Harry Gruyaert et Gérard Rondeau à la MEP

Article publié le 15 avril 2015

Art

La nouvelle saison de la Maison Européenne de la Photographie est à voir absolument. Parmi les quatre (excellentes) expositions parsemées ici et là dans le joli bâtiment de la rue de Fourcy, dans le Marais, nous nous sommes attardés chez Harry Gruyaert et Gérard Rondeau. Deux photographes a priori aux antipodes mais qui, chacun à leur manière, réinventent notre identité – par ce qui nous entoure ou ce que nous sommes. L’un manie la couleur avec éclat et densité, l’autre voit le noir et blanc avec une clairvoyance confondante. Lorsque Gruyaert dit : « Il s’agit d’une vraie bagarre avec la réalité, une sorte de transe pour enregistrer une image ou peut-être tout manquer. C’est dans cette bagarre que je me situe le mieux », on le croit sur parole. En témoignent ses paysages à la fois banals et insensés des plages du Nord ou des salles de transit d’aéroport. Rondeau, lui, cultive l’autofiction (la photographie de sa bibliothèque nous parle particulièrement) mais aussi le portrait. On y rencontre des personnages comme Roy Lichtenstein ou Anna Mouglalis et des villes parfois dévastées par la guerre (Sarajevo). Une fois encore, la MEP vient de lancer une belle saison…

Jusqu’au 14 juin Harry Gruyaert et Gérard Rondeau , au bord de l’ombre à la Maison Européeenne de la Photographie , 5, rue de Fourcy, 75004 Paris

Un texte de Sophie Rosemont

Les plus lus

Shalva Nikvashvili : « La liberté de notre société est une utopie à laquelle je rêve encore »

Après avoir quitté l’ultra-orthodoxe Géorgie et s’être heurté à l’hostilité de la société occidentale face à sa condition d’immigré, l’artiste Shalva Nikvashvili explore la notion d’identité à travers une pluralité de médiums allant de la sculpture au dessin en passant la vidéo, la photographie ou encore la poésie. Ses créations plastiques tiennent d’un savoir artistique fait main et interpellent par les matières recyclées avec lesquelles elles sont exécutées et leur design hétéroclite. Elles traduisent par ailleurs une adresse manuelle que l’artiste tient de son éducation au milieu de la campagne géorgienne, à Sighnaghi, son village natal, où il a appris à faire œuvre de rien dès son plus jeune âge.

Lire la suite

Les photos des vernissages de l’exposition « Antidote Curates x Mariette Pathy Allen »

Merci d’avoir été aussi nombreux·ses aux vernissages de « Antidote Curates x Mariette Pathy Allen », la première exposition solo parisienne dédiée à l’artiste pionnière Mariette Pathy Allen. Ces événements se sont déroulés plusieurs soirs de suite afin de pouvoir accueillir un maximum de personnes, malgré les restrictions liées à la Covid-19 (pour précision, toutes les personnes présentes au sein de la galerie portaient un masque, mis à part lorsqu’elles étaient prises en photo). L’exposition, qui a démarré le 27 janvier, se tiendra jusqu’au 10 février 2022 (du mardi au dimanche, de 11h30 à 19h30, au 20 rue des Gravilliers, dans le troisième arrondissement de Paris), avec le soutien de Gucci.

Lire la suite

Qui est la première artiste invitée par Antidote Curates, bientôt exposée à Paris ?

La première exposition Antidote Curates rassemblera des photographies de Mariette Pathy Allen du 27 janvier au 10 février 2022 (du mardi au dimanche, de 11h30 à 19h30), au 20 rue des Gravilliers, dans le 3ème arrondissement de Paris, avec le soutien de Gucci. Voici son interview, issue de la première édition d’Antidote Curates, parue en septembre dernier.

Lire la suite

Antidote organise la première exposition solo de la photographe Mariette Pathy Allen à Paris

Nous vous accueillerons du 27 janvier au 10 février 2022 (du mardi au dimanche, de 11h30 à 19h30) au 20 rue des Gravilliers, dans le troisième arrondissement de Paris, et espérons que vous serez nombreux·ses à venir découvrir l’œuvre de Mariette Pathy Allen à travers cette première exposition Antidote Curates, organisée avec le soutien de Gucci.

Lire la suite

Qui est Lev Khesin, l’artiste inspiré par la cosmologie qui a collaboré avec Berluti ?

Installé à Berlin depuis une vingtaine d’années, l’artiste russe Lev Khesin est le dernier à avoir été invité par la maison Berluti pour une collaboration. Dévoilée en avril 2021 à travers un film intitulé « Living Apart Together » et immortalisée par le photographe Lee Wei Swee dans notre dernier numéro, la collection automne-hiver 2021/2022 de la maison offrait une nouvelle dimension aux peintures abstraites de l’artiste russe, né en 1981, retranscrites par Kris Van Assche sur des chemises en soie, des pulls ou encore des costumes. 

Lire la suite

Newsletter

Soyez le premier informé de toute l'actualité du magazine Antidote.