Le paradis selon le photographe Patrick Weldé

Article publié le 1 septembre 2017

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Photos : Patrick Weldé
Texte : Alice Pfeiffer

Ce samedi 2 septembre ouvrira la deuxième exposition solo du jeune Patrick Weldé, qui explore l’idée d’une idylle à portée de main.

Des chaussures boueuses et un ciel gris. Des visages couverts et des dos tournés. Seuls, même en groupe : voilà ce que semblent dire les clichés du photographe Patrick Weldé, passé par l’Alsace, qui rappelle l’Harmony Korine des premières heures.

Aujourd’hui, la galerie parisienne Mannerheim dédie une exposition personnelle au jeune homme, qui exerce également le métier de styliste dans la mode, et lui permet de délivrer une sorte de journal intime aussi brut que poétique. Sans retouches et shootées en grande partie sur appareil jetable, les images se penchent sur la notion de paradis d’aujourd’hui. « Je ne pense pas qu’il existe une seule définition, propre et lisse, mais que c’est plutôt à chacun de trouver sa propre version personnelle » dit l’artiste au sujet du show intitulé PARADISE NOT (FOR US), qui met en scène ses proches dans son village natal. Pour lui, son jardin d’Eden serait là, exactement : entouré des gens qu’il aime.

«Il s’agit d’un rejet de la notion couramment admise de paradis, une porte ouverte sur de nouveaux paradigmes. Ce n’est pas « extérieur », mais quelque chose à l’intérieur de chacun d’entre nous. Le chercher au dehors, c’est un peu comme vouloir explorer l’espace tout en ignorant les vastes océans qui grouillent sous nos pieds : tout ce que nous pouvons imaginer est à portée de main » analyse le duo de curateurs Ruiz Stephinson, en charge du commissariat de l’exposition.

À travers ce projet, Patrick Weldé s’interroge sur le voyage existentiel d’une génération pour qui «tout semble lourd, impossible, et qui ressent paradoxalement une vraie envie de créativité et de bonheur ». Plutôt qu’une forme unique de bien-être et de réussite, c’est un aboutissement intime qu’il nous invite à célébrer.

PARADISE NOT (FOR US) se tiendra à la Mannerheim Gallery, 6 rue Notre-Dame-de-Nazareth, 75003 Paris, du 2 au 21 septembre.

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