Komono s’entoure de 10 artistes pour sa nouvelle collection Signature

Article publié le 24 octobre 2018

Share :

Photo : œuvre de Louise Mertens pour Komono.
Texte : Maxime Leteneur.

À l’occasion du lancement de sa nouvelle collection de montres Signature, Komono s’associe à 10 artistes internationaux pour réinterpréter les modèles de la marque belge.

C’est à Anvers, ville de mode et de design par excellence, que Komono a pris son envol il y a maintenant 8 ans. Devenu en quelques années seulement une référence sur le marché optique et horloger, Komono a su faire valoir sa sensibilité artistique via de nombreuses collaborations. On se souvient notamment d’une collection hommage à Jean-Michel Basquiat il y a 4 ans, ou Magritte en 2016.

Pour la sortie de Signature, la marque a fait le pari de la sobriété avec une collection simple aux lignes épurées, basée sur les couleurs noire et argent. « Après toutes ces années d’innovations, nous voulions aussi avoir cette base, cette signature, qui représente Komono en toute simplicité », nous confie avec enthousiasme Anton Janssens, directeur général et co-fondateur de la griffe belge. Pour accompagner et célébrer le lancement de cette collection, Komono a fait appel à dix artistes, issus de pays variés et de disciplines différentes (photo, vidéo, illustration, graphisme ou encore peinture), pour exprimer leur vision d’un modèle. « J’aime ce contraste, cette dualité,. D’avoir quelque chose de très simple et pur, et d’en faire une interprétation artistique, c’est l’essence même de Komono », continue Anton Janssens.

Disponibles dans les boutiques à travers de le monde, les productions artistiques n’ont pas pour vocation première de vendre, mais plutôt d’exprimer une vision et un amour de l’art que partage la griffe depuis ses débuts. « Nous voulions soutenir des artistes que nous trouvons très intéressants et crédibles, et leur donner une vitrine internationale », finit par nous expliquer le directeur général.

Photos de gauche à droite : œuvre de Arcin Sagdic pour Komono, œuvre de Amber Vittoria pour Komono.

Parmi l’ensemble d’artistes choisi pour revisiter la collection Signature, on retrouve Louise Mertens, la régionale de l’étape. « J’ai commencé avec un concept, une idée, mais j’ai vite réalisé que ça m’ouvrait moins d’options et je me suis rapidement retrouvée coincée. Alors j’ai abandonné et j’ai commencé à shooter et à créer librement, sans avoir aucune idée de ce qui adviendrait ». Le résultat ? Une image d’une étrange beauté entre graphisme et photographie. À quelques centaines de kilomètres de là, le Berlinois Arcin Sagdic présente son travail comme « une interaction cohérente de mes questions, peurs, espoirs et rêves. Il peut également être décrit comme une évasion de la réalité. À la recherche de l’ultime équilibre dans la vie. » Sa vision singulière et son travail sur le mouvement donnent à voir une photographie aux lignes pentagoniques et à l’énergie mystique presque religieuse.

Photo : œuvre de Csilla Klenyánszki pour Komono.

Mais le travail le plus magnétique demeure peut-être celui de Csilla Klenyánszki, artiste hongroise installée à Amsterdam. Elle joue avec l’idée de l’horloge et « comment on peut prendre son temps », littéralement. Présenté sous la forme d’une vidéo en stop-motion intitulée « In A Snap », son travail illustre une main d’homme représentant l’aiguille d’une horloge ou d’une montre, et donne l’impression de voir passer le temps de nos propres yeux : « Les photographies peuvent freezer par moment, et à la fin du processus d’editing, j’ai pu jouer avec le timing », explique-t-elle. Parmi les autres artistes sélectionnés pour participer au projet, on retrouve Daiana Ruiz (Argentine), Debby Woo (France), Frankie Cihi (Japon), Barrakuz (Pologne), Nicasio Torres (Espagne), Kim Jakobsen To & Hamish Wirgman (Royaume-Uni), et Amber Vittoria (États-Unis).

Photo : œuvre de Barrakuz pour Komono.

La collection Signature et les œuvres des artistes sont disponibles sur le site de Komono.

À lire aussi :

À lire aussi :

[ess_grid alias= »antidote-home2″]

Les plus lus

> voir tout

Comment les mythiques Blitz Kids ont réinventé la mode et la musique

En deux petites années, entre 1979 et 1980, du côté du quartier de Covent Garden à Londres, une soirée organisée tous les mardis soir au sein du minuscule Club Blitz a changé la face de Londres, de la mode, de la pop music, lancé la vague baroque et fière des Nouveaux Romantiques, et renvoyé définitivement l’uniforme des punks au rayon vintage. Retour vers le futur.

Neith Nyer reverse tous les bénéfices de sa nouvelle collection en faveur des trans noirs brésiliens

Fondé en 2015 par Francisco Terra, le label Neith Nyer fait son retour en grande pompe avec « Globe of Death ». Une collection inaugurant le projet « Neith Nyer Artisanal », né d’une collaboration entre le designer brésilien et une flopée de créatifs, dont la totalité des bénéfices sera reversée à Casa Chama, une association brésilienne qui lutte pour faire valoir les droits des personnes noires et transgenres.

Les algorithmes peuvent-ils prévoir la mode du futur ?

Avec le basculement vers le tout-digital, la data et les prédictions s’apprêtent à jouer un rôle décisif dans la relance des secteurs de la mode et du luxe. Comme dans chaque crise, les rapports de force évoluent et le recours aux algorithmes, bien qu’encore perçus comme opposés à la création, s’intensifie. D’abord pour rassurer, ensuite pour tenter de prévoir l’avenir.

Série mode : 2 Moncler 1952, Issue d’Antidote : DESIRE

Découvrez les pièces parmi les plus marquantes de l’été 2020 dans cette série mode inédite issue du nouveau numéro d’Antidote photographié par Ferry van der Nat, avec Chanel, Balenciaga, Versace, Lacoste, Ann Demeulemeester, Rombaut. Commandez dès maintenant Antidote : DESIRE sur notre eshop au prix de 15€.

Série mode : les looks de Richard Gallo reconstitués en exclusivité pour Antidote

Publiée dans le numéro printemps-été 2020 d’Antidote, cette fashion story dédiée à Richard Gallo mêle pièces d’archives issues de son vestiaire et looks reconstitués à partir de photographies, arborés par Tyrone Dylan.

Qui est Richard Gallo, pionnier de la performance artistique et sex symbol ?

Sex-symbol de l’underground new-yorkais dans les années 1970, le performeur Richard Gallo a fait de sa manière d’être une œuvre d’art à part entière. Au croisement de la mode, du bodybuilding et du théâtre, sa pratique subversive a transformé la rue en une scène expérimentale, où il exhibait sa musculature parfaite et son vestiaire licencieux mêlant esthétique camp, sado-masochisme et glamour hollywoodien.

lire la suite

> voir tout

Art

Jusqu’au 21 juin, le photographe Ilyes Griyeb vend ses clichés en ligne au profit du comité La Vérité pour Adama