Comment les mythiques Blitz Kids ont réinventé la mode et la musique

Article publié le 29 juin 2020

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Texte : Patrick Thévenin
Photos : Byron Spencer

En deux petites années, entre 1979 et 1980, du côté du quartier de Covent Garden à Londres, une soirée organisée tous les mardis soir au sein du minuscule club Blitz a changé la face de Londres, de la mode, de la pop music, lancé la vague baroque et fière des Nouveaux Romantiques, et renvoyé définitivement l’uniforme des punks au rayon vintage. Retour vers le futur.

« Non, je suis vraiment désolé, mais tu ne pourras pas entrer. Tu n’es pas assez blond peroxydé pour… » : c’est ainsi que l’anglais Steve Strange, un temps physio et organisateur des soirées Blitz à la fin des 70’s – avant de devenir le leader du groupe Visage –, commence sa biographie Blitzed !. Il dépeint ensuite ce qui se trame durant ces fêtes dionysiaques : « Pour une livre sterling vous obtenez un ticket qui vous offre la meilleure soirée de votre vie dans le club le plus cool du moment. Bien sûr, il faut avoir le bon look. Je suis à la porte, je sais distinguer les épis bien soignés des coupes de merde. Mes cheveux sont soigneusement dressés en l’air et peints en blanc, je porte des lunettes couleur argent, un chapeau de cow-boy, un costume de l’époque victorienne et j’ai aussi une canne.

Tout est réglé comme une horloge. Rusty Egan est en train de jouer « Heroes » de David Bowie. George O’ Dowd, qui s’occupe du vestiaire et qui plus tard deviendra Boy George, dit des vacheries et drague n’importe qui. À l’intérieur, la foule très tassée danse, ou du moins essaie. Il faut dire qu’il y a peu d’espace pour la libre expression, le dancefloor fait la taille d’un timbre-poste. De toute manière cette soirée n’est pas faite pour danser, mais pour être fabuleux et ne ressembler à personne d’autre. Tout le monde se regarde pour savoir qui a la tenue la plus originale et extravagante. Marilyn avec sa robe qui fait penser à la vraie Marilyn Monroe ? Boy George et son look de none ? David Claridge et Daniel James habillés en figurines des Thunderbirds ? En fait, Blitz est bien plus qu’une soirée fashion, c’est le paradis des poseurs, ou comme les tabloïds l’ont si bien résumé : “la nouvelle vague qui fait que les punks ont l’air normaux.” »

Tout a germé, à la fin des années 70, dans l’esprit de deux jeunes garçons, Steve et Rusty, la vingtaine à peine. Steven John Harrington ( qui se rebaptisera plus tard « Steve Strange » ), né de parents prolétaires et séparés, a quitté dès l’âge de 15 ans sa petite ville de Newbridge qu’il jugeait déprimante – et où il ne faisait pas bon être un garçon efféminé – pour rejoindre Londres, porté par son rêve de célébrité. Il y rencontre Malcolm McLaren, le manager des Sex Pistols, qui l’embauche dans la célèbre boutique Seditionaries ( anciennement baptisée « Sex » ) : le QG de la scène punk de l’époque, qu’il tient avec Vivienne Westwood. Steve rejoint ensuite PX, le magasin fondé par Helen Robinson et Steph Raynor, qui va devenir le point de rendez-vous des habitués du Blitz.

 

Felix Maritaud. Chemise, Moohong.

Rusty Egan, quant à lui, est un Londonien pur jus, qui connaît un brin de célébrité avec le single « Sounds of Marching Men » du groupe Rich Kids, dont il est le batteur. Il traîne un temps avec Steve autour de la bande des Sex Pistols et de Billy Idol, puis les deux post-ados se lassent de la vague punk, qui commence à s’essouffler créativement et perd ses origines DIY en devenant plus commerciale. Ils rêvent alors de monter un groupe s’inspirant de Roxy Music et de l’élégance tirée à quatre épingles de son frontman Bryan Ferry, ou des Stranglers, qui ont transformé la rage punk en colère maniérée… Et surtout de David Bowie, leur plus grande idole, à qui ils vouent un amour sans limite et dont ils guettent et s’inspirent des métamorphoses vestimentaires et musicales incessantes.

Fascinés par la célèbre phrase du chanteur aux yeux vairons « We can be heroes, just for one day », issue du refrain de son single « Heroes » ( sorte de ricochet de la maxime de Warhol qui annonçait qu’à l’avenir tout le monde aurait droit à son quart d’heure de gloire ), le duo décide d’organiser une soirée lui faisant écho. Elle se tiendra chaque mardi soir, le jour où il ne se passe absolument rien à Londres, dans un bouge gay du nom de Billy’s situé au 69 Dean Street, en plein Soho.

« Au Blitz, les apparences les plus extravagantes sont encouragées. C’est même la condition sine qua non pour passer l’entrée »

La première a lieu en automne 1978, la fête n’a pas de nom, et le flyer photocopié à la va-vite, distribué dans les quartiers chauds de Londres, aligne juste ces quelques mots : « Fame Fame Jump Aboard The Night Train / Fame, Fame, Fame », énième référence au Thin White Duke, mais aussi à Kraftwerk. Petit à petit, avec Steve en physio et Rusty aux platines, la soirée fidélise une clientèle avant-gardiste qui prend ses distances avec le mouvement punk, devenu trop populaire. Juste au moment où la soirée commence à se faire une réputation, Steve et Rusty s’engueulent avec le boss du Billy’s, et trouvent un point de chute dans un vieux bar de quartier : le Blitz. Là où tout va vraiment démarrer puis exploser, lançant la mode de ce qu’on appellera alors au choix les New Dandies, Romantic Rebels ou Blitz Kids, qui passeront à la postérité sous l’étiquette de « Nouveaux Romantiques ».

Le Blitz est un endroit choisi faute de mieux, dont le propriétaire qui n’est plus tout jeune ne sait que faire. Un bar minuscule, miteux et décoré comme si on sortait de la Seconde Guerre mondiale, avec des affiches de propagande de cette période et autres photos de Winston Churchill en noir et blanc, un parquet aux lattes disjointes, des tables dépareillées recouvertes de nappes à carreaux, de vilains luminaires en suspension et une épaisse couche de poussière recouvrant le sol. Mais il en faut plus pour repousser une jeunesse anglaise dévergondée et bien décidée à s’amuser, qui fatiguée du punk et de ses épingles à nourrice s’ingénie à faire de chacune de ses sorties un show de cabaret, voire une œuvre d’art éphémère pouvant s’assimiler à de la performance. Ils ne sont qu’une cinquantaine d’habitués aux débuts : des artistes en devenir, des étudiants de la Central Saint Martins, des musiciens qui n’ont pas encore percé, des poseurs venus parader et des wannabes prêts à tout pour devenir célèbres. Toute une faune ultra-lookée et insouciante qui, l’air de rien, va dessiner les années 80 et faire passer l’Angleterre dans la modernité.

Au Blitz, toutes les apparences les plus extravagantes sont encouragées. C’est même la condition sine qua non pour passer l’entrée, gardée d’une main de fer par Steve Strange. « Quand Steve vous observait à la porte, se souvient le journaliste et ancien habitué du club David Johnson, votre simple tenue ne garantissait pas que vous alliez entrer. Steve ne voulait pas de clients passifs, mais des gens qui s’étaient créés une véritable identité. Il prenait les paroles de Bowie « heroes just for one day » dans leur sens le plus littéral. » Pour les habitués, tous les moyens sont bons pour se démarquer et faire une impression forte, quitte à passer toute la semaine à se préparer pour mieux se réinventer chaque mardi. On court les magasins d’uniformes et de seconde main pour y dénicher des chapkas russes, des saris indiens, des tenues d’ecclésiastiques. Les pantalons très remontés sur la taille deviennent un must have, on ressort les jabots et surtout, on ne sort pas sans deux kilos de colliers accrochés au cou pour parachever ces looks baroques et maximalistes. Le tout saupoudré d’une large couche de make-up et auréolé de coupes de cheveux étincelantes : les visages sont teints en blanc, les garçons portent du vernis à ongles et se maquillent les yeux, les crêtes des punks s’étoffent en choucroutes à l’équilibre instable et les décolorations sont monnaie courante.

Sebastien Bednarek. Manteau, Weer. Combinaison et chaussures, Gucci. Lunettes, Komono.

Le Blitz, c’est aussi le lieu où l’on peut croiser tous les jeunes artistes de l’époque, qui y viennent pour s’inspirer de l’insolente ébullition créative concentrée dans ses quelques dizaines de mètres carrés. Nombre d’entre eux perceront plusieurs années plus tard dans leur domaine respectif : le performer hors-norme Leigh Bowery, le chorégraphe Michael Clark, la future prêtresse de la soul anglaise Sade, Siobhan Fahey qui deviendra une des trois Bananarama, Jeremy Healy qui fondera le groupe Haysi Fantayzee avant de devenir un DJ de défilés, ou encore la musicienne Alice Temple. Sans compter d’innombrable designers anglais – souvent encore étudiants –, qui en font leur terrain d’expérimentation, dont John Galliano, Melissa Caplan, Stephen Linard ou Kim Bowen.

« Les Nouveaux Romantiques ne sont pas qu’une affaire de looks. Radicaux et sans concessions, ces enfants du punk comptent bien remettre en cause l’essence même de la pop à l’ère du développement des technologies musicales »

Aux toilettes des filles, les garçons occupent toute la place à se repoudrer et ça empeste la laque ; à côté du bar au sous-sol ce sont les mecs sexy qui squattent le comptoir ; devant la cabine du DJ les créatures les plus lookées se font remarquer en enchaînant des pas de danse étranges. Tout ce petit monde s’agite et pavane fièrement pendant que, sagement assis sur les banquettes toutes en longueur de la salle du haut, l’ancienne garde britannique encore dans le coup – la chanteuse gothique Siouxsie Sioux, le réalisateur Derek Jarman, l’artiste Brian Clarke ou des créateurs comme Anthony Price et Zandra Rhodes – vient plonger dans ce bain de jeunesse, d’excentricité et de fluidité. Et puis, il y a les grandes stars, attirées par l’endroit comme les papillons de nuit par la lumière. Mick Jagger, qui malgré des menaces sous forme de « Do you know who I am ? » se fait refuser l’entrée par Steve Strange car trop alcoolisé, ou David Bowie, qui après s’être servi de l’imagerie forgée par le Blitz pour son clip « Boys Keep Swinging », où il incarne différentes femmes fatales, y descend sans prévenir un soir de l’été 80, provoquant une hystérie rare. La raison de sa visite ? Engager des figurants et trouver de nouvelles idées de looks et de maquillage pour la vidéo de son dernier tube, « Ashes To Ashes ».

David Johnson se souvient du raz-de-marée stylistique qu’a constitué le Blitz : « Ce n’était pas seulement la scène musicale de l’époque qui était terne. Avant la culture Blitz, on n’avait pas de gourou du style, vous pouviez vous habiller soit comme un pauvre disco kid, soit en costume cintré et cravate étroite, soit comme un skinhead ou un punk avec une iroquoise et c’était tout. L’imagination vestimentaire déployée au Blitz est devenue un acte d’affirmation. Les Blitz Kids ont été les premiers enfants de la génération MTV, à l’instar des médias populaires ils ont entrepris de subvertir les deux domaines préférés des jeunes : la musique et la mode. Les jeunes ont toujours claqué le peu qu’ils possèdent en disques et en coupes de cheveux. »

Mais les Nouveaux Romantiques ne sont pas qu’une affaire de looks. Radicaux et sans concessions, ces enfants du punk comptent bien remettre en cause l’essence même de la pop à l’ère du développement des technologies musicales, des synthétiseurs et boîtes à rythmes japonaises bon marché. Assurée par Rusty Egan, la bande-son des soirées Blitz se démarque largement de la northern soul (une déclinaison anglaise de la Motown américaine) et du punk, les deux genres qui secouent la jeunesse anglaise, pour un voyage dans le plus avant-gardiste de la musique de l’époque, que Rusty nomme la « white european dance music ». Un grand mix où on chérit Kraftwerk et son futurisme minimal et naïf, où on célèbre les punks comme Gina X qui ont embrassé les synthétiseurs, où on danse sur la disco robotique de Giorgio Moroder, sur les sorties qui mélangent punk et funk du label franco-new-yorkais ZE Records, les premiers disques de new-wave comme ceux de The Human League, The Normal ou Soft Cell, sans oublier parfois, folie oblige, un standard lacrymal de Marlène Dietrich. Et bien sûr, il n’y a pas une soirée sans que les morceaux de Bowie, la star qui concentre à la fois mainstream et underground, rock old-school et expérimentations, ne soient joués au moins une dizaine de fois.

C’est de ce mélange éclectique que vont naître tout un tas de groupes qui vont révolutionner la musique pop. Il y a Visage, fondé par Steve Strange aux côtés de Rusty Egan et Midge Ure, grand fan des synthés – qui n’a pas encore lancé Ultravox. Un groupe d’électronique noire et rétro-futuriste dont « Fade To Grey » va être le point d’orgue. Il y a aussi Spandau Ballet, qui a joué ses premiers concerts dans la petite cave du Blitz. Un pur produit de l’époque dont les fringues et les coupes sophistiquées ont quasiment plus d’importance que la musique elle-même. Mais également Haysi Fantayzee et son funk braillard, Culture Club monté en 1981 par Boy George et Mikey Craig, avec ses influences reggae et ses looks colorés, Wham! et ses brushing impeccables, ou encore Duran Duran, qui va lancer la vague des boys bands, accumuler succès sur succès et s’imposer comme l’incarnation populaire de ces années d’effervescence.

Luc Bruyere. Costume, Nicolas Lecourt Mansion. Body, Facetasm.

La génération Blitz est aussi concomitante de la naissance de nouveaux magazines créés afin de documenter la contre-culture anglaise, dont l’avant-gardiste The Face, i-D et son obsession pour la culture issue de la rue, ou encore New Sounds New Styles, la revue musicale qui a déclaré la mort du rock. Sans oublier l’iconique BLITZ Magazine, fondé par Iain R. Webb, grand habitué du club, et qui par ses pages de mode nombreuses, provocantes et sophistiquées, va influencer toute une génération de jeunes designers et annoncer le rôle déterminant de la mode britannique lors des années 90.

Pourtant en octobre 1980, la fête prend subitement fin. Le Blitz est vendu par son propriétaire et les efforts de Steve et Rusty pour retrouver ce souffle novateur, extrême et insolent en lançant de nouvelles soirées comme les Club For Heroes dans le quartier de Baker Street, puis d’autres encore, organisées au sein du club Camden Palace ou intitulées « The Playground », sont vains. La magie est retombée, mais la société, la pop music, la mode et le clubbing en sortent transfigurés grâce aux deux petites années d’existence du Blitz. Il faudra attendre quelques temps, jusqu’en 1986 avec l’ouverture du Taboo, où le performer Leigh Bowery va créer sa propre légende entre mode et art contemporain, pour retrouver cette hystérie dans la nuit londonienne avant que le sida et la dope ne fassent des ravages et rongent l’insouciance de cette génération.

Mais le répit est de courte durée. À la fin des années 80, la house et la Balearic beat, importées par une brochette de jeunes DJs qui ont gobé leur première ecsta à Ibiza, balaient toute cette vague baroque et poseuse. Les soirées illégales et les raves, qui poussent comme des champignons dans la périphérie industrielle de Londres et des autres grandes villes d’Angleterre, vont offrir un contrepoint à la sophistication stylistique en revenant à des basiques vestimentaires et populaires : Dr. Martens, T-shirts à logo, survêtements, treillis militaires… Tout un attirail streetwear avec lequel les fêtards sont régulièrement contraints de tenter d’échapper à la police, qui traque ces événements sauvages sans merci.

C’est à New York, aux débuts des années 90, que l’esprit déjanté et créatif des Nouveaux Romantiques va renaître avec la vague des Club Kids, une bande de noctambules sans limites qui va semer la pagaille dans les boîtes de New York (mais aussi dans le métro ou même au sein du McDonald’s de Times Square, où ils organisent des fêtes illégales) à grands renforts de déguisements improbables, d’héroïne et de kétamine, avant de se noyer dans un fait divers sordide – quand Michael Alig, le père spirituel du mouvement, assassinera sauvagement son dealer.

Quarante ans plus tard, toute l’influence néo-romantique et créative du Blitz, qui hante l’imaginaire collectif, se retrouve désormais dans les recoins du clubbing queer entre Paris, New York et Berlin. De la popularité exponentielle des drag queens au nouvel essor du voguing, en passant par les soirées surréalistes organisées par Susanne Bartsch, s’y perpétuent les euphories nocturnes au sein d’hétérotopies cristallisant les avant-gardes stylistiques ; d’espaces de tous les possibles, où fierté rime avec liberté.

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