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Les sons de la semaine : Peggy Gou, Loyle Carner, Lolo Zouaï, Kelsey Lu, Sean et Myd

Texte : Naomi Clément.
19/04/2019

Au programme cette semaine ? Le second et sublime album de Loyle Carner, le deuxième clip du prometteur Sean, et un nouveau projet signé Myd.

Lolo Zouaï relate ses hauts et ses bas dans son premier album

On la découvrait en 2017 avec « High Highs to Low Lows ». Un premier single envoûtant, avec lequel cette Franco-algérienne élevée aux États-Unis raflait rapidement un million d’écoutes en ligne, s’imposant comme l’un des nouveaux espoirs de la scène R’n’B contemporaine. « C’est le morceau qui a changé ma vie », explique-t-elle.

Une poignée de singles (dont les très bons « Desert Rose » et « Challenge ») et de collaborations (avec H.E.R., Myth Syzer, Blood Orange) plus tard, la chanteuse dévoile aujourd’hui son premier album : High Highs to Low Lows. Annoncé par le clip de l’entêtant « Ride », ce disque permet à l’artiste d’embrasser ses émotions, et précise un peu plus l’ADN versatile de sa musique, tout à la fois chanté en anglais et en français, aussi bien inspiré par la scène hip-hop de la Bay Area que par la chanson française des années 1960. Elle nous en dit plus dans son interview, juste ici.

Le prometteur Sean est de retour avec « Mauvaise nouvelle »

En début d’année, Sean offrait son premier single « Mercutio ». Un titre en référence à l’ami et mentor de Roméo chez Shakespeare, à l’atmosphère sombre et mélancolique, via lequel ce jeune rappeur évoquait ses démons et annonçait l’arrivée d’un premier EP éponyme. « Mercutio, c’est mon alter ego, mon vice », nous racontait-il. « Et j’ai choisi de sortir ce morceau en premier car il raconte tout le concept de l’EP, à savoir la relation entre Sean et Mercutio. Cet EP, c’est un moyen d’exorciser toutes ces mauvaises choses que j’avais à l’intérieur. […] »

Fort de ce premier single, Sean est aujourd’hui de retour avec « Mauvaise nouvelle », un nouvel extrait de ce premier projet à venir. Avec lui, le jeune homme revient sur une histoire d’amour dramatique, et surtout, étoffe son identité sonore, marquée par cette voix lourde et trafiquée, qui tantôt rappe, tantôt chante, et parle aussi parfois. « J’adore être dans la recherche, poursuivait-il. Quand je passe des heures en studio à jouer avec les pitchs pour modifier ma voix, pour moi, c’est un peu la même chose que lorsqu’un guitariste s’essaie pendant des heures à des effets overdrive. » Accompagné par un clip signé Tristan Feres, « Mauvaise nouvelle » nous immerge au cœur d’un univers mélancolique et fascinant – le monde on ne peut plus prometteur de Sean.

Peggy Gou, figure de la scène house, est de retour avec l’EP Moment

Peggy Gou est considérée comme l’une des productrices de house les plus talentueuses de sa génération. Et pour cause : à 28 ans, cette Berlinoise d’origine sud-coréenne a contribué à bousculer les codes et barrières du genre, s’imposant avec brio comme l’une des figures féminines les plus importantes des musiques électroniques actuelles.

Programmée dans les festivals du monde entier, prisée par des marques aussi prestigieuses que Nike ou Ray-Ban, Peggy Gou livre ce 19 avril son tout nouvel EP : Moment. Un projet de deux titres, qui fait suite à son EP Once (2018), et confirme un peu plus son statut de grande prêtresse de la scène house.

Loyle Carner partage Not Waving, But Drowning, un sublime album introspectif

Deux ans après Yesterday’s Gone, qui lui avait valu d’être nommé au Mercury Prize et aux Brit Awards, Loyle Carner revient avec son second opus Not Waving, But Drowning – déjà considéré par certains comme l’un des meilleurs albums de ce début d’année.

Et en effet : disponible depuis ce vendredi 19 avril, ce disque, sublime, est une collection de titres aussi poétiques qu’introspectifs, à travers lesquels le jeune Londonien se livre toujours plus. De sa voix grave, Loyle Carner y évoque tour à tour sa relation fusionnelle avec sa mère, ses amours et ses amitiés passées, son parcours d’anglais métis, abandonné par son père biologique… et abaisse définitivement la fine barrière qui existait encore entre sa musique et sa vie personnelle.

Pour parfaire ce tableau des plus intimes, le rappeur y a convié quelques-uns des artistes les plus novateurs de la scène anglaise actuelle. On y retrouve ainsi Jorja Smith (« Loose Ends »), Jordan Rakei (« Ottolenghi »), Sampha (« Desoleil (Brilliant Corners) »), mais également Jean Coyle-Larner (« Dear Ben »), sa propre mère. Loyle Carner sera de passage à Paris le 14 mai prochain pour un concert unique au Point Ephémère.

Blood, le premier album de Kelsey Lu, s’offre à nous

Quelques jours après avoir livré une captivante performance au sein des studios de Colors, la chanteuse, productrice et violoncelliste Kelsey Lu lève à présent le voile sur son tout premier album : Blood.

Succédant à l’EP Church (2016), ce projet de douze titres, précédemment annoncé par le single « Due West », nous immerge de plus belle dans le cosmos lumineux de cette jeune artiste, coincé quelque part entre R’n’B méditatif et pop incantatoire, qui rappellera sans doute à certains l’univers d’artistes comme Solange, Blood Orange ou Sampha, avec lesquels elle a d’ailleurs déjà collaboré.

Myd partage son nouvel EP fiévreux : Superdiscoteca

Myd est indéniablement l’un des producteurs les plus prolifiques du moment. Après avoir opéré au sein de l’écurie Club Cheval, ce diplômé de La Fémis n’a cessé de multiplier les projets : signé sur le label Ed Banger Records en 2017, il dévoile l’EP All Inclusive, avant de signer la bande originale du film Petit Paysan (réalisé par son ancien camarade de classe Hubert Charuel) et de produire de nombreux artistes, du rappeur SCH à la chanteuse Mai Lan en passant par Lacrim et plus récemment Sônge, dont le premier album Flavourite CÂLÂ vient de paraître.

Après avoir sorti Muchas l’an passé, Myd est aujourd’hui de retour avec Superdiscoteca, un nouvel EP via lequel le Français entend bien nous faire danser tout l’été. Taillé pour le dancefloor, ce projet se compose de trois titres : l’entêtant « Superdiscoteca », armé d’un groove contagieux ; « The Bouncer », davantage cru et tribal ; et enfin l’hypnotique « Talk to Me ». À découvrir ci-dessous.

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