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Le printemps sera Björk

… Ou ne sera pas ! Pour cause, une double actualité assez impressionnante. D’abord, une célébration au MOMA de New York qui révèle toute la richesse de sa discographie (de Debut, sorti en 1993, jusqu’à aujourd’hui) et de l’imagerie construite au fil des années, aussi bien sur son iconographie que ses mises en scène live – on remarque les costumes d’Iris Van Herpen pour la tournée de Biophilia, en 2013. On y découvre aussi l’univers visuel construit autour de son nouvel album, Vulnicura, nommé d’après le latin « vulnus », « blessure » et « cura », « soin ». Une véritable thérapie, tant du point de vue sentimental (Björk y raconte, en filigrane, sa rupture douloureuse avec Matthew Barney) qu’artistique (elle retrouve son talent mélodique). De la douceur habitée de « Stonemilker » aux découpes rythmiques de « Quicksand », chaque titre mérite qu’on s’y attarde, quitte à s’y perdre. « Atom Chance », partagé avec le fidèle complice Antony Hegarty, n’est pas ce que l’on appelle accessible, mais s’avère bouleversant. A la production, Alejandro Ghersi alias Arca, qui a déjà exercé son talent chez Kanye West ou FKA Twigs. Björk is back. Pour de bon.

Un texte de Sophie Rosemont.

Björk, Vulnicura, One Little Indian / Believe
Björk au Museum of Modern Art de New York, Jusqu’au 7 juin.