Le questionnaire de Proust de Gabriele Moratti

Article publié le 10 mars 2016

Par : Laurence Vély
Photographies : Guillaume Belveze

Gabriele Moratti dit « Bebe » nous fait penser, quand on le rencontre, à Hercule dans son berceau qui aurait étranglé un serpent à mains nues. Une sorte de géant avec un regard d’enfant que l’on imagine plus sur un terrain de rugby qu’en coulisses d’un défilé de mode.  Ni l’un ni l’autre, puisque l’histoire de redemption commence au centre de réinsertion de San Patrignano où Gabriele, ainso que Daniele Sirtori et Vanni Laghi sont bénévoles. Ensemble, ils décident de s’associer pour fabriquer des motos de luxe, et d’en reverser 50% à l’association. C’est en 2013 qu’ils décident, conjointement, d’appliquer leur savoir-faire à la création d’une marque de vêtements pour femme. Libre, rebelle, rockn’roll voire frondeuse, la femme redemption aurait tout d’un fantasme d’héroïne de BD si le message derrière n’était pas profondément atypique et philantrope.  « Comme on ne connaissait pas les règles, on a créé nos propres règles » explique Gabriele, comme un écho à la phrase de Mark Twain : « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait ».

Votre rêve de bonheur ?
Être capable de rendre les gens autour de moi heureux.

Votre plus grande peur ?
Perdre ce qu’y m’a été donné.

Ce que vous délorez le plus chez vous ?
Mes troubles de l’attention.

Ce que vous déplorez le plus chez les autres ?
L’égoïsme et l’intolérance.

Les personnes que vous admirez le plus
Mes parents

Votre plus grande extravagance ?
Chanter sous la douche comme si j’étais à un concert de rock.

Votre état d’esprit actuel ?
Reconnaissant.

La qualité la plus surévaluée ?
La richesse.

Quand mentez-vous ?
Quand je parle à la presse (rires). Non sérieusement, je ne mens pas parce que je me fais attraper à chaque fois.

Qu’est-ce que vous aimez le moins chez vous ?
Je ne me suis jamais vraiment pose la question, je ne me vois devant un miroir que quand je brosse mes dents.

La qualité que vous aimez le plus chez les hommes ?
La gentillesse.

Et chez les femmes ?
J’admire les femmes pour leurs forces.

Les mots que vous utilisez trop ?
“Fuckin beautiful”

Qui sont les grands amours de votre vie ?
Mes sœurs

Quand étiez-vous le plus heureux ?
Enfant, dans la champagne avec mes amis et des animaux partout.

Quel talent aimeriez-vous avoir ?
Savoir jouer d’un instrument de musique.

Votre plus grande réussite ?
Avoir fait de hautes études, alors que je n’étais pas un étudiant modèle.

Si vous pouviez revenir et être quelqu’un d’autre, qui serait-ce ?
Moi, pour ne pas refaire les mêmes erreurs.

Où aimeriez-vous vivre ?
Quelque part avec vue sur la mer.

Votre bien le plus précieux ?
Une lettre écrite par mon grand-père.

Le comble de la misère ?
Amasser de l’argent sans rien faire pour aider les autres.

Votre occupation favorite ?
Passer du temps avec mes chiens.

Ce qui vous caractérise le plus ?
Je suis scorpion donc tous mes traits de caractère, bons et mauvais, sont assez marqués. Mais je peux répondre aussi : mon amour des animaux.

Vos écrivains favoris ?
Don Winslow, Charles Bukowski, Cormac Mccarthy.

Votre héros de fiction ?
James Bond.

La figure historique à laquelle vous vous identifies le plus ?
Jim Morisson.

Vos héros dans la vraie vie ?
Les volontaires, qui ne comptent pas leurs heures pour aider les autres.

Votre mantra ?
Vincit qui patitur” (« L’emporte celui qui souffre »)

[ess_grid alias= »antidote »]

Les plus lus

Les vêtements virtuels vont-ils hacker l’industrie de la mode ?

Dans le contexte pandémique actuel, la mode immatérielle est en pleine expansion. Des vêtements et des accessoires virtuels qu’on ne peut ni toucher, ni porter dans la vie réelle, s’échangent pour des montants allant de quelques dizaines d’euros à plusieurs milliers. Avec en ligne de mire une mode à la fois plus sustainable et plus inclusive.

Lire la suite

Le chanteur Ichon est le visage du Kiss Kiss, premier sac vegan et gender-free d’Antidote Studio.

Pour le printemps-été 2021, Antidote lance son premier sac vegan et gender-free. Baptisé Kiss Kiss, ses lignes graphiques et son allure minimaliste s’inspirent des BPM, ou battements par minute, l’unité de mesure qui exprime le rythme de la musique.

Lire la suite

De quoi les cultures « core » sont-elles le nom ?

Regencycore, cottagecore, gorpcore… Ces tendances 2.0, sitôt apparues, sitôt transformées en hashtags, défilent en nombre sur les réseaux sociaux. Quel rôle jouent-elles au sein de la mode contemporaine ?

Lire la suite

La (haute) couture : ultime refuge de la jeune création ?

Laboratoire d’expérimentation pour les un·e·s, medium pour casser les codes pour d’autres, la haute couture se renouvelle grâce à une jeune génération engagée et créative bien attachée à défendre son désir de liberté et de non-conformisme. Quitte à refuser les visions statiques et parisiano-centrées de la discipline.

Lire la suite

La lingerie féminine s’émancipe des diktats

Une nouvelle vague de designers remet en question les standards corporels de beauté à travers leurs pièces de lingerie avant-gardistes, défaites des impératifs patriarcaux liés au male gaze.

Lire la suite

Newsletter

Soyez le premier informé de toute l'actualité du magazine Antidote.