ou encore la psychiatrie demeure étrangement dans l’ombre. Pourtant, pour peu que l’on s’y penche, force est de constater que la mode et les objets qu’elle produit pour permettre à chacun de composer sa propre « parure » – selon le terme d’usage en anthropologie – intéressent depuis plusieurs décennies les acteur·rice·s de ces disciplines. Entre la publication d’ouvrages sur les liens unissant mode et inconscient, la mise en place d’expérimentations analysant l’impact des vêtements sur nos capacités cognitives, l’intégration de vestiaires spécifiques dans le cadre de certaines thérapies, voire l’appropriation par les marques de luxe elles-mêmes de discours ayant recours au champ lexical de la psychologie, retour sur l’intérêt mutuel que se portent mode et sciences cognitives.

Lire la suite

Fashion, ego & psyche: when clothes make the mood

While anthropological, sociological, and philosophical interest in fashion and its output has been well documented and conveyed for many years, psychology, psychoanalysis, and even psychiatry have remained strangely in the shadows. However, after careful consideration, one can’t help but notice that fashion and the objects it produces in order to enable people to compose their own “ornamentation” – as it is referred to in anthropology – have long been of interest to researchers in these disciplines. From the publication of works detailing the connections between fashion and the unconscious, to experiments analyzing the impact of clothing on our cognitive capacities, the incorporation of specific wardrobes in certain therapeutic treatments, and even the appropriation of the lexical field of psychology in statements made by luxury brands, let’s take a look at fashion and the cognitive sciences’ mutual attraction.

Lire la suite

Le calendrier des soirées de la Paris Fashion Week homme SS23

Voici notre guide des soirées où il fera bon voir et être vu, arriver tard et partir plus tôt que prévu.

Lire la suite

Série mode : la collection Acne Studios printemps-été 2022 vue par Antidote

Issue du nouveau numéro d’Antidote, dont le thème est « Persona », cette série mode signée par la photographe britannique Betsy Johnson met en scène la collection Acne Studios printemps-été 2022 conçue par Johnny Johansson et dévoilée en septembre 2021 à la Fashion Week de Paris sur la danseuse de l’Opéra de Paris Letizia Galloni.

Lire la suite

La collection pre-fall 2022 de Valentino, incarnée par Violet Chachki et Gottmik pour Antidote

Duo de drag-queens iconique, Violet Chachki et Gottmik se glissent dans les pièces de la collection pre-fall 2022 de Valentino conçue par Pierpaolo Piccioli pour cette série mode dichotomique, issue du dernier numéro d’Antidote, dont le thème est « Persona ».

Lire la suite

Newsletter

Soyez le premier informé de toute l'actualité du magazine Antidote.