Big Eyes de Tim Burton

Article publié le 18 mars 2015

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Lorsqu’il rencontre Margaret Ulbrich, Walter Keane tombe sous le charme. Elle est divorcée, vulnérable, blonde et talentueuse : elle peint d’étranges personnages enfantins, dotés de yeux démesurément grands. Lui se contente de peindre des ruelles de Montmartre, fruit de ses années soit disant passées à Paris, à vivre la bohème… Face au succès des œuvres de sa femme, il se les appropriera. Et l’obligera à accepter un chantage ô combien perfide.

On aime beaucoup de choses dans ce nouveau Burton : le sujet (passionnant, sur le vol d’identité et la condition de la femme artiste), les acteurs (Amy Adams parfaite, Christopher Waltz étonnamment comique, sans oublier quelques furtives apparitions du délicieux Jason Schwartzman), la photographie, impeccable. Mais, hormis un passage dans un supermarché où Margaret se retrouve assaillie par ces fameux big eyes, très peu de fantaisie, d’inventivité visuelle. Sur une histoire aussi abracadabrante, Burton aurait pu s’autoriser plus d’audace sans pour autant surjouer Alice au Pays des Merveilles. Au lieu de cela, il s’illustre dans le registre du pur film hollywoodien. Regrettable, mais pas non plus impardonnable.

Un texte de Sophie Rosemont

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