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La nouvelle exposition de la galerie Vallois dénonce les clichés sur les femmes

Article publié le 26 mai 2018

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Photo : Pilar Albarracín, Saignante, 2018

La galerie parisienne présente « La Maman et la Putain », rassemblant une série d’œuvres féministes signées Niki De Saint Phalle, Cindy Sherman, Jeff Mills ou encore Michel Journiac.

La Galerie Vallois célèbre la femme héroïne à travers sa nouvelle exposition, organisée du 26 au 27 mai dans le cadre de la Paris Gallery Week. Elle revient sur des œuvres féministes ayant remis en question les stéréotypes genrés de leur époque, des années 1910 à nos jours. Niki De Saint Phalle, Pilar Albarracín, Gérard Deschamps, María Isabel Rueda ou encore Julia Wachtel : au total, l’exposition tirant son nom du plus célèbre film de Jean Eustache regroupe plus de 16 artistes phares, se jouant avec impertinence des représentations de la « Maman » et de la « Putain ».

Jacques Villeglé, Quartier Lorette, novembre 1989.

Ce sont les minitels roses des années 1980, lointains ancêtres des sites pornographiques d’aujourd’hui, qui ont inspiré les œuvres du peintre-plasticien français Jacques Villeglé, présentées dans la galerie. Elles ont été créées à partir d’une série d’affiches commerciales de femmes dénudées, que l’artiste a collectées puis réassemblées, tout en les accolant à l’emblématique numéro « 3615 » afin de pointer du doigt la « prostitution des images » dans la publicité.

L’exposition présente également l’une des sculptures de femmes géantes de Niki De Saint Phalle, Lady Sings the Blues, d’une hauteur de plus de deux mètres. Figure historique de l’art corporel, Michel Journiac a quant à lui ironiquement mis en scène des clichés sexistes dans sa série 24H de la vie d’une femme ordinaire, afin de les critiquer. L’artiste s’y est travesti dans les différentes photographies qu’elle rassemble, pour mieux moquer l’assignation arbitraire des rôles genrés dans le couple. Réalisée durant les années 2000, la vidéo The Dancer du pionnier de la techno Jeff Mills rend enfin hommage à la chanteuse, danseuse et activiste noire Joséphine Baker. Autant d’odes à la liberté de la femme, complétées par un autoportrait de Cindy Sherman intitulée « La Mère Noël », ou encore Saignante : une photographie bondage et dénonciatrice des différentes formes de coercition visant les femmes, prise par Pilar Albarracín.

L’exposition « La Maman et la Putain » se tiendra du 26 au 27 mai à la galerie Vallois, 36 Rue de Seine, Paris 6.

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