Les défilés homme
printemps-été 2016

Article publié le 1 juillet 2015

Share :

Un texte de Sophie Rosemont

Il est de plus en plus difficile, dans une période où tout marche en accéléré, où rien ne se grave sur le marbre et où l’on écrit de moins en moins sur papier, de définir une tendance sur des saisons de défilés. Concernant les Fashion Week pour la femme, des points d’ancrage se font remarquer. En revanche, l’homme rappelle son immense potentiel mode en se montrant de plus en plus insaisissable. On l’en aime sans doute d’autant plus.
D’abord, il impose son androgynie sans complexe, ici comme ailleurs. Dentelles chez Gucci et Burberry, fleuris chez Hermès et Valentino, jupe chez Givenchy et N°21, etc. Mais il n’a peur de rien : il porte du rose mais écoute du rock’n’roll et abuse des zips, même chez le parfait bourgeois de Dior Homme. Si Saint Laurent est la conclusion (sous influence californienne) idéale en la matière, faisant de nos hommes des rockeurs en puissance, même Lanvin, Louis Vuitton et Paul Smith flirtent avec les codes des guitares électriques.
L’homme est un citadin, certes, mais il voyage aussi, loin, très loin, s’inventant baroudeur façon Balmain, chez qui le sac à dos deviendrait presque un leitmotiv. On part loin chez Lemaire, Coach, Prada… Les imprimés sont d’inspiration asiatique à peu près partout (Vuitton, Dolce & Gabbana, Gucci, Saint Laurent, Dsquared, Valentino), les couleurs vives, les matières souples.
Quant à la it-pièce du printemps-été 2016… Tranchons dans le vif et choisissons le teddy, tellement irrésistible ! Chez Valentino, Dries van Noten, Versace, Louis Vuitton, Saint Laurent, etc. On ne sait plus trop à quel homme se vouer, mais une chose est sûre : il s’encanaille avec beaucoup de goût. Vivement l’été prochain.

 

[ess_grid alias= »antidote »]

Les plus lus

> voir tout

Que faut-il retenir de la Fashion Week de Paris été 2020 ?

Des cols oversized aux hommes en talon en passant par le premier défilé du label sud-coréen Kimhékim au sein du calendrier officiel, voici ce qu’il ne fallait pas manquer lors de la dernière Fashion Week de Paris printemps-été 2020.

DéfilésMode

Que faut-il retenir de la Fashion Week de Milan été 2020 ?

De la première collection femme de Silvia Venturini Fendi, en solo depuis la disparition de Karl Lagerfeld, au final historique du défilé Versace avec Jennifer Lopez, en passant par l’avalanche de motifs naïfs et le retour à une certaine sobriété, voici ce qu’il ne fallait pas manquer lors de la dernière Fashion Week de Milan printemps-été 2020.

DéfilésMode

Que faut-il retenir de la Fashion Week de Londres été 2020 ?

Ouverture au grand public, trenchs retravaillés, poitrines soulignées ou silhouettes asymétriques, voici ce qu’il ne fallait pas manquer lors de la dernière Fashion Week de Londres printemps-été 2020.

DéfilésMode

Que faut-il retenir de la Fashion Week de Paris été 2019 ?

La diversité des inspirations continue de faire la force de Paris. La femme est élégante, mystique, goth, rock, et surtout, elle regarde vers le futur et refuse la binarité des genres.

DéfilésMode

Que faut-il retenir de la Fashion Week de Milan été 2019 ?

Malgré le départ exceptionnel de Gucci et l’absence de Bottega Veneta, Milan a maintenu sa place grâce à ses poids lourds qui, entre l’athleisure et les années 90, ont aussi prôné le retour d’une silhouette ultra-sexy.

DéfilésMode

Que faut-il retenir de la Fashion Week de Londres été 2019 ?

Alors que Riccardo Tisci y a présenté sa vision pour Burberry, Londres a encore prouvé qu’elle était l’un des épicentres d’une jeune création bouillonnante d’idées.

DéfilésMode

lire la suite

> voir tout

DéfilésMode

Les sons de la semaine : Christine and the Queens, Jorja Smith, Lolo Zouaï, Mahalia et JMSN