Julien Dossena Marie Amelie Sauve Antidote

L’interview de Julien Dossena et Marie-Amélie Sauvé, couple de foudre

Texte : Jessica Michault
Photo : Karim Sadli

On les dirait amis depuis toujours. Julien Dossena, directeur artistique de Paco Rabanne et Marie-Amélie Sauvé, consultante et styliste renommée, ont noué une relation presque symbiotique, chacun s’inspirant de l’autre pour mieux s’enrichir mutuellement. Leur dernière collaboration en date, c’est la renaissance flamboyante de la griffe Paco Rabanne.

En à peine trois ans, ils ont remis la maison au goût du jour pour une nouvelle génération de femmes qui rêvent de vêtements aux lignes sportives avec un soupçon de futurisme.
En janvier, Julien Dossena a ouvert la première adresse parisienne de la maison au 12, rue Cambon et lancé une boutique en ligne très séduisante. Un coup double qui va sans nul doute permettre à la marque de conquérir de nouveaux horizons.
À la veille de l’ouverture de la boutique Paco Rabanne, le magazine Antidote a rencontré le duo pour évoquer leur rencontre, ce qu’ils pensent de l’état actuel de la mode, pour enfin découvrir quels sont leurs talents cachés.

ANTIDOTE. Comment vous êtes-vous rencontrés ?
MARIE-AMÉLIE. On s’est connus chez Balenciaga, et on a accroché comme ça, rapidement, dès le départ.

ANTIDOTE. Quelles sont vos affinités ?
MARIE-AMÉLIE. Avec Julien, on parle de tout, pas seulement de mode, même s’il y a un lien évidemment. On a des discussions sur le cinéma, la littérature… et sur plein d’autres choses.
JULIEN. C’est vrai, on se retrouve sur pas mal de choses.

ANTIDOTE.
Julien, à quel moment as-tu pensé à Marie-Amélie quand tu as pris la direction artistique du prêt-à-porter féminin chez Paco Rabanne ?
JULIEN. C’est l’inverse qui s’est produit ! C’est Marie-Amélie qui m’a appelé pour me prévenir.
MARIE-AMÉLIE. Quand on m’a appelée pour relancer la marque Paco Rabanne, j’ai tout de suite pensé à Julien. Je trouvais que ça collait très bien à son univers, à ses références de mode et j’imaginais bien cette association. Donc, j’étais super excitée par mon idée et j’ai essayé de joindre Julien. Mais j’avais un mauvais numéro, je crois, car il ne m’a pas répondu.
JULIEN. Exactement. Je ne sais plus pourquoi mais il y a eu un problème et je n’ai jamais reçu le message.

« Quand on m’a appelée pour relancer la marque Paco Rabanne, j’ai tout de suite pensé à Julien. »

ANTIDOTE. Tu as cru qu’il était vexé ?
MARIE-AMÉLIE. Je me suis dit : « Tiens, il n’est pas intéressé… » Alors que je m’attendais à ce qu’il dise : « Ouah, super ! » Et évidemment, c’est ce qui a fini par se passer.

ANTIDOTE. Comment avez-vous envisagé la renaissance de la marque ?
JULIEN. Au départ, on a tout remis à plat pour savoir quelles étaient les valeurs esthétiques qu’on voulait travailler chez Paco Rabanne, celles qui nous intéressaient de manière plus ou moins instinctive et plus ou moins réfléchie. Le côté conceptuel, radical, mixé avec le style « effortless » de Françoise Hardy. Le défi était de réussir à trouver cet équilibre-là, spécifiquement pour Paco Rabanne.
À côté de ça, on a surtout réfléchi à ce qu’on pensait être juste pour une nouvelle marque sur le marché actuel : quels types de vêtements de filles, pourquoi, avec quelle présentation. Même des choses comme les chaussures plates, une attitude… Cette réflexion-là est complètement détachée de Paco Rabanne – c’est en mélangeant les deux qu’on a pu préciser et construire de plus en plus délicatement notre projet.

ANTIDOTE. Julien, qu’est-ce que tu aimes le plus chez Marie-Amélie ?
JULIEN. Beaucoup de choses. La première, c’est son instinct de mode. C’est immédiat, précis, un mélange d’expérience et de culture mode énorme, mais sans jamais perdre l’instinct et le ressenti. C’est un équilibre rare, sans références préconstruites et, en même temps, ce n’est pas qu’un pur instinct. Tout est très sophistiqué, que ce soit un look, une collection, un ressenti sur une boutique, sur une équipe, sur tout. Elle a une approche très délicate de la mode en général dans son travail.

ANTIDOTE. Et dans le perso ?
JULIEN. Elle a aussi beaucoup de qualités : la franchise, la loyauté, la combativité (dans le bon sens du terme), des convictions.

ANTIDOTE. Et toi Marie-Amélie, qu’est-ce qui t’attire chez Julien ?
MARIE-AMÉLIE. Alors, il y a beaucoup, beaucoup de choses qui m’ont attiré chez Julien. C’est difficile à dire, en tout cas, ce qu’on a en commun et que j’ai vu tout de suite, c’est le souci du travail extrêmement précis et bien fait. Moi, j’adore ça car je suis une fille, je m’habille et j’adore le beau vêtement. Il a le souci du beau vêtement en général, ça m’a vachement frappée. C’est fait d’une si belle façon, ça sauve tout. Je ne sais pas comment dire, surtout qu’on est dans une phase de la mode où beaucoup de choses ne respectent pas ça. Julien est un gardien de ça, un fondement. C’est énorme. C’est, entre autres, un amour qu’on a en commun : celui des beaux vêtements bien faits, précis.

ANTIDOTE. Qu’est-ce que vous pensez de la mode en ce moment, de sa vitesse ?
JULIEN. En fait, le rythme est difficile et dense. Il faut être résistant. Ça crée une sorte de sélection naturelle entre ceux qui peuvent tenir le rythme et ceux qui n’y arrivent pas. Est-ce tenable ? N’y a-t-il pas trop de vêtements – c’est ça la question de départ – et trop de marques qui se positionnent sur le luxe ? Il y a beaucoup trop de shows… Enfin je ne sais pas.
MARIE-AMÉLIE. Ça dépend de la vision, à court ou long terme. Ceux qui ont une vision à court terme peuvent se permettre de produire des vêtements pas nécessairement bien faits, avec un niveau d’exigence plus faible. Dans ce cas, ce n’est pas de la mode à mon avis. C’est comme faire du fast-food. On peut en manger et puis voilà. Pour moi, c’est une question d’exigence.
À un moment donné, il faut survivre et garder son exigence vis-à-vis de la mode. Il faut garder un statut très élevé et une exigence pour survivre. C’est encore une fois en faisant des beaux vêtements et en faisant avancer la mode qu’on va durer.
C’est aussi cette vision à court terme qui conduit à engager des créateurs dans des maisons en se disant « ça va durer deux, trois ans, on verra » ou même bien plus court, en se disant qu’on s’en fiche, qu’on pourra jeter le créateur puis en prendre un autre. C’est une vision à court terme.

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Molly Bair photographiée par Benjamin Lennox pour Magazine Antidote : Now Generation porte une robe Paco Rabanne par Julien Dossena printemps-été 2016.

ANTIDOTE. Et il faut être exigeant et faire des choix. Vous êtes tous les deux très occupés. Que faites-vous pour décompresser et penser à autre chose ?
MARIE-AMÉLIE. On fait beaucoup de yoga, pas forcément ensemble. On va au cinéma, on lit. Julien lit énormément.
JULIEN. C’est ce qui me sort de la réalité, ça me repose et ça me fait réfléchir.

ANTIDOTE. Toutes sortes de livres ?
JULIEN. Oui, je suis boulimique de lecture, donc je vais dans les librairies et puis je pioche. Et je relis des classiques.

ANTIDOTE. Et toi Marie-Amélie ?
MARIE-AMÉLIE. Je fais beaucoup de yoga et je pratique la méditation que j’ai découverte récemment. Je ne vais pas assez au ciné, mais je regarde des films chez moi. Par exemple je regarde tous les films d’Olivier Assayas, par cycles, comme ça. Et puis la lecture, bien sûr, et dès que je peux, je vais voir une expo. J’adore la spiritualité du yoga, dont on a bizarrement besoin. On vit tellement vite, ça nous apprend à ralentir et à avoir conscience du présent.

ANTIDOTE. Y a-t-il une question que vous avez toujours eu envie de poser à l’autre ?
JULIEN. Non, on se dit déjà tout. On peut rester à parler des jours entiers. Je crois que toutes les questions se posent entre nous. C’est assez fluide, il n’y a pas de zones d’ombre.

ANTIDOTE. Dans votre longue histoire d’amour platonique, quels sont vos souvenirs mémorables ?
MARIE-AMÉLIE. Il y en a beaucoup, parce qu’on a pas mal voyagé ensemble. Il y a plein de moments, des conversations justement. Ce que j’aime avec lui, c’est qu’on peut avoir un vrai dialogue. Dans ce monde qui va si vite et dans lequel on n’a plus le temps de lire, de converser, c’est très précieux pour moi, et parfois, ça me manque. Ce sont de très bons moments où l’on échange des idées.
JULIEN. On prend le temps sans que ce soit une histoire de travail, de performance de travail.

ANTIDOTE. Comment fonctionnent votre collaboration et vos échanges ?
JULIEN. Il y a plusieurs façons de faire. Ça change tout le temps. Marie-Amélie apporte des choses, j’en apporte d’autres. On mélange. On travaille beaucoup quand on se voit. Là, au bureau, par look, on pose des bouts de matières, on regarde, on commence à construire. Je lui montre des dessins, on avance sur des accessoires. C’est assez organique comme façon de fonctionner. Il n’y a pas de protocole, le plus important c’est qu’on se retrouve tous les deux un maximum. On a des rendez-vous, on passe toute la journée ensemble et après on essaye de voir un maximum de choses et d’avancer. Ça dépend du moment. Une collection, en fait, au départ, c’est plutôt de grandes conversations.
MARIE-AMÉLIE. Après, on va acheter des bouquins ensemble, aux puces par exemple.

ANTIDOTE. Marie-Amélie, dans une interview tu as dit qu’il fallait avoir peur et oser dans la créativité.
MARIE-AMÉLIE. Oui, il faut toujours sortir un peu de sa zone de confort dans la vie, sinon on n’avance pas. Il faut se faire peur et oser. Je dis toujours : « Il faut ouvrir la fenêtre et sauter. » Il faut en permanence pousser les barrières, explorer un domaine qu’on connaît moins. C’est en reconnaissant ses doutes et son ignorance qu’on avance.

ANTIDOTE. Julien, si tu devais décrire Marie-Amélie à quelqu’un qui ne la connaît pas, que dirais-tu ?
JULIEN. Super forte – ça, c’est sûr – et en même temps très délicate. Ce serait les deux premiers adjectifs. Il y a quelque chose d’ambivalent chez Marie-Amélie qui est hyper rare, je trouve. Après, je dirais super indépendante et intrépide. C’est vrai : tu n’as peur de rien, c’est un trait de ta personnalité.

ANTIDOTE. Et pour Julien ?
MARIE-AMÉLIE. Oh… c’est difficile, il a tellement de qualités. Je le trouve très intelligent et soucieux du travail bien fait. Il essaie d’être parfait dans ce qu’il fait, d’aller vers la perfection.

« Marie-Amélie apporte des choses, j’en apporte d’autres. On mélange. On travaille beaucoup quand on se voit. Là, au bureau, par look, on pose des bouts de matières, on regarde, on commence à construire. Je lui montre des dessins, on avance sur des accessoires. C’est assez organique comme façon de fonctionner. »

ANTIDOTE. Beaucoup de marques se réinventent, opèrent une renaissance. Pensez-vous que ce soit une bonne chose ? Est-ce dommage vis-à-vis des jeunes marques qui ont du mal à émerger ?
JULIEN. Un nom, c’est toujours super intéressant. Ça dépend lequel. Parfois certaines marques sont reprises alors qu’elles n’ont pas marqué l’histoire. Dans ce cas, le plus intéressant ne serait-il pas plutôt d’investir dans un nouveau projet ? Les gens arrivent maintenant à la fin de ce cycle « marques », maisons à reprendre, parce qu’il y en a de plus en plus et qu’elles sont galvaudées. Il y a une certaine frilosité chez les investisseurs. C’est dur de convaincre quelqu’un de financer un nouveau projet, c’est un risque plus grand que de reprendre une maison, avec une base esthétique existante, une notoriété. Un nom fait vendre dès la première saison. C’est aux investisseurs de commencer à prendre ce virage.
La nouvelle génération s’intéresse aux nouveaux projets, aux nouvelles manières de vendre les vêtements, les rythmes, les présentations… Par exemple, j’ai acheté le livre de photos de David Sims pour Supreme, une marque de skate qui s’oriente vers la mode. Ce projet, sorti il y a quelques mois, était intéressant. J’étais content d’acheter ce livre de photos sublimes sur cette marque – même si je n’achète pas leurs vêtements – plutôt que de voir des images d’un défilé sur un site ou dans un magazine.
MARIE-AMÉLIE. Je pense que ça dépend des marques. Il y a des noms si beaux qu’il faut les reprendre et les remettre dans le moment présent, avec une nouvelle stratégie, et non pas faire revivre un truc d’avant, parce que la mode a évolué. On n’est plus du tout sur les mêmes bases. Tout devient vite vieux maintenant, ringard, les marques, les magazines. Mais pourquoi ne pas reprendre une maison, quand le nom vaut le coup, en se réadaptant.

ANTIDOTE. Pour les magazines, nous sommes d’accord. Pour moi, il faut soit de l’instantané, soit un biannuel. Paraître quatre fois par an à la rigueur, mais que ce soit un vrai truc.
MARIE-AMÉLIE. Aujourd’hui, les mensuels ont du mal parce que leur contenu devient rapidement caduc. Les journaux sont un peu à la traîne.

ANTIDOTE. La presse, c’est quelque chose qui te tente ?
MARIE-AMÉLIE. Non mais c’est intéressant car j’ai les deux points de vue. J’ai commencé journaliste et je suis un peu sur les deux fronts. Ce n’est pas possible, c’est inhumain : comment peut-on ingurgiter autant de « nourriture » ? Je pense souvent aux gens beaucoup plus jeunes que moi parce que j’ai été très gâtée : j’ai commencé à une période où les shows étaient quand même super intéressants. J’ai vu de bons spectacles qui m’ont formée et aidée. Quand on a 18 ans et qu’on regarde des trucs qui n’en valent pas la peine, c’est une perte de temps.

ANTIDOTE. On est bien d’accord. En revanche, il n’y a rien de tel qu’être dans une salle, comme au théâtre.
MARIE-AMÉLIE. C’est ce qu’on disait. Il n’y a rien de tel que réunir tout le monde. On cherche une solution.

ANTIDOTE. Quel est le meilleur conseil qu’on vous a donné ?
MARIE-AMÉLIE. Je me souviens de mon père qui disait toujours qu’il faut se faire son propre point de vue et avoir du discernement.
JULIEN. Mon père me disait que si je voulais quelque chose, je pouvais l’avoir, que tout était possible et que tous les choix étaient possibles sans jugement à porter sur soi. Qu’il fallait faire ce qu’on voulait.

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Molly Bair photographiée par Benjamin Lennox pour Magazine Antidote : Now Generation porte une robe Paco Rabanne par Julien Dossena printemps-été 2016.

ANTIDOTE. Julien, quel est ton plus gros challenge ?
JULIEN. En ce moment, il y a l’ouverture de la boutique. C’est la première sur laquelle je travaille, donc c’est un défi et c’est génial. On commence aussi à sortir les premières images de communication pour la marque, c’est super excitant. Et il y a le prochain show.

ANTIDOTE. Quels sont l’idée et l’esprit de cette nouvelle boutique ? C’est chez toi ?
JULIEN. Étendre ce qu’on a commencé à construire pour la femme en matière de vêtements à l’idée d’un espace, afin d’arriver à l’équilibre entre l’esprit de radicalité et les raffinements du luxe, le confort tout en restant « sharp ». C’est toutes ces notions qu’il faut équilibrer. On espère y avoir collé au plus près.
MARIE-AMÉLIE. Ce qui est super avec cette boutique, c’est qu’elle n’est pas trop grande. Je trouve ça super Feng shui : le lieu est très fort et petit, dans le bon sens.
JULIEN. On ne voulait pas que ce soit intimidant et froid, ni qu’on s’y perde dans une multitude de choses.

ANTIDOTE. S’il n’y avait pas la mode, que feriez-vous ?
JULIEN. Plein de choses je crois. J’aurais adoré être un étudiant permanent. Ça aurait été génial, faire une thèse, de la recherche. Ça m’aurait beaucoup plu de toujours me nourrir de choses. Je le ferai quand je serai vieux.
MARIE-AMÉLIE. Je suis vraiment fascinée par l’écriture. Et sinon, j’aimerais m’intéresser à la psychanalyse, reprendre des études dans ce domaine.

ANTIDOTE. Vous avez tous les deux débuté en travaillant avec Nicolas Ghesquière chez Balenciaga, est-ce que quelque chose vous a marqué ? Qu’en avez-vous gardé dans votre manière de travailler et de voir le monde ?
MARIE-AMÉLIE. De la détermination. C’est quelqu’un avec une vision, ce qui est rare. Il a un monde en lui-même, Nicolas.
JULIEN. Il m’a beaucoup appris dans la façon de construire, dans le travail. Il fallait toujours pousser. C’était un laboratoire permanent. Le fait de ne jamais s’arrêter, d’être toujours en mouvement : ça se rapproche aussi de la détermination. Une très haute exigence.
MARIE-AMÉLIE. C’est difficile de rester si on n’est pas dans ce mouvement avec lui.

ANTIDOTE. La mode est-elle toujours surprenante ?
MARIE-AMÉLIE. Oui, sans limites, c’est ce qui fait qu’on a toujours envie d’y revenir.

ANTIDOTE. Julien, à quoi ressemble ton processus créatif ?
JULIEN. C’est un mélange de tout. Il y a des moments où il faut se poser pendant six heures pour trouver quelque chose, où il faut être seul pour le raffiner, des séances où on va trouver quelque chose collectivement et où on va pousser les choses, ce qui nous donne des idées et ouvre d’autres champs possibles. À certains moments, il faut que je travaille plus chez moi, parce que j’ai tout mon matériel. À d’autres moments, je travaille dehors. Ça dépend, j’essaye en tout cas de ne pas avoir trop de protocoles. Certaines idées vont être travaillées en dessin, d’autres vont venir par la matière et vont devoir être posées différemment. Il y a plusieurs façons d’avancer, et c’est ça qui est super riche. Je détesterais l’idée d’avoir un travail « no activité ».

ANTIDOTE. Y a-t-il quelque chose que l’on ignore de vous, un talent caché ?
JULIEN. Marie-Amélie est forte en « blind test » musical.
MARIE-AMÉLIE. Julien est très fort en yoga, il est presque contorsionniste.

Cet article est extrait du dernier numéro du Magazine Antidote : Now Generation, disponible sur notre eshop.

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