Araki Guimet Nobuyoshi Antidote

Geishas, bondage et orchidées : l’oeuvre d’Araki au Musée Guimet

Texte : Edouard Risselet
Photo : « Suicide à Tokyo », 2002/2008 par Nobuyoshi Araki

Le controversé photographe japonais Nobuyoshi Araki s’expose à Paris à l’occasion d’une grande rétrospective que lui consacre le Musée Guimet jusqu’au 5 septembre. Aperçu.

Âmes pures et innocentes, ne pas vous laisser amadouer par le cliché de pivoine blanche sélectionné pour incarner l’affiche de l’exposition. Le travail du photographe Nobuyoshi Araki n’a rien de très candide. Son oeuvre certifiée NSFW s’articule atour de trois thèmes majeurs que sont le Japon, la mort et le sexe.

Ses photographies de femmes ligotées selon les règles de l’art ancestral du bondage japonais, appelé Kinbaku ou Shibari, ont fait le tour du monde. Du Centre Pompidou au Metropolitan de Tokyo en passant par Kamel Mennour, nombreux sont les musées et galeries à avoir contribué à la notoriété du photographe né à Tokyo en 1940.

« Photographier est avant tout une façon d’exister. »
Nobuyoshi Araki

Le musée national des arts asiatiques Guimet célèbre aujourd’hui au travers de cette rétrospective plus de cinquante années de photographies, de ses premiers essais jusqu’à des séries de clichés inédits réalisés exclusivement pour le musée. Plus de quatre cents tirages argentiques exposés comme le journal intime charnel et poétique d’un photographe devenu légende.

À découvrir au MNAAG, 6, place d’Iéna, 75116 Paris, jusqu’au 5 septembre 2016.

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De haut en bas :
« 67 Retour arrière », 2007/2008. Photo: Nobuyoshi Araki/Courtesy Taka Ishii Gallery
« Fleurs », 1985/2008. Photo: Nobuyoshi Araki/Courtesy Taka Ishii Gallery
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Une histoire singulière à l’encre de Chine », 2007. Photo: Nobuyoshi Araki/Courtesy Taka Ishii Gallery
« Sexual Desire », 1986.  Photo: Nobuyoshi Araki
« Paysages avec couleurs », 1991. Photo: Nobuyoshi Araki/Courtesy Taka Ishii Gallery

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