Tahar Rahim : « On est en train de foutre en l’air la Terre »

Article publié le 12 mai 2020

Share :

Texte : Antoine du Jeu.

Photos par Ferry van der Nat et article extraits d’Antidote Magazine : Desire printemps-été 2020.

Tahar Rahim a débarqué, il y a dix ans, avec la force et l’évidence d’un uppercut. C’est la révélation d’Un Prophète de Jacques Audiard, qui fait sensation à Cannes en 2009, repartant avec le Grand Prix du Jury, et qui décroche, l’année suivante, neuf Césars dont deux pour son jeune acteur (meilleur acteur et meilleur espoir masculin), ce qui n’était jamais arrivé jusqu’alors. Depuis, Tahar Rahim a multiplié les collaborations, en France comme à l’international. Il est aujourd’hui à l’affiche de The Eddy de Damien Chazelle, une série musicale signée Netflix, sortie le 8 mai 2020, où il joue au côté de sa compagne Leïla Bekhti. Retour sur le parcours, les désirs et les rêves d’un comédien exceptionnel.

ANTIDOTE : Pour un acteur, il est indispensable de susciter le désir (chez un réalisateur ainsi qu’auprès des spectateurs) et de jouer avec. C’est quelque chose dont vous aviez conscience depuis vos débuts au cinéma ?
TAHAR RAHIM : Oui, mais je n’ai jamais su être séducteur. Je n’ai jamais cru en autre chose qu’au travail. C’est pour moi le seul moyen de pouvoir réussir à être acteur.

Deux longs-métrages dans lesquels vous jouez le premier rôle masculin abordent de manière frontale la question du désir : Grand Central de Rebecca Zlotowski (avec Léa Seydoux) et plus récemment Joueurs de Marie Monge (avec Stacy Martin), votre dernier film français en date (2018). Dans chacun d’entre eux, le désir est comme électrisé par l’environnement dangereux dans lequel les amants évoluent (la centrale nucléaire, les jeux d’argent)…
Oui, ils partent tous les deux d’un ancrage social pour rendre le film plus réel, et dans les deux cas, le désir est imbriqué dans l’addiction. C’est ce qui ajoute de l’excitation et donne à la chose un côté sexy. Dans Joueurs, Abel que j’interprète est accroc au jeu et Ella [jouée par Stacy Martin, ndlr] est accroc à lui. Dès que cette addiction disparaît, ça coince. Abel se joue de la vie donc il se joue de la mort. J’ai adoré l’incarner parce qu’il est insaisissable, flottant, hyper égoïste… C’est kiffant de jouer des personnages égoïstes !
Les rôles que j’interprète ont généralement une dimension sociale mais si demain je devais tourner dans un Marvel, j’irais carrément ! Ça pourrait être trippant de m’éclater à voler dans le ciel. Je ne dis pas que c’est un objectif mais le spectateur que j’ai été et que je suis a été nourri par tout type de cinéma.

À gauche : Manteau et lunettes de soleil, Givenchy.

À droite : Costume, Givenchy.

C’est ce qu’il y a de fort dans votre parcours. Depuis votre révélation dans Un Prophète, vous avez réussi à maintenir un équilibre : un pied en France, l’autre dans le cinéma international ; un pied dans les grosses productions, l’autre dans des films d’auteur.
J’aime explorer différents univers. Ça vient sûrement de mon enfance car j’ai été bercé par la richesse de l’échange culturel. Je viens du quartier des Résidences à Belfort et dans ma tour, on avait des habitants du monde entier : des Français, des asiatiques, des Noirs, des nord-africains, des gitans… Cette pluralité me nourrit depuis toujours et elle a, je pense, influencé mes choix de films. J’ai toujours beaucoup aimé le cinéma étranger.

« Je veux tout savoir d’un personnage et une fois que je sais tout, je peux m’en libérer, amener du romantisme et du cinéma. »

On sait que le Nouvel Hollywood (De Palma, Scorsese, Coppola…) a été très important pour vous…
Complètement. Je l’ai découvert adolescent, et si le Nouvel Hollywood m’a autant touché et inspiré c’est que, pour la première fois, je pouvais véritablement m’identifier à des héros, ou plutôt à des anti-héros. Ces personnages issus de l’immigration ou des minorités n’existaient pas alors en France. Je pouvais m’identifier socialement à eux. Et petit à petit le cinéma fait office d’éducation : tu t’habilles comme eux, tu parles comme eux et tout doucement tu deviens acteur [rires].

Actuellement, quel serait votre plus grand désir en tant que comédien ?
[Il prend un moment pour réfléchir] Je crois que ce serait de pouvoir faire un film où j’ai suffisamment confiance en un réalisateur pour découvrir les scènes au jour le jour, sans avoir à lire de scénario ni rien. J’arriverais simplement le matin, on me dirait ce que je dois jouer et c’est tout. J’aimerais vraiment avoir une liberté totale de mouvement au moment de tourner. Certains réalisateurs travaillent de cette façon…

À gauche : Bijoux, Givenchy.

À droite : T-shirt manches longues, pantalon, bague, Givenchy. Montre Santos, Cartier.

À qui pensez-vous en particulier ?
Kechiche tourne comme ça, je crois. C’est un cinéaste qui m’intéresse beaucoup. Ça me plairait de travailler avec lui. Mais mon désir d’acteur le plus fort serait de jouer dans un western. C’est un rêve d’enfant. C’est un genre qui m’a énormément influencé et j’ai découvert sa fonction quand j’étudiais le cinéma à la fac. Je trouvais ça fou qu’il permette de radiographier l’ensemble de la société américaine. Il a évolué en même temps qu’elle. Au départ, les westerns étaient extrêmement racistes et puis à la fin, il y a eu ce qu’on appelle les « westerns crépusculaires », qui livraient une critique très violente envers l’Amérique, et dans lesquels des héros comme le général Custer devenaient ridicules. C’est fascinant de voir comment chaque cinéaste s’est emparé de ce genre pour en donner sa propre vision. Le western disparaît aujourd’hui d’ailleurs et c’est dommage.

Vous êtes cinéphile avant d’être comédien. Qu’est-ce qui vous pousse à accepter un rôle ?
Avant ce n’était vraiment que le scénario. J’avais besoin qu’il soit vissé, verrouillé… Maintenant c’est la rencontre avec un réalisateur qui m’importe le plus. Bien sûr, il faut que le rôle m’intéresse, que ça ne soit pas quelque chose que j’ai déjà fait, que l’histoire me parle, mais même si j’ai un doute au niveau du scénario, le réalisateur peut réussir à m’emballer. J’ai eu la chance d’étudier le cinéma, ce qui m’a permis de pouvoir analyser les films. Mon objectif n’était pas d’être réalisateur, scénariste ou critique de cinéma mais d’être acteur. Seulement, à mes yeux, je ne pouvais pas arriver dans ce milieu-là simplement avec ce désir : il fallait que je sache de quoi je parle. L’important c’est d’être bon à l’image, mais avoir des références facilite la discussion avec le réalisateur, ça permet de gagner du temps. Je me souviens d’une scène d’Un Prophète pour laquelle je devais courir dehors, Jacques [Audiard, ndlr] m’avait dit : « Tu dois courir comme dans l’ouverture de L’Homme de Rio ». La référence me parlait complètement ! Belmondo m’a beaucoup inspiré.

Quand on évoque votre carrière, impossible de passer à côté d’Un Prophète, qui vous a révélé il y a maintenant dix ans. Rétrospectivement, quel regard portez-vous sur le film ?
Je ne pourrai jamais le voir comme les autres. D’abord parce que c’est un long-métrage qui m’a marqué, et puis surtout parce que c’est mon premier. J’étais vierge de tout et je n’avais donc à ce moment-là aucun élément de comparaison. L’aventure était tellement extraordinaire… J’avais conscience que c’était un rôle de composition et que le personnage allait évoluer au fil de ses six années en prison. Ce qui a été le plus difficile pour moi, c’était le début : toute cette innocence, l’entrée dans la prison et dans le personnage de Malik, cette espèce de coquille vide qui allait finir par être remplie par l’expérience des autres…

À gauche : Veste, Givenchy.

À droite : Blouson, Givenchy.

Cet endurcissement à mesure que les années s’écoulent s’incarne notamment à travers votre regard, qui devient de plus en plus déterminé. Vous réussissez malgré tout à ménager de beaux moments d’émerveillement, ce qui redonne à Malik une part de vulnérabilité. Je pense par exemple aux scènes où il prend l’avion, ou quand il va sur la plage pour la première fois : c’est un retour à l’enfance.
Absolument, il y a toujours une part d’enfance en lui. Je pense que le personnage avait besoin de ça, et puis ça ajoute une part de romantisme. L’idée n’était pas d’en faire un bandit dur et sanguinaire. À travers ces scènes, dans l’avion, à la plage, il redevient un être humain normal : c’est simplement un enfant qui sort dehors.

Avez-vous craint un moment d’être placardé comme « l’acteur d’Un Prophète » ?
Bien sûr, mais c’est aussi pour ça qu’il fallait très vite que je m’illustre dans de nouvelles choses. Ça aurait pu être un problème sinon, c’est clair.

Au détour de quelques plans, on aperçoit Karim Leklou, qui va devenir un véritable compagnon de route pour vous. On le retrouve ensuite dans des rôles de plus en plus importants à vos côtés (Grand Central, Les Anarchistes, Réparer les vivants, Joueurs)…
Karim est comme un frère pour moi ! C’est l’acteur avec qui j’ai le plus joué, mais c’est un hasard. Je l’ai rencontré sur le tournage d’Un Prophète et on a tout de suite accroché. J’adore travailler avec Karim parce qu’on se surprend en permanence, c’est très agréable. Je n’ai pas d’exemples précis mais on tente toujours des trucs, on improvise des détails au milieu des scènes, on donne naissance à de petits accidents…

Dans ce que vous dites, on sent que la liberté au moment de tourner est de plus en plus importante pour vous. Vous préparez en revanche vos rôles longtemps à l’avance. Pour composer celui que vous jouez dans la série The Looming Tower (distribuée par Amazon), vous avez passé beaucoup de temps avec Ali Soufan, l’agent du FBI qui traque Al-Qaïda dont la vie a inspiré le scénario. Rapprocheriez-vous le travail d’acteur de celui d’un profileur à la Mindhunter ?
J’adore cette série ! Ce n’est pas à ce point-là mais il y a des similitudes, c’est sûr. Quand tu es acteur, tu fais un peu un travail d’anthropologue pour essayer de comprendre comment fonctionne ton personnage, qu’il soit fictif ou réel. Je veux tout savoir d’un personnage et une fois que je sais tout, je peux m’en libérer, amener du romantisme et du cinéma. Mais si je ne fais pas ce travail en amont, ça me donne l’impression d’arriver à l’école sans avoir fait mes devoirs et je perds confiance. Quand tu interprètes quelqu’un qui existe ou a vraiment existé, il ne s’agit pas de le mimer mais de comprendre son nerf central. Il faut s’en rapprocher physiquement, mais si ce n’est pas une icône mondiale comme Elvis ou Ray Charles tu peux te permettre une forme d’adaptation.

« Je n’aime pas répéter, j’ai la sensation de perdre ma spontanéité, et après je ne m’amuse pas sur le plateau. Il faut créer du réel, du défi, de la déstabilisation, contrôler ou perdre le contrôle mais ça doit arriver en direct, si ça se passe avant ça m’emmerde. »

Ça vous plairait de jouer une icône ?
Bien sûr ! Par contre je ne sais pas qui… Mais ce serait un sacré défi, je ne sais pas si j’en serais capable.

Vous avez voulu rencontrer le serial killer Charles Sobhraj, que vous interprétez dans la série Le Serpent, qui sortira en 2020 sur Netflix et BBC One. Vous vous étiez par ailleurs déjà renseigné sur lui en lisant son autobiographie lorsque vous aviez 16 ans. Qu’est-ce qui vous intéressait chez lui ?
Je voulais déjà être acteur à l’époque. C’était la première fois que je lisais quelque chose de concret sur un personnage que je rêvais de jouer. C’est de l’ordre de la fascination / répulsion. Charles Sobhraj était un enfant rejeté par son père, et sa mère était extrêmement dure avec lui. Elle l’a abandonné au Vietnam alors qu’il avait cinq ans pour fuir avec un militaire belge il me semble. Elle est revenue le chercher un an après pour l’emmener en France… Mais il n’a jamais eu de papier, il était apatride. C’est pour ça qu’il prend ensuite de multiples identités. Dans son escalade de violence, il finit par brûler les corps de ses victimes comme s’il s’agissait d’effacer totalement leur identité pour pouvoir ensuite la reprendre. Je voulais jouer depuis longtemps un personnage sans foi ni loi comme ça.

Appréhendez-vous différemment votre travail d’acteur dans le cadre d’une série ?
Le rythme de tournage d’une série est parfois insoutenable : on peut avoir cinq ou six séquences dans la même journée. Mais je réalise qu’aujourd’hui les films aussi se tournent à une vitesse pas possible… Le rythme de tournage d’un long-métrage est maintenant presque le même que celui d’une série, donc on n’a plus le même confort. Il y a des films qui se tournent en l’espace de trois ou quatre semaines, c’est vraiment peu.

Vous répétez beaucoup généralement ?
Non, je n’aime pas ça. Je prépare un rôle en me documentant et en parlant beaucoup avec le réalisateur à propos des scènes, des dialogues, des personnages… Je m’inspire aussi de personnages vus dans des films, ou découverts dans des textes que j’ai pu lire. À un moment, un truc naît et tu le sens. Mais je n’aime pas répéter les scènes parce que j’ai la sensation de perdre ma spontanéité, et après je ne m’amuse pas sur le plateau. Je ne peux pas être surpris si on a déjà répété la scène dix fois ! Il faut créer du réel, du défi, de la déstabilisation, contrôler ou perdre le contrôle mais ça doit arriver en direct, si ça se passe avant ça m’emmerde.

À gauche : Costume et chemise, Givenchy. Montre Santos, Cartier.

À droite : Chemise, pantalon et lunettes de soleil Givenchy. Montre Santos, Cartier.

Leïla Bekhti, avec qui vous venez de tourner dans la série The Eddy réalisée par Damien Chazelle, est votre compagne depuis dix ans maintenant, soit depuis le début de vos carrières respectives au grand écran. Vous guidez-vous l’un l’autre concernant vos carrières cinématographiques ?
Oui, on est de très bon conseil l’un pour l’autre. Son avis est celui qui m’importe le plus et vice-versa. Elle est extrêmement dure et exigeante avec moi, comme je le suis avec elle. Quand tout le monde me dit que ça va et qu’elle est la seule à dire le contraire, je sais qu’il y a une raison. C’était génial de travailler avec elle sur la série de Damien Chazelle mais pas parce que c’est ma femme, parce que c’est une grande actrice. Damien déteste le vide, il nous fait beaucoup improviser et quand on improvise, on peut facilement se retrouver à dire n’importe quoi, à parler pour parler. Il faut une pointure en face, et se retrouver en face de Leïla Bekhti aide beaucoup ! J’adore son émotion, ce qu’elle dégage quand elle joue, quand elle te regarde, et elle improvise ce qu’il faut au bon moment. Pour ce qui est de Damien, j’avais vu Whiplash qui m’avait mis une bonne tarte dans la gueule. Je lui en avais parlé, en disant que ce qui me fascinait dans son long-métrage c’est qu’il évoquait un match de boxe. Il m’a dit : « Exactement, on a maté plein de films de boxe pour le faire ». Raging Bull [de Martin Scorsese, ndlr] entre autres, immense film. Il a une façon de travailler qui est très liée au rythme, c’est presque un métronome. Pour la comédie musicale The Eddy, il m’a confié le rôle de Farid, le patron d’un club de jazz à Paris qui tombe dans une sorte de dépression parce que ce n’est ni le plus grand chanteur ni le plus grand musicien, alors qu’il aurait aimé l’être.

Vous avez dû apprendre à jouer de la trompette pour ce rôle…
J’en ai chié ! Des mois de travail pour seulement un morceau ! Je n’ai jamais joué d’instrument de musique et personne autour de moi n’en jouait. Je n’ai jamais été initié à ça, c’était une totale découverte. J’ai dû chanter aussi, c’était dur…

Avec quels réalisateurs rêveriez-vous de tourner à présent ?
Il y en a tellement… J’ai déjà cité Kechiche, et en France j’adore également Arnaud Desplechin ainsi que Ladj Ly. À l’étranger, il y a Park Chan-wook évidemment, Bong Joon-ho, les frères Safdie…

C’est d’ailleurs grâce à un acteur, Robert Pattinson, qu’ils ont pu tourner Good Time…
Il leur a écrit une lettre pour tourner avec eux ! C’est drôle que vous m’en parliez parce qu’un ami me disait justement hier : « T’es bête de ne pas envoyer des lettres ». Je ne sais pas faire ça malheureusement. Je crois, peut-être à tort, qu’en France cela n’est pas forcément bien vu. Je n’ai pas le sentiment qu’envoyer une lettre à un réalisateur français puisse déboucher sur un rôle. C’est quelque chose qui marche plus ou moins aux États-Unis… Mais peut-être que je devrais essayer en effet ! Résolution 2020 [rires] !

Vous avez émergé au tout début de la décennie, puis vous l’avez traversée avec le succès qu’on connaît. Maintenant qu’elle s’achève, quel bilan en tirez-vous ? Personnellement et plus largement ?
Sur le plan personnel et professionnel, je suis très heureux d’être là où je suis aujourd’hui. Jamais je n’aurais imaginé, il y a dix ans, avoir une famille, continuer à faire ce métier, l’exercer à l’international… Je suis ravi de tout ça. Quant au monde, on est d’accord, ça n’est pas très rassurant. On est en train de foutre en l’air la Terre. Je ne sais pas où cela va nous mener et je ne peux pas croire que demain tout va s’arranger, c’est impossible. Je suis assez pessimiste sur l’avenir du monde, la manière dont il tourne, cet espèce d’extrémisme qui monte de partout, c’est flippant… Je pense qu’il faut retourner à des choses très simples : faire ce que l’on peut avec les gens autour de nous. Je suis extrêmement optimiste par rapport à l’humain car on peut être des anges entre nous.

À lire aussi :

Les plus lus

> voir tout

Qui est Richard Gallo, pionnier de la performance artistique et sex symbol ?

Sex-symbol de l’underground new-yorkais dans les années 1970, le performeur Richard Gallo a fait de sa manière d’être une œuvre d’art à part entière. Au croisement de la mode, du bodybuilding et du théâtre, sa pratique subversive a transformé la rue en une scène expérimentale, où il exhibait sa musculature parfaite et son vestiaire licencieux mêlant esthétique camp, sado-masochisme et glamour hollywoodien.

Rencontre avec Juan Alvear, le nail artist favori des popstars

Il a réalisé des ongles pour Charli XCX, FKA Twigs, Lil Nas X, Arca, Kelsey Lu ou encore Kim Petras. Juan Alvear, alias @nailsbyjuan.nyc sur Instagram, repousse les limites du nail art et remet en cause les normes policées de la beauté en nous plongeant dans un univers de conte de fée sous acide. Rencontre.

Les algorithmes ont-ils mauvais goût ?

Canal de diffusion essentiel pour les artistes contemporains, le réseau social Instagram est en quelque sorte devenu la première galerie virtuelle internationale. S’affranchissant des intermédiaires traditionnels du marché tels que les commissaires d’expositions ou encore les critiques, l’art 2.0 y prospère. Mais n’est-ce pas au risque de sa propre banalisation ?

Rencontre avec l’artiste Will Benedict, dont l’œuvre reflète l’absurdité du monde contemporain

Il a réalisé une vidéo sur une livreuse Uber Eats dominatrice, un mockumentary (« documentaire parodique », en français) dans lequel des humains nus tombent du ciel, une campagne vidéo apocalyptique pour Balenciaga ou encore des émissions culinaires surnaturelles. Fasciné par l’absurdité humaine, l’artiste américain Will Benedict infiltre la médiasphère et décrypte les codes de l’infotainment avec son humour débridé. Rencontre.

Pourquoi le monde de l’art est-il fasciné par l’adolescence ?

Depuis 2016, la curatrice Julia Marchand explore la fascination pour l’adolescence qu’elle a décelée chez de nombreux artistes via son projet curatorial Extramentale, fondé à Arles. Dans cette interview, elle déroule le fil de sa réflexion sur les connivences toujours plus fortes entre art et teenagehood, alors même que le monde adulte retombe selon elle dans l’adolescence.

ArtCulture

Une exposition signée Virgil Abloh II

Alors qu’il dévoilait il y a quelques jours les pièces nées de sa collaboration avec le label californien de Carol Lim et Humberto Leon Opening Ceremony, l’ancien Club Kid Walt Cassidy, mieux connu dans les années 90 sous le pseudonyme « Waltpaper », publie aujourd’hui un beau livre dédié à la sous-culture qui a secoué la […]

ArtBeautéFresh News

lire la suite

> voir tout

ArtBeautéFresh News

Découvrez la troisième série mode de Ferry van der Nat issue d’Antidote : DESIRE