« Chaque mort est une naissance » : découvrez la nouvelle exclusive de Simon Johannin pour Antidote

Article publié le 22 décembre 2021

Texte par Simon Johannin extrait du numéro Antidote « Karma » (hiver 2021-2022). Stylisme : Yann Weber. Directeur de casting : Alexandre Junior Cyprien. Production : Thomas Delage. Coordinateur mode : Nikita Radelet. Maquillage : Thierry Do Nascimento R.. Manucure : Lora De Sousa.

Simon Johannin, auteur français de 28 ans remarqué pour ses romans L’Été des charognes (2017) et surtout Nino dans la nuit (2019) – cosigné avec sa femme, Capucine Johannin –, ainsi que pour son recueil de poésie Nous sommes maintenant nos êtres chers (2020), signe ici un texte inédit et très personnel, qui retrace le surgissement brutal d’un traumatisme oublié aux lisières de sa conscience. Le point de départ d’une réflexion aux accents spirituels, qui l’amène à dépasser le cadre de la rationalité pour mieux appréhender l’âme humaine et le monde sous toutes leurs formes, y compris les plus noires.

L’univers est une force à laquelle nous participons, dans laquelle nous entrons et sortons tout au long de nos existences. Si dans le grand récit de l’humanité les âmes passent d’une incarnation à l’autre, d’un corps à l’autre dans le but de grandir, d’accomplir leurs missions et de faire progresser l’extension de quelque chose qui nous dépasse, d’inconcevable car d’une vérité trop puissante pour nous, nous sommes, à notre échelle, les agents d’un destin qui nous est propre, et dans lequel, bien que de grands traits soient dessinés par l’influence des étoiles, de l’héritage et des voies tracées par les possibles futurs, nous pouvons agir, ou non, en fonction de ce que la vie place comme signes sur notre route ou, pour le dire d’une manière plus commune, nous pouvons agir en fonction de nos intuitions.
J’ai vécu, comme d’autres ces derniers mois, un éveil, une marche sur un chemin dont le sens est encore obscur, mais ouvrant sur une part invisible du monde en même temps que sur une autre, inconnue de moi-même. J’ai, pour le dire plus concrètement, établi un lien puissant, indéfectible avec ce que l’on pourrait appeler l’au-delà. Je décrirais l’au-delà comme cette part des rêves qui n’en sont pas, où le monde que l’on visite est la partie sombre du nôtre, où les dangers existent, d’où l’on revient chargé de quelque chose, parfois blessé dans son corps, dans l’esprit ou dans les deux. Si ce lien existe depuis l’enfance, puisque quelque chose de là-bas, dont la puissance et l’énergie depuis nos yeux d’humains pourraient être décrites comme éminemment maléfiques, est venu une nuit me marquer d’une formule, et que j’ai au cours de ma vie croisé les regards habités de personnes inconnues se présentant avec des informations, des secrets que je comprenais et qui activaient en moi des actions déterminantes pour la suite de ma vie, ça n’est que depuis quelques temps, en réalité depuis le printemps 2019, que mon corps et mon esprit, d’un même mouvement, se sont mis à sentir cette autre part du monde, pour une raison qui, à ce jour, ne m’est pas encore complètement donnée. J’ai perdu mon frère à ce moment-là, et son entrée dans la mort, son départ de la vie, du monde de l’animé pour celui vaste et inconnu où l’on se déplace une fois son destin accompli, ont eu sur moi le plus fort des effets.
Lorsqu’il est mort, mon frère m’a, depuis l’autre côté de la rive, donné quelque chose. Une transmission s’est produite, sans laquelle je n’aurais pas survécu. J’aurais bien sûr pu mettre du temps à mourir, mais du suicide, de la folie ou de la damnation je n’aurais pu m’échapper. Sa mort fut, en quelque sorte, et c’est très étrange pour moi de le dire, le début de l’éclosion de ma vie.
Il a, depuis cet espace où après la vie l’on accède à l’entière connaissance du monde, vu quelque chose me concernant, et puisé dans sa force pour me le faire voir à mon tour. Mon frère est mort à Paris, au moment où, à quelques kilomètres de là, Notre-Dame brûlait de mille flammes, et ça n’est pas un hasard, puisque l’émotion terrible de sa disparition a pu trouver un apaisement dans la conscience du sacrifice que lui faisait l’Histoire pour célébrer le sien. La vie n’offre pas à tout le monde l’incendie d’un bâtiment consacré, où l’on prie depuis plus de 800 ans, en remerciement du choix d’un destin courageux.

« J’ai vécu, comme d’autres ces derniers mois, un éveil, une marche sur un chemin dont le sens est encore obscur, mais ouvrant sur une part invisible du monde en même temps que sur une autre, inconnue de moi-même. »

C’est en tout cas ce que j’aime à me dire, que mon frère a choisi ce destin, cette forme de sacrifice d’une vie heureuse pour que je puisse m’accomplir dans la mienne.
Je n’ai plus le chemin exact de mes pensées de l’époque, mais je me souviens très clairement, malgré les degrés de l’alcool, les molécules de chimie me parcourant le corps, avoir formulé le souvenir, la trace d’un abus sexuel, d’un saccage de l’enfance, alors que je n’en possédais à ce moment rien, pas même l’indice d’une mémoire. Pas de visages, pas de noms, pas de lieux. Les mots sont passés en moi alors que je le sais, j’en ai la certitude, ils n’y étaient pas, je n’en possédais rien avant qu’ils ne sortent par ma bouche.
Ils m’ont traversé, ont été poussés par quelque chose agissant au-delà de moi, et j’ai exprimé une vérité dont l’instant d’avant je ne savais rien.
S’est ensuite creusé un monde plein de questions terribles pour rattraper une mémoire dont on a honte sans bien la connaître encore, la tache que l’on garde de n’avoir pas été humain, pas plus qu’un meuble que l’on manipule à sa guise, dont on ouvre et ferme les tiroirs pour le simple principe de lui dire qu’on le possède, qu’on en fera ce que l’on veut.
Vient ensuite le désert brûlant, aride, d’un monde où ne m’appartiennent plus ni mon corps ni sa mémoire, mais où tout doucement, se met en place sans que je le sache, parce que je l’accueille, le sens d’un devenir nouveau.
C’est le milieu du mois d’août, la fin d’un été étrange, lorsque nu dans la mer, face au rocher de l’île du Levant, je sens percer en moi le pressentiment d’une bascule dans la période à venir.
Je tirerai le bateleur, la première carte du tarot de Marseille, pour la première fois, juste avant ma venue sur l’île. Carte de l’unité, de l’apprentissage, de la naissance symbolique, d’une première impulsion sur le chemin de la transcendance.
Paul L : Pull, veste et jupe, Louis Vuitton.
Des rencontres viendront surgissant d’une nuit où la Lune était pleine pour changer ma vie, et j’épouserai en moi une force inconnue jusqu’alors, très physique, ignorant tout ce que mon inconscient devine, vivant cet automne sans savoir qu’il est un grand calme dont la lumière m’embrasse avant le féroce des tempêtes.
J’ai des flashs, des réminiscences. Les odeurs, le souffle reviennent. Je rêve de cet endroit, de plus en plus, de la lumière et de l’ombre des feuilles des arbres à travers la vitre. Je rêve de l’eau stagnante rendant le sol de la prairie spongieux et nauséabond. Je rêve de la mort, à l’état de monde et, petit à petit, je me souviens, par traces, par bandes.
Mais lorsque dans le déchirement de la vérité des liens puissants se défont, se lancent sur moi les attaques de ce qui, depuis le fond des nuits de l’enfance, voudrait me voir perdu à jamais. Tenter de raconter d’une manière rationnelle ce qui dépasse le cadre de la raison n’aurait ici pas de sens, aussi c’est par l’extrait d’un texte à venir que je voudrais mettre en lumière la noirceur de ce qui parfois habite aussi le monde.
– Ils sont plusieurs. Lorsqu’ils mettent des masques d’animaux, lorsque le bélier, le renard et l’orque habitent leur tête, ils transposent en eux l’infinie cruauté d’une nature qui ne se sait elle-même. Les interdits n’existent pas, c’est la violence sans limite d’un monde où les dieux meurent qui arrive, et dans cet espace où rien de l’humain ne subsiste, ils concentrent, telles des pierres noires et lisses, indestructibles, toute leur cruauté.
– Que veulent-ils ?
– Ils veulent ma douleur, ils veulent de leurs yeux immobiles et mauvais déverser en moi la sombreur absolue de leur âme. Ils sont au seuil de ce qui est par-delà la mort, et par-delà la mort commence ce qu’on ne peut concevoir.
– As-tu mal ?
– Oui, je sens la force de leurs doigts entrer dans mon corps et la douleur est si forte, elle n’a d’égal que leur jouissance, mais il n’y a pas que ça, ils ne sont pas seuls.
– Que veux-tu dire ?
– Ils ne sont que les agents d’un mal plus profond encore, une conscience maléfique si puissante que rien ne peut lui survivre. Elle me veut. Elle me suit.
– A-t-elle un nom, une forme ?
– J’ignore son nom, mais je sais son cri. Il a percé mes nuits, il a percé mon corps des aiguilles de la torture et de l’effroi. Il parle une langue de terreur, il parle au-delà de la mort, depuis un espace où la mort même se refuse à aller. Il est fort comme la tempête, et vicieux comme l’âge qui s’empare du corps et le corrompt jusqu’à l’affaisser au plus bas de lui-même. Il prend les formes qu’il faut prendre pour atteindre ceux qu’il cherche à atteindre. Il est si puissamment mauvais que même l’air qu’il déplace autour de lui semble vicieux. Il grouille de ce qui grouille dans la terre, et son essence est celle d’un magma de gaz nauséabonds.
La première fois qu’il s’est montré, j’ai senti son plaisir si fort de me voir effrayé à l’annonce de sa présence. Il est venu à moi, et m’a marqué de son cri d’avant les âges, pour éventrer mon âme et y glisser le germe de sa noirceur. Il n’est pas le diable, et sa puissance dépasse de loin celle de tous les démons. Il est l’essence d’une terre où trop de sang a coulé, trop de peur, trop de déchirements, trop de ce qui fut anéanti sans l’être par le mouvement de la vie elle-même.
Il s’est nourri des détresses et des carcasses que l’on a jetées si longtemps les unes sur les autres. Peut-être un jour l’ai-je déterré. Peut-être vient-il du plus profond passé de cette forêt où s’est brisée l’enfance. Je ne sais ce qu’il est exactement, et si d’autres le perçoivent. Mais je sais ce qu’il cherche, il cherche la blessure, il cherche la folie, il cherche la perte et le tourbillon de cendres abîmant les âmes dont il se délecte. Il jouit de la souffrance, il n’est que le mal, il n’est rien d’autre, on ne peut l’inverser.
– Il te poursuit ?
– Oui, depuis si longtemps que je sens parfois sa présence derrière moi, sans plus y faire attention. Avant, la terreur était si terrible que la folie faisait grimper ses eaux épaisses le long de mes chevilles. Maintenant, j’ai compris quelque chose.
– Qu’as-tu compris ?
– Que s’il me cherche tant, c’est que je porte en moi une menace, et être menacé l’effraie. Il ne m’a pas eu dans l’enfance, il ne m’a pas eu dans le chaos du corps qui s’éveille, il n’a pour effet que quelques aberrations. Sa cruauté lui a caché sa malice, et à chacun de ses coups ce sont d’autres armes qu’il me donne. Je suis à moi seul toutes les lames que les forges de la magie fabriquent, plus il me frappe et moins il peut m’atteindre. Mais deux choses naissent de cette lutte où il m’enferme, même lorsque je lui tourne le dos.
– Quelles sont ces choses ?
Paul L : Chemise, pull et jupe, Burberry.
– La première est la fatigue. Il place tant de noirceur autour de moi qu’il est difficile de la garder à distance, ainsi mon regard parfois ne la perce pas assez, et ses nuées tournent alors au plus près de mes yeux. Peuvent s’abattre tant de tristesses que l’idée de la mort s’installe, et dans cette plaie béante qu’il fait surgir au creux de ma tête, il me chuchote que je n’ai plus qu’à me tuer. Mais même au plus noir de sa nuit, je tire une force, puisque depuis l’enfance ma raison de vivre est le défi de ne jamais le contenter. Il ne peut pas gagner, c’est impossible, il est si sombre, il veut tant ma perte qu’il a par son désir rendu ma volonté plus féroce que l’orage. Ainsi il ne peut m’atteindre, et si lui ne le peut pas, c’est que rien ne le peut.
– Voilà donc pourquoi tu es si fort, si détaché, et que ton regard embrasse si largement le monde, que ton sourire peut naître au milieu des plus vives douleurs que tu cueilles délicatement, comme l’on cueillerait des fruits trop fragiles. Maintenant dis-moi, quelle est la deuxième chose ?
– La deuxième chose est le cœur véritable de sa malédiction. Car il y a des conséquences à cette force, elle irradie autour de moi et brûle jusqu’à la peau de ceux que j’aime. J’ai concentré tant de violence, on a projeté sur moi tant d’intentions de me détruire qu’elles rebondissent et se perdent sur ceux que j’aime autour. Si je sais faire le bien, si ma force appuyée dans l’amour peut faire naître autant de jardins qu’il y a de place sur Terre, je porte aussi tout cet acharnement que l’on a déposé en moi, et qui ne m’atteint pas. Résonnant sur les parois de mon cœur, il perd de sa force mais fini de mourir accroché à ceux qui m’entourent. Certains sont devenus fous, ils sont doublés de maléfices au point que je ne peux les voir. Ils sont ses bouffons, car leur cœur a accueilli la noirceur comme on accueille un ami. Ils ont épousé ce mal, voulant dans leur amour habillant leur âme maintenant sombre me pousser vers la mort, la démence, la blessure. Leur amour n’est devenu qu’une force de plus avec quoi il m’attaque, et j’étais triste de comprendre la faiblesse de ces cœurs qui se croyaient si forts, et qui maintenant sont perdus à jamais. Mais ils n’étaient pas purs, ils étaient quelque part issus d’un cloaque, d’une caverne où s’est cultivée une lâcheté couvrant de sa bouche celle d’un pouvoir morbide. Ils n’ont jamais eu le courage de vivre par eux-mêmes, voilà pourquoi ils furent prêts à tout pour m’atteindre, et survivent maintenant dans la haine de ce qu’ils pensent aimer. Et puis il y a les purs.
– Les purs, qui sont-ils ?
– Ils sont ceux qui à mes côtés se battent, et souffrent. Ceux qu’il n’aura jamais, même dans la folie, même dans la mort. Ils sont ceux à qui ma présence peut faire autant de bien que de peine, car leur corps reçoit les flèches de poisons qui me sont destinés, et qui ne m’atteignent pas. Leur amour est un sacrifice que je dois démembrer si je veux les voir vivre. M’aimer les amène sur le chemin le plus difficile, et ce chemin ne s’arrête jamais. Il est l’expérience d’une souffrance qui éveille plus haut que tout la conscience qu’ils ont des mystères de la vie. Mais cette conscience a un prix que je refuse de les voir payer trop longtemps. Ainsi parfois, au plus fort de l’amour, je m’éloigne afin de les savoir vivre en possession d’un corps et d’un esprit que rien n’entrave, comme il est juste de vivre lorsqu’on est pur.
– Mais alors tu es seul.
Et dans la solitude j’avance. C’est sous ce panier d’étoiles qui m’est propre que ma route se dessine, au croisement de celle des autres, et des secrets que parfois l’on se livre. Il est des choses qui passent par nous, qui nous traversent pour aller vers les autres. Il en est d’autres qui sont en nous, mais que seuls un contact, une alchimie, une rencontre peuvent révéler à nous-mêmes. Nous sommes à la fois ce qui vit et meurt, et ce qui ne vivra et ne mourra jamais.
S’il ne détruit pas, le traumatisme peut être la racine d’une paire d’ailes dont l’envergure donne la force de tout traverser, les régions les plus opaques du monde comme de soi-même. Ainsi les ténèbres parcourues, aussi noires soient-elles, ne sont au fond que l’espace où la lumière du monde s’éloigne encore trop vite de nous pour que l’on puisse la sentir, la percevoir.
C’est que le chemin reste à faire, qu’il ne faut ni pleurer ni s’asseoir de misère, mais embrasser la bouche de ce que l’on ignore et qui nous effraie pour aspirer la peur, et en faire le rayon qui nous guidera là où nous devons aller.
Depuis parfois, rarement, une présence se dessine. Protection ou menace m’entourent comme elles entourent ceux qui les savent.
Nous n’arrivons pas sur Terre chargé d’une énergie plus ou moins dense sans raison. Nous sommes là pour quelque chose de plus grand que de survivre aux malheurs de l’existence, et si parfois des entraves se dessinent d’une puissance insurmontable, il n’y a pas de raison d’oublier que, visible ou invisible, une veille existe des morts sur les vivants, pour peu que l’on prenne le temps de veiller aussi sur eux.

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